Des chercheurs du CNRC au cœur du séquençage du génome du blé

Le 28 août 2018— Saskatoon (Saskatchewan)

De gauche à droite : Raju Datla, Daoquan Xiang, Janet Condie et Yifang Tan

Après 13 années de recherche menée en collaboration par plus de 200 scientifiques de 73 établissements de recherche répartis dans 20 pays, le Consortium international de séquençage du génome du blé (« International Wheat Genome Sequencing Consortium » – IWGSC) a finalement décodé la séquence du génome du blé. Une description détaillée de la séquence du génome du blé tendre, la plante la plus cultivée au monde, a en effet été publiée le 16 août 2018 dans la revue internationale Science.

« Le blé est la plante cultivée la plus importante et la plus répandue », a déclaré Roman Szumski, vice-président des Sciences de la vie au CNRC. « Il est essentiel de l'améliorer génétiquement pour répondre aux besoins actuels et futurs de la population et assurer la sécurité alimentaire mondiale. »

Le séquençage du génome du blé tendre a longtemps été considéré comme une tâche impossible, en raison de l'énormité de sa taille – cinq fois supérieure à celle du génome humain – et de sa complexité. Le blé tendre compte trois sous-génomes et 85 % du génome est constitué d'éléments répétés.

Raju Datla, Daoquan Xiang, Janet Condie et Yifang Tan du CNRC, de concert avec Andrew Sharp de l’Université de la Saskatchewan (et anciennement du CNRC), ont tous participé à cet important projet de recherche coordonné par l’IWGSC, projet qui ouvre la possibilité de produire des variétés de blé mieux adaptées aux défis climatiques, offrant des rendements plus élevés, des qualités nutritives supérieures et une meilleure durabilité.

« L'accessibilité de renseignements exhaustifs sur le génome de cette plante de culture est enthousiasmante, car le blé occupe une place importante dans l'alimentation de l'ensemble de la population mondiale », déclare Raju Datla. « Les progrès scientifiques décrits dans ces articles marquent une étape décisive qui permettra à l'industrie canadienne du blé de relever les défis auxquels elle se heurte et de saisir les occasions qui se présentent à elle. »

Le blé est l'aliment de base de plus du tiers de la population mondiale. Il représente près de 20 % des calories et protéines consommées par les humains à l'échelle mondiale, soit plus que toute autre source alimentaire. Il est aussi une importante source de vitamines et de minéraux.

Maintenant que la séquence de référence est connue, les sélectionneurs ont à leur disposition de nouveaux outils pointe pour répondre aux défis auxquels ils se heurtent. Ils pourront identifier plus rapidement les gènes ou les éléments régulateurs responsables de caractéristiques agronomiques complexes comme le rendement, la qualité des grains, la résistance aux maladies fongiques, et la tolérance au stress abiotique, d'où la création de variétés de blé plus robustes et résistantes.

Pour plus de renseignements sur ces recherches d'avant-garde, nous vous invitons à lire la version intégrale de l'article Shifting the limits in wheat research and breeding using a fully annotated reference genome (en anglais seulement) paru dans Science.

Raju Datla et Daoquan Xiang du CNRC ont aussi participé à la rédaction d'un autre article connexe publié dans le numéro du 16 août 2018 de la revue Science sous la direction du John Innes Centre, un établissement britannique. Intitulé The transcriptional landscape of polyploid wheat (en anglais seulement), cet article porte sur des recherches qui permettront directement d'identifier certains gènes précis qui jouent un rôle fondamental dans la présence de certaines caractéristiques importantes du blé, comme la taille des grains et leur nombre.

Restez branché

Abonnez-vous

Date de modification :