Étude sur la recherche et le sauvetage

Sommaire des résultats préliminaires

Le groupe de recherche sur les facteurs humains du Laboratoire de recherche en vol du CNRC tient à remercier toutes les personnes qui ont participé à l’expérience en ligne réalisée dans le cadre de notre étude sur la recherche et le sauvetage. La collecte des données, à laquelle ont contribué près d’un millier de participants, s’est déroulée de la mi-novembre 2015 à la fin de janvier 2016. Nous avons commencé l’analyse pour voir dans quelle mesure l’œil humain était capable de repérer des silhouettes d’avions au sol dans des images infrarouges captées en vol de nuit. Ce travail nous fournira des informations précieuses pour soutenir et améliorer le développement des opérations de recherche et de sauvetage et pour accroître l’efficacité des missions. Les résultats serviront en effet à orienter le développement des missions de recherche et de sauvetage au Canada, surtout avec l’évolution des technologies d’imagerie de détection qui permettent à une communauté de personnes travaillant à distance d’analyser les mêmes images.

Dans le cadre de cette expérience, nous avons demandé aux participants de regarder 100 images prises par un capteur infrarouge pour voir s’ils parvenaient à y discerner la forme d’un aéronef. Dans 80 de ces images, le niveau de contraste des formes (la luminance relative) avec l’arrière-plan avait été modifié; dans les 20 autres images, il n’y avait aucun aéronef.

Les résultats ont démontré qu’en moyenne, les participants parvenaient à détecter environ 57 avions dans les images, soit un taux de détection de 70.91 %. Les deux graphiques ci-dessous montrent le pourcentage de détection d’avions (figure 1) et le temps moyen de réaction des participants (figure 2) en fonction du niveau de contraste de l’avion sur l’image. Comme on le soupçonnait, les participants ont eu davantage de difficulté à distinguer les carcasses d’avion lorsque le niveau de contraste était faible que lorsqu’il était élevé (figure 1). Le temps de réaction des participants s’allongeait également lorsque le contraste entre l’avion et le sol diminuait (figure 2).

Pourcentage d’images correctement interprétées en fonction du niveau de contraste entre l’aéronef et le terrain.
Figure 1. Pourcentage d’images correctement interprétées en fonction du niveau de contraste entre l’aéronef et le terrain.
Temps de réaction en fonction du niveau de contraste entre l’aéronef et le terrain.
Figure 2. Temps de réaction en fonction du niveau de contraste entre l’aéronef et le terrain.

L’étude a permis de recueillir des renseignements quant à la capacité des technologies de détection aéroportées à faciliter les opérations de recherche et sauvetage, en profitant notamment de la popularité des initiatives de science citoyenne sur le Web. Ce type de projets fait appel à la participation de membres du grand public disposés à consigner leurs observations ou à faire des expériences en ligne, afin de fournir des données de recherches qui profiteront autant aux participants qu’aux chercheurs. Nous aimerions remercier de nouveau toutes les personnes qui ont collaboré à notre étude en nous permettant d’élargir considérablement notre échantillon de données, ce qui n’aurait pas été possible dans un cadre de recherche en laboratoire habituel.

La collecte de données est officiellement terminée, mais vous pouvez encore tenter l’expérience par simple curiosité.

Pour en savoir davantage au sujet de nos collaborateurs, veuillez consulter la page du programme Travailler et voyager à bord d’un aéronef sur le site Web du CNRC.

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