Le Canada, haut lieu de l'électronique imprimable ? Pas qu'une impression !

Le 10 avril 2018— Ottawa (Ontario)

La demande mondiale de l'industrie en électronique imprimable a crû de manière exponentielle grâce à l'utilisation de téléphones intelligents et de tablettes, des panneaux solaires, et la croissance des technologies de communication sans fil et par capteur.

Le CNRC a pris le train en marche, et s'est fixé comme objectif de collaborer avec l'industrie pour faire du Canada une véritable force mondiale en électronique imprimable.

« La plupart des intervenants de l'industrie de l'électronique imprimée n'auraient pas pensé que le Canada deviendrait un haut lieu pour le développement de la technologie. Cela a changé en très peu de temps. » Ce sont les propos de Raghu Das, PDG de l'entreprise britannique IDTechEx (en anglais seulement) en 2014, deux ans après le lancement du programme-phare Électronique imprimable (EI) du CNRC.

« En seulement 5 ans, nos efforts et initiatives nous ont permis d'organiser un écosystème EI canadien pertinent et inventer une nouvelle gamme de technologie qui intéresse à présent les grands noms du milieu. », raconte Thomas Ducellier, directeur exécutif du programme Électronique imprimable.

En voici quelques exemples...

Bhavana Deore, agente de recherche en nanomatériaux au CNRC, tient une fiole d'encre moléculaire développée en partenariat avec l'entreprise montréalaise GGI International.

Des partenariats bien « ancrés »

Parmi les collaborations qui ont des avantages pour le Canada, l'encre moléculaire est l'une d'entre elles. « Cette nouvelle technologie développée en partenariat avec l'entreprise montréalaise GGI International, leader mondial des technologies d'interface utilisateur dans les applications tactiles, possède des performances électriques et mécaniques supérieures aux encres sérigraphiques classiques, mais est aussi plus économique que les nanomatériaux », explique Dr. Patrick Malenfant, chef de groupe du programme EI.

Exemple de circuit imprimé à l'aide de l'encre moléculaire.

« Nous avons été séduits par la valeur stratégique de travailler avec le CNRC. Les perspectives de développement de nouvelles encres qui n'étaient pas disponibles dans le commerce et qui pourraient répondre à nos spécifications ont fourni à notre direction des raisons impérieuses de travailler avec le CNRC. Inutile de dire que nous avons obtenu une grande valeur pour notre investissement. » souligne Sylvie Lafrenière, directrice de la Recherche et du Développement à GGI International.

Développée par nos experts en chimie et physique de dispositifs, l'encre moléculaire s'applique à différents domaines, notamment dans la fabrication de circuits haute densité pour les pourtours des écrans de téléphones intelligents. Ses caractéristiques ont interpellé de nombreux acteurs internationaux dont Sun Chemical (en anglais seulement), le plus grand fabricant d'encres au monde, qui s'apprête à produire et codévelopper des applications avec le CNRC et GGI International.

Nouvelle technologie pour lutter contre la contrefaçon

Saviez-vous qu'il est possible de se procurer de la fausse monnaie canadienne sur Internet  ? La sécurité des documents fait l'objet d'une attention soutenue des institutions bancaires qui déploient de nombreuses stratégies pour lutter contre la reproduction frauduleuse. L'une d'elles a d'ailleurs misé sur les connaissances du CNRC en nanomatériaux fonctionnels pour mettre au point une solution unique en son genre.

En 5 ans, le CNRC a réussi à créer une technologie de rupture dans un environnement très concurrentiel des technologies avancées de sécurité. "Nous avons utilisé la nano-lithographie pour concevoir des structures nanofabriquées flexibles qui sont capables d'offrir à la fois des effets visuels et des caractéristiques de sécurité cachées. », révèle Dr. Teodor Veres, chef de groupe du programme EI. « Le projet nous a aussi amené à étendre les applications de la plate-forme de micro-nano fabrication du CNRC à de nouveaux domaines d'importance pour l'industrie canadienne, car, initialement, elle avait été développée pour les applications des dispositifs de bioanalyse », poursuit-il.

Prochaine étape : la commercialisation de cette technologie.

Une renommée sans frontière

Exemple du photovoltaïque imprimé.

Le marché du photovoltaïque de 3e génération prend de l'expansion en Europe et en Asie faisant accroître la demande pour les matériaux avancés et leur commercialisation.

Chapeautée par Dr. Ye Tao, chef de groupe du programme EI, l'équipe composée de chimistes et physiciens ont réussi à mettre au point des polymères fluorés, un matériau applicable en électronique organique, du photovoltaïque aux photodétecteurs et aux transistors.

« Il est unique en son genre et présente des caractéristiques convoitées par l'industrie telles que la stabilité, moins onéreux à produire, flexibilité, respectueuse de l'environnement et génératrice d'électricité. », explique Dr. Tao.

Avec une augmentation estimée à 150 % du marché global pour l'électronique imprimée, flexible et organique de 2017 à 2027, le CNRC doit maintenant s'atteler à un autre défi de taille : faire prospérer l'industrie canadienne pour qu'elle puisse s'attaquer avec succès aux marchés mondiaux.

La description détaillée de ce diagramme suit
Description détaillée de l'infographie « L'Électronique imprimable au CNRC »

L'électronique imprimable au CNRC en chiffres : 60M$ dépensés en R-D; 125 entreprises canadiennes et internationales maintenant impliquées dans l'écosystème EI canadien; 1 consortium industriel canadien comptant 14 membres; 8 technologies et opportunités de nouveaux produits transférés à des clients; 47 brevets dans le portefeuille de propriété intellectuelle en électronique imprimable; et, plusieurs formations dont une formation en partenariat avec l'Institut des communications et de l'imprimabilité (ICI).

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