Des scientifiques du CNRC se joignent à l’élite des chercheurs en début de carrière au colloque Aux frontières de la science

Le 02 novembre 2017— Ottawa (Ontario)

Deux étoiles montantes au Conseil national de recherches du Canada (CNRC) font partie de la délégation internationale de scientifiques participant au colloque canado-japonais Aux frontières de la science qui se tient cette semaine à Okinawa, au Japon. Chantal Paquet et Alan McConnachie sont parmi les trente Canadiens à avoir été invités à ce prestigieux colloque. L’évènement, organisé par la Société japonaise de la promotion des sciences , la Société royale du Canada et l’Institut canadien de recherches avancées, offre deux jours de discussions interdisciplinaires sur des sujets aussi variés que l’intelligence artificielle, les matériaux de pointe et les mystères de l’espace.

« Dans leurs champs respectifs, Chantal et Alan ont démontré que la science favorise les avancées technologiques, lesquelles mènent aux découvertes scientifiques de demain », a déclaré Geneviève Tanguay, vice-présidente de la Division des technologies émergentes au CNRC. « Cette capacité à établir des contacts — entre les personnes, les disciplines scientifiques et les secteurs industriels concernés — est cruciale pour l’innovation. Le CNRC est fier d’être représenté sur la scène mondiale par ces jeunes chercheurs accomplis. »

Chantal Paquet

Photo of Dr. CHantal Paquet

Lorsque Chantal Paquet a entamé ses études, elle ignorait où son amour pour la science la conduirait. Cependant, jamais elle n’aurait imaginé devenir une chercheuse de renom, encore moins experte en encres, au CNRC. Depuis son arrivée en 2007 dans le cadre d’un stage postdoctoral, après avoir œuvré dans le milieu universitaire et le secteur privé, Chantal a été intégrée à une équipe qui examine les encres imprimables destinées à des applications simples, au Centre de recherches sur les technologies de sécurité et de rupture, à Ottawa.

Après ses premiers pas en biologie, elle a vite bifurqué vers la chimie pour s’intéresser aux matériaux magnétiques employés dans les applications médicales, créant des particules aux propriétés magnétiques susceptibles de reconnaître et de capturer les agents pathogènes, comme celui responsable du charbon bactéridien. Elle a ensuite appliqué les talents qu’elle avait acquis avec les plastiques, les céramiques et les métaux à l’univers de l’électronique imprimable, si bien que ses travaux portent désormais sur le développement d’encres moléculaires conductrices, utilisables avec des techniques peu coûteuses, telles les imprimantes à jet d’encre. Les encres faites de sels d’argent et de cuivre se transforment en ces métaux lorsqu’elles sont chauffées, ce qui assure une meilleure maîtrise de l’adhérence et engendre des avantages au niveau de la fluidité, de l’uniformité, de la précision des détails et des propriétés électriques. Les recherches de l’équipe sur les matériaux, l’encre, l’impression, la fabrication numérique et les technologies de l’information et des communications aident l’industrie en lui procurant les ressources et les réseaux avec lesquels celle-ci fabriquera des produits destinés aux marchés internationaux, comme le pavé numérique qui commande les fours à micro-ondes.

« Les possibilités ne manquent pas dans le domaine, mais j’aimerais créer des encres aux propriétés uniques dont on se servirait ensuite dans des applications et des procédés de fabrication qui n’existent pas encore. Cela pourrait vouloir dire concevoir des structures en relief plus complexes ou combiner les encres à d’autres matériaux fonctionnels pour faire des capteurs ou des catalyseurs », explique-t-elle.

« Ce sont les moments révélateurs qui me poussent à poursuivre mes recherches. Il est gratifiant de constater que les données s’imbriquent et dévoilent la tendance que vous aviez prévue, et ce l’est tout autant lorsque vous commencez à rationaliser des résultats inattendus », confie-t-elle.

Alan McConnachie

Photo of Dr. Alan McConnachie

À titre de scientifique instrumentaliste et agent de recherches au Centre de recherche Herzberg en astronomie et en astrophysique, Alan s’est taillé une réputation enviable, tant au CNRC que sur la scène internationale, en moins de 10 ans. Ses travaux, qui ont été publiés dans des revues à comités de lecture et dans la presse en général, ont été cités plus de 7 000 fois. Après avoir démarré sa carrière à titre de chercheur en astronomie spécialisé dans les galaxies rapprochées, il est rapidement passé à l’instrumentation, où il travaille en collaboration étroite avec des ingénieurs et des spécialistes sur la conception, le développement et la construction d’instruments permettant de faire avancer la science. Parmi les projets sur lesquels il a travaillé, mentionnons un projet de direction scientifique et de développement technique d’un télescope géant de 30 mètres qui constitue l’un des plus grands et des plus ambitieux projets de collaboration en astronomie jamais entrepris à ce jour.

L’un des moments les plus mémorables de la carrière d’Alan est survenu en 2009, lorsqu’il a découvert de toutes nouvelles galaxies dans notre propre quartier cosmique. Depuis cette découverte, l’équipe d’Alan a démontré que de nombreuses galaxies naines orbitent autour d’Andromède selon une distribution qui entre en conflit avec les théories actuelles sur la formation des galaxies. « Le moment où l’on se rend compte que l’on est la seule personne sur Terre à savoir quelque chose que personne d’autre ne sait est un sentiment indescriptible. Après l’euphorie, la fébrilité de partager cette découverte avec le reste du monde s’empare de nous. »

En plus de jouer un rôle de mentor auprès d’étudiants du premier cycle et du cycle supérieur, Alan McConnachie s’intéresse actuellement aux galaxies et aux instruments pouvant aider à leur compréhension, un sujet auquel il tente d’intéresser tous les étudiants de l’Université de Victoria, où il est professeur associé. « La science est une composante de la société, mais nous l’oublions trop souvent dans le train-train quotidien. C’est à nous, les scientifiques, de dissiper la mystique qui l’entoure et de la rendre plus accessible à la population en général, et aux jeunes en particulier. Cultiver l’intérêt des jeunes pour la science est l’une des responsabilités les plus grandes que nous ayons envers eux, mais aussi envers notre nation. »

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