L’efficacité énergétique – maisons

Question : 1

À quel point les nouvelles exigences d’efficacité énergétique pour les maisons du CNB sont-elles meilleures que celles du Code modèle national de l’énergie pour les habitations – Canada 1997?

Réponse à la question 1:

Une comparaison de la consommation d’énergie moyenne telle qu’effectuée entre le Code national de l’énergie pour les bâtiments – Canada 2011 (CNÉB) et le Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments – Canada 1997 (CMNÉB) n’a jamais été faite pour les exigences d’efficacité énergétique pour les maisons visées par la partie 9 du Code national du bâtiment (CNB). Il n’y a pas eu de comparaison parce que la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies (CCCBPI), conformément aux conseils des provinces et territoires, a défini que la cible pour ces exigences était une cote ÉnerGuide souhaitée et pas une amélioration par rapport aux codes précédents. Le fait que le Code modèle national de l’énergie pour les habitations – Canada 1997 (CMNÉH) n’ait jamais été utilisé comme référence obligatoire a également pesé dans la décision.
Pour ce qui est de la validation des exigences d’efficacité énergétique, aucune base de référence n’était donc nécessaire. La validation visait plutôt à évaluer la cote ÉnerGuide de 11 maisons archétypes simulées dans six zones climatiques. La cote atteinte était, en moyenne, légèrement supérieure à 78 selon le système de cote ÉnerGuide (SCÉ) dans les six zones climatiques et les 11 maisons archétypes. Vous trouverez plus d’information dans le rapport de validation final (disponible sur demande).
Pour ce qui est de l’analyse coûts-avantages, une base de référence a été établie à partir des pratiques de construction courantes en 2009. Les caractéristiques de construction qui constituaient la base de référence sont décrites dans le rapport coûts-avantages (disponible sur demande).
Le coût supplémentaire pour chaque caractéristique (meilleure isolation, générateurs d’air chaud améliorés, etc.) a été évalué, tout comme l’économie d’énergie respective. On a également procédé à une analyse résidentielle d’une des 11 maisons archétypes dans les six zones climatiques. Les exigences relatives au niveau de performance exigé par la section 9.36. du CNB ont permis d’obtenir une économie d’énergie moyenne de 10 % par rapport à la base de référence de 2009.
Les comités de la CCCBPI ont également pris en considération les économies d’énergie possibles en fonction de chaque amélioration graduelle dans le SCÉ selon les données de RNCan. Par exemple, les économies d’énergie pour une maison type qui passe d’une cote 72 à une cote 78 dans le SCÉ ont été estimées à 29 % de l’énergie totale consommée par cette maison. Dans le même ordre d’idées, les économies d’énergie d’une maison dont la cote passe de 74 à 78 selon le SCÉ seraient de l’ordre de 20 %, et pour une maison dont la cote passe de 75 à 78 selon le SCÉ, les économies seraient de 16 %.
La performance énergétique de référence des 11 maisons archétypes n’a pas été officiellement établie par simulation conformément au système ÉnerGuide. Toutefois, il a été estimé que les 11 maisons auraient une cote moyenne approximative de 74 selon le SCÉ si elles avaient été construites selon les caractéristiques de référence de 2009 établies par la CCCBPI. Leur efficacité énergétique estimée pourrait donc connaître une amélioration de 20 % si les mêmes maisons étaient construites selon les exigences prescriptives énoncées dans la section 9.36.
En résumé, on pourrait dire que les économies relatives à la consommation d’énergie totale qui peuvent être observées en vertu des nouvelles exigences présentées dans la section 9.36. du CNB se situent vraisemblablement entre 10 % et 20 % par rapport à celles des constructions standard de 2009, selon le type de maison (sa configuration, son volume et ses caractéristiques architecturales) et la zone climatique dans laquelle elle se trouve.

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