Soutenir les capacités de défense du canada par la recherche et le développement technologique

Le 22 mai 2018— Ottawa (Ontario)

Depuis plusieurs décennies, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) fait appel à des experts polyvalents dans un vaste éventail de disciplines afin d'apporter des contributions importantes à la défense et aux forces militaires du Canada — que ce soit sur terre, dans les airs ou sur mer.

Conformément aux priorités, aux politiques et à l'orientation du gouvernement, le CNRC continue de mettre au point de nouvelles technologies tout en s'adaptant aux demandes en constante évolution de la défense et de la sécurité du Canada. Les travaux du CNRC portent actuellement sur des technologies aussi variées que l'analyse de données de pointe, la simulation 3D, la fabrication additive, l'éclairage et les matériaux intelligents de pointe, la réalité virtuelle et augmentée, les systèmes aériens sans pilote et la télédétection. Ces technologies sont des éléments cruciaux dans l'amélioration de l'efficacité de la protection des systèmes, du personnel, et des plateformes des véhicules aériens, terrestres et sous-marins.

Voici un aperçu de certaines des réalisations du CNRC et du travail que nos experts ont accompli pour améliorer la situation militaire du Canada, de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Cliquez sur le lien associé à chaque réalisation pour en savoir plus :

Un vol moins turbulent pour les pilotes et leur équipage

Le ministère de la Défense nationale a recouru aux services du CNRC pour l'aider à trouver comment atténuer au maximum les effets néfastes de la vibration des sièges sur le pilote et les membres de son équipage, dans les aéronefs. En tandem avec les ingénieurs du ministère, le CNRC a imaginé une solution économique, mais de premier ordre : un coussin qui combine la mousse usuelle à un matériau novateur, absorbant l'énergie. Les essais réalisés sur l'hélicoptère Bell-412 du CNRC ont été couronnés de succès, de sorte que l'invention sera bientôt intégrée à une flotte d'hélicoptères des Forces canadiennes.

Les UAV au summum de leur autonomie

Ensemble, le CNRC et Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) ont mis au point un véhicule aérien sans pilote (UAV) robuste pour la sécurité et la défense dont on se servira aussi pour les opérations de recherche et de sauvetage, ainsi que pour explorer et cartographier les régions lointaines. Grâce à ses talents en aéronautique et en modélisation mathématique, le CNRC a bonifié les capacités de ces appareils et en a perfectionné la technologie, afin qu'ils se dirigent mieux seuls, contrôlent divers aspects de leur fonctionnement et communiquent entre eux quand ils se déplacent en escadre.

Mieux voir dans le noir

Grâce aux améliorations uniques que le CNRC y a apportées, les lunettes à vision nocturne ont rendu les vols d'urgence ainsi que les opérations de recherche et de sauvetage beaucoup moins risqués pour les pilotes des Forces canadiennes, quand ces vols surviennent la nuit. En effet, rassemblant leur savoir-faire en technique et en psychologie, les chercheurs du Conseil ont utilisé les lentilles et les viseurs fixés sur le casque afin de perfectionner l'affichage des données vitales pour le pilote quand il vole dans l'obscurité ou dans de mauvaises conditions météorologiques.

Un coup d'éclat

En 2003, les technologies d'environnement virtuel élaborées au CNRC ont aidé la branche canadienne de General Motors Defense à décrocher un contrat de six milliards de dollars pour fabriquer le système d'arme du blindé léger Stryker, de l'armée américaine. Les technologies et les réalisations canadiennes ont raccourci la durée totale du projet de 83 pour cent, engendré des économies substantielles et débouché sur d'autres contrats, avec la création d'emplois et les retombées que l'on imagine pour les fournisseurs canadiens.

Des sous-marins plus modernes, à pilotage automatique

Pour moderniser les sous-marins achetés par le Canada en 1998, le ministère de la Défense nationale (MDN) a fait appel au programme Véhicules marins du CNRC et à d'autres partenaires, dont Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC) Atlantique et le fournisseur L 3 MAPPS de Montréal, leur demandant de concevoir, de construire et de tester un nouveau système de pilotage automatique. L'installation de modélisation du CNRC s'est révélée le terrain idéal pour mettre le système de pilotage automatique perfectionné à l'essai, car elle a permis au MDN de voir le logiciel en action, d'observer la maquette exécuter des manœuvres sans aide et d'évaluer le système.

Une boîte bleue qui détecte les explosifs

Face aux problèmes de sécurité suscités par le piratage des avions, en vogue dans les années 1980, la GRC s'est tournée vers le CNRC pour qu'il l'aide à mettre au point une technologie capable de détecter les bombes. Le CNRC imagina l'EVD-1, un détecteur portatif qui « renifle » les émanations des explosifs grâce à la chromatographie en phase gazeuse, un ingénieux dispositif que les aéroports adoptèrent sans tarder.

Des commandes électriques pour les hélicoptères

En 1960, une technologie unique réalisée par CNRC Aérospatiale permit aux pilotes d'hélicoptère de maîtriser beaucoup mieux leur appareil, surtout dans les situations difficiles pouvant mettre leur vie en danger. La technologie en question avait été mise au point pour les aéronefs à voilure tournante et son interface électronique devait remplacer les commandes manuelles par des commandes électriques. Disponible depuis 1970, le système de commandes électriques a accru la stabilité et la vitesse de réaction des appareils, avant de gagner en popularité dans les aéronefs à voilure fixe ou tournante.

L'usine d'optique est née

En août 1939, faisant écho aux préoccupations soulevées par le général Andrew McNaughton, ancien président du CNRC, au sujet de l'absence d'équipement optique durant la Première Guerre mondiale, C.J. McKenzie profita de sa propre présidence pour fonder la société d'État Research Enterprise Limited (REL). L'entreprise avait pour mission de fabriquer de l'équipement optique et radar pour les forces alliées. Elle a permis de créer des emplois et de produire l'équivalent de millions de dollars en matériel afin d'alimenter l'effort de guerre au cours des années subséquentes.

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