Un partenariat pharmaceutique débouche sur un accord lucratif

Le 01 novembre 2012— Ottawa (Ontario)

« Les données du CNRC ont contribué à convaincre Merck que notre plateforme était viable. Sans elles, l’entente n’aurait jamais vu le jour. »

David Tucker, directeur de l’exploitation, Zymeworks Inc.

Une jeune entreprise de biotechnologie canadienne a conclu une entente lucrative avec un géant de l’industrie pharmaceutique intéressé par une plateforme thérapeutique qui repose sur sa technologie de fabrication « virtuelle » de médicaments.

Recourant à une approche unique articulée sur la modélisation informatique – et secondée par une importante équipe de chercheurs chevronnés du CNRC –, la société Zymeworks Inc. de Vancouver a mis au point une nouvelle plateforme technologique baptisée AzymetricMC permettant de fabriquer des anticorps « bispécifiques », capables de se fixer à deux cibles thérapeutiques à la fois.

On pourrait se servir de ces nouveaux anticorps pour soigner diverses affections parmi lesquelles le cancer, les inflammations et les maladies auto-immunes.

L’an dernier, l’entreprise a annoncé une collaboration stratégique d’une valeur de 187 millions de dollars américains avec la multinationale pharmaceutique Merck Co. Selon David Tucker, directeur de l’exploitation de Zymeworks, les liens que son entreprise entretient avec le CNRC ont joué un rôle déterminant dans la conclusion de cet accord.

« Les données du CNRC ont contribué à convaincre le géant de l’industrie pharmaceutique que notre plateforme était viable, affirme-t-il. Sans elles, l’entente n’aurait jamais vu le jour. »

Le CNRC a aidé Zymeworks en produisant, purifiant et testant ses anticorps, ainsi qu’en jouant un rôle clé dans les vérifications qui devaient valider l’approche adoptée par l’entreprise.

En 2009, cette dernière avait prié le CNRC de valider les résultats d’une plateforme de génie protéique « virtuelle » en laboratoire. Zymeworks prend une protéine – un anticorps, par exemple –, en examine la structure au moyen d’un modèle informatique, puis prévoit l’impact des mutations, comme la manière dont la protéine modifiée se fixera à une autre molécule.

Zymeworks remet la séquence d’ADN de la protéine au CNRC, qui la synthétise et vérifie les effets de la modification génétique en testant et analysant les nouvelles propriétés de la protéine telles ses affinités de liaison et sa stabilité.

« Jusqu’à présent, nous l’avons fait pour un grand nombre de variants de protéines », explique Maureen O’Connor, chercheuse principale du CNRC. « Cela représente des milliers d’heures de travail au laboratoire et le temps du personnel technique, sans oublier la manipulation d’une masse de données colossale. »

« Le CNRC dispose de la très grande gamme de capacités requise pour tester et développer des protéines thérapeutiques. Son personnel est aussi savant que compétent. Nous n’aurions pu trouver de meilleur partenaire, car il complétait nos propres capacités en génie computationnel des protéines. »

David Tucker, directeur de l’exploitation, Zymeworks Inc.

Le CNRC poursuit aussi des études sur la fabrication et examine la « pharmacocinétique » des molécules (c’est-à-dire la façon dont elles se comportent chez un organisme vivant). Ces travaux lui ont permis de prouver la viabilité des plateformes de conception mises au point par Zymeworks et d’aider l’entreprise à trouver d’autres collaborateurs stratégiques.

Un des quatre produits phares de Zymeworks consiste en une plateforme pour anticorps bispécifiques. Cette plateforme « permet à nos partenaires de placer deux ‘ogives’ sur le même anticorps », explique M. Tucker. Alors que les anticorps usuels ne s’attaquent qu’à un antigène à la fois, cette double « ogive » vise simultanément deux antigènes liés à la maladie – ce qui représente une nouvelle façon de soigner les patients. Les anticorps « bispécifiques » de Zymeworks peuvent aussi se lier à deux épitopes, sorte de poignée attachée à une molécule, si bien que l’anticorps adhère mieux à sa cible.

Le CNRC et Zymeworks envisagent de poursuivre leur collaboration. Ainsi, les partenaires élaborent de nouveaux candidats thérapeutiques et tentent de combiner les « ogives » exclusives du CNRC à la plateforme pour anticorps de Zymeworks. « Si cela aboutit à des résultats prometteurs sur le plan commercial, nous examinerons le développement conjoint de médicaments potentiels à partir de nos recherches », a déclaré l’agente de développement commercial du CNRC April Luong.

« Grâce à la plateforme AzymetricMC de Zymeworks, nos partenaires peuvent installer deux ‘ogives’ contre la maladie sur le même anticorps. »

David Tucker, directeur de l’exploitation, Zymeworks Inc.

Anticorps bispécifiques et antigènes

Les anticorps humains ordinaires sont des protéines en forme d’Y. Le système immunitaire utilise les deux bras identiques de l’anticorps pour reconnaître puis neutraliser les corps étrangers qui envahissent l’organisme. L’anticorps identifie une partie précise de l’envahisseur (ou antigène) et s’y fixe. Chaque extrémité du Y comprend une structure qui s’agrippe à l’antigène et lie les deux molécules.

Grâce à sa plateforme technologique AzymetricMC, Zymeworks fabrique des anticorps stables dont l'Y comporte des bras différents. La molécule d’anticorps peut donc se fixer à deux cibles thérapeutiques ou antigènes distincts. On pourrait recourir à de tels anticorps pour combattre diverses affections comme le cancer, les inflammations et les maladies auto-immunes.

En savoir plus

Le saviez-vous? Le CNRC propose aux entreprises de biotechnologie un « guichet unique » où elles trouveront les installations, les services et les experts qui les aideront à créer de nouveaux produits diagnostiques ou thérapeutiques. Nous pouvons fabriquer des anticorps sur mesure ou identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Le CNRC dispose aussi de systèmes d’expression des protéines exclusifs et efficaces, de systèmes de développement de bioprocédés et de mise à l’échelle visant à accroître le rendement, ainsi que de systèmes de recherche biologique qui procureront les données essentielles aux évaluations précliniques.

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