IA-Quest : outil de simulation des émissions et de la qualité de l'air intérieur - Foire aux questions

Question 1:

À quoi sert le logiciel?

Réponse à la question 1:

Le logiciel BDEM-QAI sert à calculer la concentration, dans un espace intérieur ventilé, des contaminants dus aux émissions des matériaux présents dans cet espace. Le calcul de la concentration repose sur un modèle de mélange des fluides dans une zone unique. Les caractéristiques des émissions provenant des matériaux sont obtenues de la base de données intégrée au logiciel. Ces caractéristiques ont été définies à l'aide d'essais en laboratoire effectués sur les produits.

Grâce au logiciel, les utilisateurs sont en mesure de :

  • Réaliser des simulations qui permettent d'évaluer les émissions de COV produites par des matériaux déterminés en fonction de la quantité de matériau présent et des débits de ventilation;
  • Explorer une base de données des caractéristiques d'émission de divers matériaux de construction;
  • Interroger cette base de données;
  • Produire des rapports sur les caractéristiques des émissions et sur les résultats des simulations;
  • Examiner les propriétés des substances chimiques modélisées et, le cas échéant, leurs effets sur la santé.

Question 2:

Qui sont les utilisateurs visés?

Réponse à la question 2:

Les utilisateurs visés proviendront de milieux variés. Il s'agira notamment de fabricants de matériaux de construction qui s'intéressent à l'évaluation et au développement de produits, de concepteurs, rénovateurs et gestionnaires d'installations qui souhaitent créer des aménagements intérieurs à faibles niveaux de COV et de chercheurs.

Question 3:

De quel genre de données un utilisateur doit-il disposer pour pouvoir utiliser le logiciel?

Réponse à la question 3:

Un utilisateur doit disposer des données suivantes pour simuler les concentrations de substances chimiques émises par un ou plusieurs matériaux de construction dans un environnement intérieur :

  • Volume de l'espace examiné;
  • Plan de ventilation (peut être importé s'il est complexe);
  • Surface des matériaux, l'heure quand l'échantillon est introduit dans la chambre d'essai (" in-time ") et l'heure quand l'échantillon est retiré dans la chambre d'essai (" out-time ");
  • Durée de la simulation;
  • Intervalles de sortie, c'est-à-dire intervalles de calcul.

Les matériaux de construction peuvent être sélectionnés à partir de la base de données. Toutes les substances chimiques émises par les matériaux de construction sélectionnés seront automatiquement insérées dans la section de calcul : l'utilisateur sera libre de choisir une partie ou l'ensemble des produits chimiques pour sa simulation.

Question 4:

J'ai zoomé sur la partie du graphique qui illustre la concentration en fonction du temps – comment puis-je revenir à l'affichage d'origine (coordonnées 0,0)?

Réponse à la question 4:

Déplacez le curseur dans la zone graphique, cliquez et tracez un encadré (et non une ligne) depuis le coin inférieur droit jusqu'au coin supérieur gauche et relâchez le bouton de la souris. Les axes reprendront leur apparence initiale.

Question 5:

Comment puis-je sauvegarder les simulations que j'ai créées?

Réponse à la question 5:

Le fichier " RoomSimDB.mdb " qui figure dans le sous-répertoire " Database " contient l'information sur les simulations que vous avez créées (conditions dans la pièce, choix des matériaux et descriptions). Vous devriez périodiquement sauvegarder ce fichier. (Vous pouvez également lui attribuer un nom qui reflétera la date de sauvegarde.)

Question 6:

Un utilisateur peut-il ajouter ses propres données au logiciel?

Réponse à la question 6:

À l'heure actuelle, il est impossible pour un utilisateur d'ajouter ses propres données au logiciel. L'équipe de recherche du CNRC est consciente du besoin de combiner les données de différents laboratoires. Toutefois, avant de pouvoir entreprendre un tel projet, il faudra constituer une équipe de collaborateurs mandatés pour recueillir, manipuler et conditionner les échantillons et pour assurer la caractérisation et l'utilisation des laboratoires. Si une collaboration du genre vous intéresse, veuillez vous mettre en rapport avec Doyun Won (doyun.won@nrc-cnrc.gc.ca or 613-993-9538).

Question 7:

Comment le logiciel calcule-t-il la concentration dans un espace?

Réponse à la question 7:

Le logiciel calcule la concentration intérieure d'une substance à l'aide de la méthode du bilan massique, comme l'indique l'équation suivante.

V C t = Q C in - Q C + i=1 n FE i A i

où :

  • C : Concentration intérieure dans un espace (mg/m3)
  • V : Volume de l'espace (m3)
  • Q : Débit de ventilation (m3/h)
  • Cin : Concentration dans l'air de ventilation (mg/m3)
  • Ai : Superficie de la surface de la ie source (m2)
  • FEi : Facteur d'émission de la ie source (mg/m2/h)
  • n : nombres de sources

Dans la base de données, le facteur d'émission est défini par les coefficients d'un modèle source présélectionné. La méthode Runge-Kutta est utilisée pour résoudre l'équation principale.

Question 8:

Quel genre d'information retrouve-t-on dans la base de données?

Réponse à la question 8:

La base de données sur les émissions des matériaux propose actuellement environ 2 300 ensembles de données sur les caractéristiques des émissions, fondés sur des essais d'émission réalisés sur 69 matériaux de construction d'usage courant au Canada. Les essais d'émission ont été réalisés par le CNRC conformément à la norme ASTM D 5116. Les caractéristiques sur les émissions sont définies en fonction des coefficients des modèles sources.

La base de données contient l'information suivante :

  • Coefficients des modèles sources pour les composés organiques volatils (COV) « abondants », les COV « ciblés » et les COV totaux (COVT) de 69 matériaux de construction;
  • Valeur R2 résultant de l'ajustement analytique qui a permis d'obtenir les modèles sources;
  • Facteurs d'émission mesurés (maximaux et nominaux à intervalles de 24 heures);
  • Relevé des résultats des essais (date d'essai, température, taux du renouvellement d'air, humidité relative, vitesse de l'air, niveau de turbulence et coefficient de charge, le cas échéant);
  • Relevé des échantillons (description générique d'un échantillon, dimensions - largeur, longueur et épaisseur et poids, le cas échéant);
  • Information sur les substances chimiques (propriétés physiques, données sur les effets sur la santé et synonymes, le cas échéant).

Question 9:

Quel genre d'information sur les contaminants (composés organiques volatils) un utilisateur peut-il obtenir?

Réponse à la question 9:

La base de données sur les émissions relève les caractéristiques des émissions des composés organiques volatils produites par les matériaux de construction. L'information sur les COV comprend :

Propriétés : poids moléculaire, pression de vapeur et point d'ébullition

Données sur les effets sur la santé :

  • seuil de détection olfactive1
  • limite d'exposition professionnelle (États-Unis, Danemark)1
  • seuil d'irritation des muqueuses1
  • niveau d'exposition chronique non cancéreuse de référence admissible en Californie2
  • limite d'exposition admissible de l'OSHA3

Les sources d'information comprennent :

1 Base de données sur les propriétés de 808 COV, B.Jensen, P.Wolkoff, Nat. Inst. Occup. Health, Danemark 1996.
2 Niveau d'exposition chronique non cancéreuse de référence, Office of Env. Health Hazard Assessment, California EPA, disponible à http://oehha.ca.gov/air/allrels.html (en anglais seulement).
3 Niveau d'exposition admissible établi par la Occupational Safety and Health Administration (OSHA), US Department of Labor, pour protéger les travailleurs contre les effets sur la santé de l'exposition aux substances dangereuses. Les niveaux d'exposition admissibles sont des limites réglementaires sur la quantité ou la concentration d'une substance dans l'air et sont fondés sur une moyenne pondérée dans le temps (TWA) pour une exposition de 8 heures. (C) reflète la concentration atmosphérique limite d'une substance chimique. Accessible à l'adresse TABLE Z-1 / TABLE Z-2

Question 10:

Combien a-t-on analysé de substances chimiques pour chaque produit?

Réponse à la question 10:

Les chromatographies GC/SM réalisées dans le cadre des essais d'émission ont été analysées afin de définir et d'évaluer quantitativement les COV « ciblés » (voir question 11), les COV « abondants » (voir question 12) et les COV totaux (voir question 13). De plus, on a réalisé une analyse par CLHP lors de plusieurs essais afin de déterminer les taux d'émission des composés carbonylés (y compris le formaldéhyde) de certains matériaux.

Des prélèvements ont été effectués à l'aide de cartouches revêtues de DNPH à intervalles de 24 heures pour certains échantillons figurant dans la base de données (CRP7, CRP7a, CT1, CT2, HWF1, LAM1, LAM2, LAM3, LIN1, LIN2, MDF2, VWB1, OSB4, OSB5a, OSB5b, OSB5c, OSB5d, OSB6a, OSB6b, OSB7a et OSB7b). Dans plusieurs cas, les prélèvements au DNPH n'ont pas été réalisés à une fréquence suffisante pour permettre le calcul précis des coefficients d'émission. À l'exception des essais mentionnés ci-dessus, l'absence de données sur les émissions de composés de formaldéhyde et de composés carbonylés ne signifie pas nécessairement que les matériaux n'émettaient pas ces composés.

Question 11:

Qu'est-ce qu'un COV « ciblé »?

Réponse à la question 11:

Afin de faciliter l'identification et l'évaluation quantitative des substances chimiques, on a dressé une liste de COV « ciblés » , soit 90 COV choisis à partir de 11 listes publiées par des organismes nationaux et internationaux tels que l'Organisation mondiale de la Santé et Santé Canada ainsi qu'à partir des résultats des essais d'émission du CNRC. On s'est employé à inclure dans la liste des émissions de COV « ciblés » les substances chimiques qui : 1) causaient de l'irritation et nuisaient à la santé ou que l'on soupçonnait de causer de l'irritation ou de nuire à la santé; 2) étaient, selon toutes probabilités, émises par les matériaux de construction; 3) se trouvaient fréquemment dans l'air intérieur et 4) se prêtaient à l'échantillonnage à l'aide de matériaux adsorbants, à l'analyse GC/SM ou à l'analyse par CLHP des composés carbonylés. La présence des COV « ciblés » a été vérifiée dans tous les échantillons et ces COV ont été évalués quantitativement en fonction de leurs propres normes (composés purs).

Question 12:

Qu'est-ce qu'un COV « abondant »?

Réponse à la question 12:

En plus des COV « ciblés », les chromatographies GC/SM ont servi à évaluer les COV « abondants » qui ne figuraient pas sur la liste de COV « ciblés ». Les COV « abondants » ont été définis comme les composés représentant au moins 1 % des COV totaux à intervalles de 24 heures. Le toluène a servi de norme d'étalonnage pour l'évaluation quantitative des COV « abondants ».

Question 13:

Que sont les COV « totaux »?

Réponse à la question 13:

Les COV totaux ont été calculés à l'aide des chromatographies GC/SM (compte d'ions total) en faisant la somme de la surface de tous les pics des hydrocarbures C6 à C16 présentant une durée de conservation oscillant entre 5 et 40 minutes. Il importe de signaler que la valeur des COV totaux peut être inférieure à la somme de tous les COV en raison de la différence dans la méthode d'étalonnage. Dans le cadre de notre projet, le toluène a servi de norme d'étalonnage pour l'évaluation quantitative des COV totaux, tandis que les références authentiques (composés purs) des COV ont été utilisées pour chaque COV figurant sur la liste des COV « ciblés ». Il importe également de mentionner que les composés carbonylés non identifiés par chromatographie GC/SM mais évalués quantitativement par CLHP ne sont pas compris dans la valeur des COV totaux. Par exemple, le formaldéhyde n'est pas compris dans la valeur des COV totaux.

Question 14:

Qu'est-ce que le facteur d'émission « nominal »?

Réponse à la question 14:

Le facteur d'émission « nominal » est défini comme le facteur d'émission d'une substance 24 heures après que l'échantillon a été placé dans la chambre à écoulement dynamique. Son calcul est fondé sur la concentration mesurée dans la chambre après 24 heures, sur le taux de renouvellement d'air (N, 1/h) et sur le rapport de charge en matériaux (L, m2/m3):

Facteur d'émission « nominal » : FE 24h = C 24h N L

Le facteur « nominal » peut être utilisé pour comparer les émissions de contaminants pour un même type de produit ou de matériau.

Question 15:

Qu'est-ce que MasterFormat?

Réponse à la question 15:

MasterFormat™ est un système d'attribution de numéros et de titres qui sert à organiser l'information relative à la construction dans un ordre normalisé. MasterFormat™ est le fruit d'une collaboration entre le Construction Specifications Institute (CSI) et Devis de construction Canada (DCC). MasterFormat™ a récemment été élargi et propose aujourd'hui plus de 40 divisions (alors qu'il n'en offrait que 16 auparavant). Chaque division est subdivisée en sections.

Question 16:

Comment les essais d'émission ont-ils été réalisés?

Réponse à la question 16:

Les essais d'émission ont été réalisés par le CNRC conformément à la norme ASTM D 5116-90. La période d'essai variait de 72 à 362 heures pour les matériaux secs et de 78 et à 440 heures pour les matériaux mouillés, ceci afin de recueillir efficacement les concentrations résiduelles produites par la décomposition des matériaux. Par conséquent, le nombre d'échantillons d'air prélevés dans la chambre d'essai a varié de 6 à 22 pour les matériaux secs et de 16 à 40 pour les matériaux mouillés. Un cas fait exception, soit celui de deux échantillons de panneaux OSB, sur lesquels les essais ont duré 1 an, ceci afin d'étudier le comportement des émissions à long terme. Pour chacun de ces essais à long terme, 40 échantillons ont été prélevés.

La principale méthode d'analyse chimique consistait en l'échantillonnage d'air par les tubes aux adsorbants multicouches combiné à l'analyse par désorption thermique et GC/SM (chromatographie en phase gazeuse/spectrométrie de masse). Dans le cas des composés carbonylés, tels que l'acétaldéhyde, le butanal, le formaldéhyde, l'hexanal, le pentanal et l'acétone, on a aussi recouru à l'analyse par CLHP (chromatographie liquide à haute performance) conjuguée à l'échantillonnage à l'aide de cartouches revêtues de DNPH (dinitrophénylhydrazine). Cependant, les prélèvements à l'aide cartouches revêtues de DNPH ont été effectués à intervalles de 24 heures seulement pour un certain nombre d'échantillons figurant dans la base de données (CRP7, CRP7a, CT1, CT2, HWF1, LAM1, LAM2, LAM3, LIN1, LIN2, MDF2, VWB1, OSB4, OSB5a, OSB5b, OSB5c, OSB5d, OSB6a, OSB6b, OSB7a et OSB7b). Dans plusieurs cas, les prélèvements au DNPH n'ont pas été réalisés suffisamment fréquemment pour permettre le calcul précis des coefficients d'émission. À l'exception des essais mentionnés ci-dessus, l'absence de données sur les émissions de composés de formaldéhyde et de composés carbonylés ne signifie pas nécessairement que les matériaux n'émettaient pas ces composés.

Question 17:

Comment a-t-on choisi les matériaux pour les essais?

Réponse à la question 17:

Suivant l'avis du Comité consultatif technique du Consortium et avec l'approbation du Comité directeur, les matériaux ont été choisis de manière à représenter les produits généralement utilisés dans la fabrication des matériaux de construction et des meubles. En outre, il fallait que ces produits aient une incidence probable sur les niveaux de substances chimiques organiques dans l'air ambiant, soit en raison de leur surface exposée soit en raison de leur contact avec l'air destiné à la ventilation. On a choisi des matériaux couramment utilisés dans le secteur de la construction résidentielle et commerciale. Dans la mesure du possible, les échantillons ont été obtenus directement du fabricant. Autrement, les matériaux provenaient des détaillants de grandes surfaces. Le champ " Test notes " dans la fenêtre "émission Test Record Details" précise l'origine de chaque échantillon. Dans tous les cas, un grand soin a été apporté à la préservation de l'intégrité et de la représentativité des échantillons.

Question 18:

Comment les matériaux ont-ils été recueillis et manipulés préalablement aux essais?

Réponse à la question 18:

Le prélèvement des échantillons et leur manipulation dépendaient du type de matériau. Dans le cas des matériaux " mouillés " (par exemple les peintures, les teintures, les produits d'étanchéité et les adhésifs), ceux-ci ont simplement été obtenus dans leur emballage commercial et entreposés à 23 ºC pendant au moins 48 heures avant l'essai. Dans certains cas (p. ex. les peintures), un seul échantillon (contenant) a été acheté, mélangé puis divisé dans plusieurs contenants propres afin d'obtenir des échantillons distincts en vue d'essais répétés. Chaque échantillon a ainsi été manipulé de manière uniforme et on a pu éviter la perte de composants volatils particulièrement sensibles à l'ouverture des contenants et aux manipulations répétées. Dans le cas des matériaux « secs » (p. ex. le contre-plaqué, la moquette, les panneaux acoustiques et les revêtements de sol), le prélèvement d'échantillons pouvait être réalisé suivant deux méthodes. Pour ce qui concerne les échantillons prélevés directement chez le fabricant, des directives détaillées sur le choix des échantillons et leur manipulation ont été transmises au personnel chargé du prélèvement, qui devait utiliser les sacs à échantillons et les caisses de transport fournis. À leur livraison au laboratoire, les matériaux étaient découpés aux dimensions d'essai, insérés dans de nouveaux sacs d'échantillons, nettoyés trois fois avec de l'air comprimé purifié ultra zéro, recachetés et entreposés à 23 ºC pendant au moins 48 heures avant l'essai. Un sac propre rempli d'air devait accompagner les échantillons dans les caisses afin de confirmer l'absence de contamination pendant le transport. Pour ce qui concerne les matériaux secs recueillis auprès des détaillants de grandes surfaces, la méthode était identique si ce n'est dans le cas des matériaux en panneau (OSB, MDF), où trois panneaux obtenus du milieu d'une pile intacte étaient retirés et fixés ensemble. Ils étaient livrés au laboratoire de cette façon afin de préserver l'intégrité du panneau central sur lequel l'échantillon d'essai devait être prélevé. Pour les matériaux secs emballés dans des caisses (carreaux de plafond, revêtements de sol, etc.), une caisse pleine et non ouverte a été obtenue et l'échantillon d'essai a été prélevé sur la pièce du milieu.

Question 19:

Quels sont les genres de modèles sources utilisés?

Réponse à la question 19:

On a observé que le facteur d'émission en fonction du temps pouvait être classé en trois groupes. Les trois équations suivantes ont été utilisées comme modèles sources pour définir la variation des taux d'émission (facteurs) au fil du temps.

Modèle à amortissement de puissance :

FE = a t b

Modèle a pics :

FE = a exp { 0.5 [ ln ( t x o ) b ] 2 }

Modèle constant :

FE = a

où :

  • FE : Facteur d'émission (mg/m2/h)
  • t : temps (h)
  • a, b, xo : constantes

Les équations ont été ajustées au facteur d'émission mesuré en fonction du temps afin de déterminer les constantes (a, b et xo), qui ont été intégrées à une base de données sur les émissions.

Question 20:

Comment a-t-on déterminé les coefficients des modèles sources?

Réponse à la question 20:

Les profils de concentration en fonction du temps (C-t) d'une chambre d'essai ont été convertis en profils de facteur d'émission en fonction du temps (FE-t), lesquels ont servi à déterminer les coefficients des modèles sources empiriques par ajustement analytique.

L'équation suivante, qui repose sur un bilan massique dans une chambre d'essai, a servi à calculer les facteurs d'émission en fonction de la concentration mesurée dans la chambre.

Équation (1)

FE = Δ C Δ t + N C L

où :

  • FE : Facteur d'émission calculé en fonction des concentrations mesurées (mg/m2/h)
  • N : Taux de renouvellement d'air de la chambre (1/h) exprimé sous forme de rapport avec Q (début d'air, m3/h) et V (volume de la chambre, m3)
  • L : Charge en matériaux de l'air (m2/m3) exprimée sous forme de rapport avec A (surface de l'échantillon, m2)

Comme suggère la norme ASTM D5116, il s'agit là d'une méthode de calcul des facteurs d'émission qui s'avère efficace lorsque le taux d'émission n'est pas constant our lorsque la chambre n'a pas atteint l'état d'équilibre (ASTM, 1997).

Lorsque le nombre de points de données est insuffisant et que la chambre a atteint l'état d'équilibre, l'équation 1 peut être simplifiée et representée par l'équation 2.

Équation (2)

FE = N C L

La norme ASTM D5116 recommande une méthode de calcul de la pente de ΔC/Δt fondée sur trois points de données. Étant donné que cette méthode produit n−1 facteurs d'émission à partir n+1 points de données, une nouvelle méthode fondée sur deux points de données a été utilisée lors de notre démarche pour calculer ΔC/Δt (équation 3). Bien que la nouvelle méthode n'épargne qu'un point de données de plus, cela peut être déterminant lorsque les points de données sont peu nombreux.

équation (3)

Δ C Δ t = C i + 1 - C i t i + 1 - t i

Un ensemble de données sur la concentration en fonction du temps a aussi été généré par les equations 4 et 5.

équation (4)

C = C i + 1 + C i 2

Équation (5)

t = t i + 1 + t i 2

Les données sur le facteur d'émission en fonction du temps (FE-t) ont été utilisées pour calculer les coefficients des modèles sources par ajustement analytique. On a observé que les profils FE-t suivent généralement des fonctions d'amortissement fondées sur la loi de puissance ou la loi à pics (voir la question 19). L'ajustement analytique a été effectué en utilisant SigmaPlot 2001 de la version 7.0 de Windows, qui applique une méthode de régression non linéaire à un modèle non linéaire. Microsoft Excel n'a pas été utilisé à cette fin puisque ce logiciel utilise un modèle de régression transformé pour les lignes de tendance logarithmiques, de puissance et exponentielles. Les coefficients de modèle et la valeur R² ont été intégrés à la base de données.

Question 21:

La base de données fournit-elle de l'information sur l'incertitude des données sur les émissions?

Réponse à la question 21:

L'équipe de recherche du CNRC est consciente du fait que les données sur les émissions peuvent présenter une marge d'incertitude considérable en raison de la variabilité de l'échantillon de même que des caractéristiques expérimentales et environnementales. En effet, les matériaux peuvent provenir de plusieurs sources industrielles et appartenir à différentes classes ou catégories. De plus, un même matériau peut afficher une variabilité marquée de ses émissions en raison de facteurs de production ponctuels (variation de la matière première, conditions environnementales, procédés de fabrication, etc.) L'équipe de recherche a utilisé des panneaux OSB comme étude de cas pour évaluer quantitativement l'incertitude rattachée aux facteurs d'émission des COV d'un matériau, cette incertitude étant, selon toutes probabilités, attribuable à la nature non homogène des produits entrant dans la composition de la matière première, des procédés de fabrication de même que des techniques de manutention et d'entreposage. Une série d'échantillons de panneaux OSB ont été prélevés et soumis à des essais d'émission de COV en chambre dans des conditions normalisées (23 ºC, humidité relative de 50 %, 1 changement d'air par heure, rapport de charge de 0,4 m²/m³). Les échantillons ont été recueillis directement aux usines de trois fabricants. Des échantillons destinés aux essais répétés ont aussi été recueillis dans un même point de vente au détail à trois différentes occasions (même fabricant, trois dates de production), à partir de divers panneaux produits à la même date et à des endroits différents d'un même panneau. On a constaté dans certains cas une variabilité des émissions de COV supérieure d'un ordre de grandeur à l'incertitude analytique.

Malgré cela, le logiciel ne fournit actuellement pas d'information sur les niveaux d'incertitude des facteurs d'émission ou des concentrations d'air intérieur. Les niveaux d'incertitude étant variables pour différentes substances chimiques et pour différents matériaux, il était en effet impossible d'appliquer les résultats de l'étude sur la variabilité des données des panneaux OSB à d'autres matériaux de la base de données.

Question 22:

Le logiciel permet-il de projeter précisément les émissions à long terme?

Réponse à la question 22:

Les coefficients d'émission sont fondés sur des essais réalisés à 23 °C, à humidité relative de 50 % et sur une période moyenne d'environ 120 jours. (La période d'essai variait de 72 à 362 heures pour les matériaux secs, et de 78 à 440 heures pour les matériaux mouillés, ceci afin de refléter les concentrations résiduelles produites par la décomposition des matériaux). L'extrapolation des résultats sur des périodes plus longues ou dans d'autres conditions environnementales influencerait la fiabilité des résultats et devrait être faite sous toutes réserves.

Question 23:

Les algorithmes de calcul ont-ils été évalués?

Réponse à la question 23:

Les algorithmes de simulation du logiciel ont été vérifiés à l'aide d'un code informatique distinct rédigé en Fortran.

Question 24:

Le logiciel tient-il compte des effets de « piégeage » des matériaux de construction?

Réponse à la question 24:

À l'heure actuelle, le logiciel ne tient compte des matériaux de construction qu'à titre de sources de composés organiques volatils. Il ne fournit pas d'évaluations des effets de « piégeage » des matériaux de construction. Par conséquent, le potentiel de réduction de concentrations maximales des COV et d'émissions subséquentes de COV sur une période prolongée n'est pas pris en considération.

Question 25:

Le logiciel a-t-il été validé à la lumière de données en situation réelle?

Réponse à la question 25:

L'équipe de recherche du CNRC a étudié les concentrations dans l'air intérieur d'une maison laboratoire pendant approximativement un an, en cours de construction et après la construction. Les matériaux de construction et d'ameublement prélevés sur le chantier de construction ont aussi été soumis à des essais d'émission et les résultats ont servi à produire une base de données distincte (exclue de la base de données publique en raison de la non-conformité avec le strict protocole de collecte des échantillons). Les concentrations mesurées ont été comparées aux résultats de simulation produits par le logiciel pour dix sources (que l'on estimait être les principales sources potentielles de COV dans la maison nouvellement construite). Les résultats ont révélé que le logiciel prévoyait raisonnablement bien le niveau des COV totaux malgré le nombre restreint de matériaux de construction simulés. Pour ce qui concerne les COV particuliers, leur concentration était généralement sous-estimée par le logiciel. La sous-estimation était plus fréquente lorsqu'il s'agissait des émissions à long terme. Il est probable que les sources non modélisées sont la cause de cet écart. L'importance de déterminer les sources et d'estimer leur surface a été prise en considération tout au long de cet exercice.

Question 26:

La base de données est-elle appelée à croître?

Réponse à la question 26:

Oui. D'autres matériaux sont évalués par le CNRC ou par d'autres laboratoires de recherche (conformément aux protocoles d'essai stricts et aux exigences de qualité établies par l'IRC comme exigences minimales pour la consignation dans la base de données) et on compte verser ces résultats dans la base. Les fabricants et autres organismes qui souhaitent soumettre des échantillons pour fins d'essai ou présenter des données provenant de laboratoires agréés sont invités à obtenir se mettre en rapport avec Bob Magee (Robert.Magee@nrc-cnrc.gc.ca, 613-963-9931)

Question 27:

Quelles sont les différences entre la version 1.0 et la 1.1?

Réponse à la question 27:

Une partie des données utilisées pour déterminer les coefficients des modèles sources a été éliminée pour les matériaux « mouillés » (peintures, colorants, produits d'étanchéité, colles etc.) dans la version 1.1. Dans la version 1.0, toutes les données expérimentales étaient utilisées pour déterminer les coefficients des modèles de sources. Il a été découvert ensuite que les modèles de sources tendent à mettre l'accent sur les concentrations élevées avant 12 heures et offrent de moindres capacités de prédiction recherchées pour les émissions à long terme (t>12 h) comparé aux émissions à court terme (<12 h). Donc, dans la version 1.1, on a choisi des coefficients basés sur les données expérimentales après 12 heures pour les matériaux « mouillés ». L'utilisation des données expérimentales après 12 heures pour les ajustements analytiques (question 20) permet de mieux prédire les émissions à long terme. Ceci reflète notre idée que les occupants ont tendance à éviter les sources lorsque les émissions sont fortes (par ex. après avoir fait de la peinture) et donc que bien prédire les émissions à long terme est plus important du point de vue de l'exposition des occupants.

Les modèles sources et la méthode par ajustement analytique sont identiques à ceux et celles expliqués aux questions 19 et 30, respectivement. Les matériaux réanalysés pour la version 1.1 comprennent des adhésifs (AD3, AD6, AD10, Crp7a, Lin2), des produits d'étanchéité (CK2, CK5, CK9), des peintures (PT5, PT7, PT8), des polyuréthanes (UR3, UR5, UR8) et des cires (WX2, WX4, WX6). De plus, dans la version 1.1, les modèles à pics pour UP1 de la version 1.0 ont été remplacés par des modèles à amortissement de puissance afin d'améliorer la prédictibilité des émissions à long terme.

27.2 Deux bogues de la version 1.0 corrigées dans la version 1.1.

  1. La fonction reliée à "C_in" de l'onglet "Calculs" ne permettait pas à l'utilisateur d'entrer de données dans la version 1.0. C'est maintenant possible avec la version 1.1.
  2. Dans la version 1.0, on pouvait générer des cas de simulation portant le même "nom de cas". Dans la version 1.1, l'utilisateur ne peut pas générer de cas de simulation portant le nom d'un cas existant ou un nom vide.

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