Le CNRC aide à dynamiser l’innovation dans le secteur minier au Canada

Le 13 mai 2014— Ottawa (Ontario)

Depuis 1995, le deuxième lundi de mai marque le début de la Semaine minière du Canada. Cette année, nous soulignons la semaine du 12 au 17 mai par un commentaire d'Andy Reynolds, directeur général du centre de recherche sur l'Énergie, les mines et l'environnement du CNRC.

La technologie de spectroscopie laser-plasma (SPL) du CNRC peut analyser la composition élémentaire d'un solide, d'un liquide ou d'un gaz. La SLP se prête à une multitude d'applications dans l'industrie, l'environnement et la recherche dans toute la chaine minière du minerai jusqu'au produit fini.

On a dit beaucoup de choses dernièrement à propos de la nécessité de dynamiser l'innovation dans l'industrie minière; il y a notamment eu des appels à l'action provenant de nombreux acteurs importants de l'industrie. L'exploitation minière constitue une entreprise qui exige des investissements et comporte une multitude de risques, ne serait-ce que dans ses activités mêmes, sans compter des technologies non éprouvées. Il y a donc un large consensus selon lequel peu d'avancées technologiques ont été adoptées par le secteur au cours des dernières décennies. Toutefois, une simple accélération de l'adoption des technologies ne constitue pas la transformation que l'industrie recherche.

Les sociétés minières canadiennes doivent relever de nouveaux défis à tous les niveaux de leurs vastes activités mondiales, notamment une réglementation environnementale plus stricte et des minerais à teneur plus faible. Elles ont besoin de méthodes d'exploitation minière plus productives accompagnées d'une performance sociale et environnementale solide et crédible. Le développement de technologies peut contribuer à relever ces défis, mais en présence d'une base de fournisseurs en R-D au Canada très fragmentée, les sociétés minières peinent à trouver des partenaires possédant une masse critique leur permettant d'obtenir les améliorations opérationnelles dont elles ont besoin. C'est pourquoi le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a réorienté ses capacités pour les concentrer dans des programmes étroitement définis et destinés à l'industrie. À titre d'organisation de recherche et de technologie du Canada, le CNRC peut mobiliser d'immenses ressources pour résoudre les problèmes les plus pressants. Grâce à la participation de l'industrie, nous avons cerné les objectifs de programme qui seront atteints après des années d'efforts soutenus. Fait important, ces objectifs sont définis en fonction de leur incidence sur l'industrie et de leurs avantages pour le Canada, et ils constituent le fondement sur lequel reposent les analyses pour consentir les investissements dans les capacités uniques de recherche, de développement de technologies et d'essais spécialisés du CNRC.

Le programme Exploitation minière à haute efficacité du CNRC cible le coût de l'exploitation minière afin d'accroître les réserves commercialement viables de minerais à teneur plus faible, tout en maintenant la compétitivité du secteur. En travaillant de concert avec les intervenants de l'industrie, nous mettrons au point des capteurs, des contrôles de processus et des diagnostics perfectionnés afin d'accroître l'efficacité des méthodes d'exploitation minière; en combinant ces résultats attendus aux améliorations apportées à la durabilité de l'équipement, nous serons en mesure de faire la preuve d'une réduction notable des coûts liés à l'entretien, aux réparations et à la révision.

Cet effort ciblé s'échelonnant sur sept ans fera partie de la transformation que les sociétés d'exploitation minière recherchent. D'une échelle inégalée, celui-ci nous permet de travailler avec l'ensemble des chaînes d'approvisionnement en équipement – y compris d'autres fournisseurs de R-D, les entrepreneurs en ingénierie, approvisionnement et construction et les fournisseurs d'équipement – afin de s'assurer qu'à long terme l'approche « essais pilotes et oublis » est remplacée par l'approche « démonstration, intégration, fabrication et déploiement ».

Si l'on pense à l'avenir, ces changements pourraient être plus profonds que ce à quoi beaucoup s'attendent et entraîner un changement de paradigme à pleine échelle dans le secteur. Le Conseil canadien de l'innovation minière (CCIM) travaille très fort afin d'aider l'industrie à regrouper ses besoins en matière de R-D, et les petits fournisseurs de R-D devront collaborer de façon beaucoup plus efficace s'ils souhaitent répondre à la demande à cette échelle. Toutefois, le regroupement de cette demande donnera inévitablement lieu à des solutions partagées : nous sommes d'avis qu'à mesure que ces solutions deviennent de nouveaux produits d'équipement, intégrés à des systèmes plus complexes, les risques technologiques devront de manière croissante être partagés par les sociétés d'exploitation minière avec leurs entrepreneurs en ingénierie, approvisionnement et construction, et les chaînes d'approvisionnement en équipement.

Lorsque les risques technologiques sont partagés avec les fournisseurs d'équipement et de services, de nouvelles ententes commerciales peuvent être nécessaires, par exemple des alliances technologiques pour les chaînes d'approvisionnement et des programmes d'intégration des systèmes. Autrement dit, il ne s'agit pas seulement d'une transformation de l'innovation, mais aussi d'une transformation de la façon dont l'innovation se concrétise.

Le CNRC est déjà en train de se préparer pour ce futur prometteur. Forts de notre présence de longue date dans des secteurs industriels plus avancés, par exemple l'aérospatiale et l'automobile, nous pouvons prévoir bon nombre des défis à l'horizon. Nous visons à permettre aux fournisseurs d'équipement de créer de nouveaux produits novateurs, intégrés à des systèmes d'avenir efficaces; c'est ainsi que nous aiderons les chaînes d'approvisionnement au Canada à devenir des équipes solides dotées d'une meilleure capacité d'assumer des risques et d'une plus grande présence internationale.

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