Le Conseil national de recherches du Canada et l’Agence spatiale européenne unissent leurs forces pour valider des données satellitaires

Le 11 juillet 2016— Farnborough (Royaume-Uni)

Le CNRC et ses partenaires canadiens font équipe pour faire progresser les méthodes d’exploration du Nord et de l’Arctique

Figure 1 : Image de la tourbière de la Mer Bleue prise le 11 mai 2016. Cette illustration se compose des 12 axes de vol des photographies aériennes requises pour couvrir la totalité de la tourbière, d’une superficie de 28 km2. L’image a été produite grâce à trois des 248 canaux spectraux de saisie (lumière visible, proche infrarouge, hyperfréquences et infrarouge) du système d’imagerie hyperspectrale du CNRC.

Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) pilote un projet financé par l’Agence spatiale européenne (ESA) qui verra la validation des produits cartographiques issus d’images satellitaires optiques haute résolution. Les recherches consistent à réunir un jeu complet de données incluant des images hyperspectrales aériennes et des observations terrestres de la vaste tourbière de la Mer Bleue, située près d’Ottawa, au Canada. Le milieu étudié sur ce site imite à merveille les terres humides aux hautes latitudes de l’Arctique et de la zone subarctique faisant l’objet de recherches par satellite. En raison de l’emplacement de la tourbière, le CNRC pourra mettre au point et vérifier des techniques de validation des données sans avoir à surmonter les difficultés qu’entraînent habituellement les missions dans les coins reculés du Nord ou de l’Arctique.

Grâce au Twin Otter du CNRC, équipé de capteurs canadiens ITRES CASI 1500 et SASI 644 pour la saisie d’images hyperspectrales, l’équipe du CNRC a obtenu des images aériennes synchronisées avec les données saisies par le satellite lors de son passage au-dessus du site. Les capacités et l’expertise en logiciels uniques du Centre canadien de télédétection de Ressources naturelles Canada permettront d’établir plus facilement la qualité des images hyperspectrales. Ensuite, le logiciel employé simulera les images satellitaires à partir des données recueillies par avion et sur le terrain, ce qui favorisera le perfectionnement des applications servant à caractériser les tourbières par satellite.

Le département de géographie de l’Université McGill, qui exploite l’observatoire de la tourbière de la Mer Bleue, supervisera l’ambitieuse campagne de relevés sur le terrain au terme de laquelle les données aériennes et satellitaires seront corroborées avec les observations terrestres. Le centre d’excellence en commercialisation et recherche LOOKNorth, dirigé par C-CORE, épaulera le groupe en lui procurant des ressources supplémentaires pour gérer le projet.

« Cette façon révolutionnaire de développer les méthodes qui valideront les images diffusées par satellite puise dans notre importante expertise en acquisition des images, en étalonnage et en analyse », a déclaré Jerzy Komorowski, gestionnaire principal du portefeuille Aérospatiale du CNRC. « En tant qu’organisme canadien à la tête du projet, nous sommes heureux de collaborer avec l’Agence spatiale européenne et nos partenaires du Canada à ce projet passionnant et de contribuer au contrôle des produits dérivés des données obtenues par le satellite Sentinel-2 de l’ESA. »

Le projet s’inscrit dans le programme Systèmes aériens civils sans pilote du CNRC. Pour en savoir plus sur le CNRC ainsi que ses programmes, ses capacités et ses installations en aéronautique, on visitera sa page Web sur la recherche-développement en aérospatiale.

Renseignements

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