Le CNRC contribuera aux efforts du Canada pour lutter contre le virus Zika

Le 30 novembre 2018— Ottawa (Ontario)

Aedes aegypti (maringouin)

Avant que l'éclosion du virus Zika (ZIKV) au Brésil surprenne les milieux médicaux et de la santé publique du monde entier en 2015, le virus était considéré comme un agent pathogène bénin pour les humains en bonne santé. L'épidémie qui en a résulté est associée à une augmentation massive du nombre de bébés nés avec des dommages neurologiques et autres troubles du développement ainsi qu'à des augmentations semblables du syndrome de Guillain‑Barré chez les adultes. L'épidémie s'est par ailleurs propagée dans d'autres parties des Amériques du Sud et centrale, dans les Caraïbes et aux États‑Unis.

En réponse à cette épidémie, un comité interministériel de directeurs généraux a été formé pour se pencher sur le rôle que pourrait jouer le Canada. Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) s'est joint à ce comité et a offert d'apporter l'information commerciale nécessaire à l'ensemble du groupe en préparant une évaluation complète du marché pour les interventions relatives au ZIKV. L'objectif était de fournir à la communauté fédérale canadienne un portrait de la situation  recherche de diagnostics, vaccins, traitements et solutions de contrôle des vecteurs.

Le CNRC s'est tourné vers ses spécialistes (chercheurs en virologie et en modèles animaux d'infection, en modèles de grossesse et en technologies de franchissement de la barrière hématoencéphalique, et autres) pour leur demander d'entreprendre rapidement des travaux internes de R‑D stratégique sur l'infection par le ZIKV et l'immunisation. Il espérait en faire profiter les entreprises canadiennes désireuses de se lancer dans la production de vaccins et thérapies contre le virus.

Les chercheurs du CNRC ont travaillé en étroite synergie. Comprenant la nécessité d'une réponse rapide, ils ont cherché des solutions créatives à certains des défis administratifs provoqués par l'urgence de la situation. Ils ont entre autres réparti le surcroit de travail entre les projets existants et obtenu une réponse rapide des comités de soins des animaux et de biosécurité chargés d'examiner et d'approuver les travaux proposés. Ensemble, les chercheurs du CNRC :

  • ont démontré que le ZIKV franchit la barrière hématoencéphalique;
  • ont démontré que l'infection affecte les cellules de glioblastome à différents degrés, ce qui porte à croire qu'un virus génétiquement modifié pourrait être développé dans le cadre de thérapies ciblant ces cellules;
  • ont mis au point un modèle animal (souris) robuste infecté par le virus pour mettre à l'essai d'éventuels vaccins.

Les résultats de certains de ces travaux ont récemment été publiés dans le journal Fluids and Barries of the CNS.

Le CNRC a en outre tiré parti de sa relation d'affaires avec Variation Biotechnologies Inc. (VBI) pour intégrer la plateforme de vaccin exclusive de l'entreprise aux efforts mondiaux de lutte contre l'épidémie émergente. À cette fin, VBI et le CNRC ont soumis une demande conjointe de subvention dans le cadre d'un programme des National Institutes of Health des États-Unis. Cette collaboration stratégique entre VBI et le Centre de recherche en thérapeutique en santé humaine a déjà mené à la mise au point au CNRC d'un essai de séroneutralisation par réduction des plages, et une entente de recherche collaborative visant à évaluer les candidats‑vaccins de pseudo‑particules virales enveloppées, proposés par VBI, est en voie d'être conclue.

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