Un chef de file de l’industrie langagière adopte un outil de productivité du CNRC

Le 03 juillet 2012— Gatineau (Québec)

Une des plus grandes entreprises de traduction du Canada épouse la technologie du CNRC dans l’espoir d’optimiser son rendement et de réduire à la longue le coût des traductions pour ses clients.

« PORTAGE donne vraiment des traductions de bonne qualité, si bonne, en fait, que cela m’effraie un peu pour l’industrie », a déclaré Larry Rogers, chef de direction de CLS Lexi-tech – filiale canadienne de la société internationale CLS Communication – qui exploite la technologie sous licence et compte environ 250 employés au Canada.

« Face au volume de travail actuel qui existe en traduction dans le monde, le logiciel – ou une de ses variantes – parviendra un jour à capter une part importante du marché international, cela ne fait aucun doute », prédit M. Rogers. D’ici là, « mon principal défi est de convaincre nos traducteurs d’utiliser cet outil à leur avantage. »

Alors que les outils comparables tels que Google Translate puisent dans les traductions offertes sur le Web, le logiciel PORTAGE du CNRC puise dans les traductions réalisées par des professionnels. Il en résulte des textes dont la qualité va s’améliorant, car la puissante base de données de PORTAGE grandit avec l’usage.

Lors d’un récent concours du Département du commerce américain concernant des outils de traduction machine, PORTAGE s’est presque hissé au sommet dans les traductions du chinois et de l’arabe à l’anglais.

« J’ai l’impression d’avoir devancé la concurrence de deux ans en adoptant cette technologie », avoue M. Rogers. « Si PORTAGE permet d’augmenter le rendement ne serait-ce que de 5 %, je pourrais réduire mes prix d’autant et attirer une plus grande clientèle. Et je suis persuadé que PORTAGE autorisera par la suite des gains de productivité encore plus importants. »

PORTAGE est un programme fondé sur 1’« apprentissage machine statistique », dont les traductions gagnent en précision avec la fréquence d’utilisation.

« L’apprentissage machine statistique montre à l’ordinateur comment traduire », explique M. Roland Kuhn, du CNRC. « Pour traduire de l’anglais au français, il suffit de fournir au système des millions de phrases anglaises et leur équivalent français. Le logiciel effectue 99 % travail en déterminant quelle séquence de mots anglais correspond à la bonne séquence de mots français, et vice versa. »

« Ce qu’il y a de bien avec cette approche est qu’on peut aisément changer de paire linguistique, ajoute-t-il. Par exemple, pour traduire de l’anglais au bulgare, inutile de comprendre le bulgare. Il suffit d’un long texte dans lequel figurent des phrases anglaises et leur équivalent dans l’autre langue. »

Selon M. Rogers, la société mère, CLS Communication, aimerait se servir de PORTAGE pour les traductions anglais-chinois dans quatre bureaux d’Asie (Beijing, Hong Kong, Shanghai et Singapour) et pour des traductions anglais-danois, à Copenhague.

Quoique les résultats présentent des lacunes, le logiciel de traduction articulé sur l’apprentissage machine statistique aide les traducteurs professionnels à hausser leur rendement en leur remettant une « espèce de brouillon », comme l’appelle M. Kuhn. Il ne leur reste qu’à compléter le texte et à en corriger les erreurs.

Larry Rogers a décidé de tester PORTAGE, puis d’en acquérir la licence d’exploitation à la recommandation d’un cadre supérieur du Bureau de la traduction fédéral – le plus important employeur de traducteurs au pays.

« Je me suis dit que si le Bureau était prêt à recommander PORTAGE, cela valait la peine que j’y jette un coup d’œil, se rappelle-t-il. Il existe présentement huit ou neuf outils différents sur le marché. PORTAGE me semble aussi puissant, solide et efficace qu’eux. »

CLS Lexi-tech a créé une interface qui intègre le système de manière invisible à une mémoire de traduction, laquelle permet de comparer les nouvelles traductions à celles antérieurement réalisées par l’entreprise.

« Grâce à cette interface, le traducteur n’a pas à taper une touche de plus », de conclure M. Rogers. « Notre équipe de gestion de projet prépare les dossiers renfermant toute l’information dont un traducteur aura besoin pour produire plus vite des documents de meilleure qualité. »

PORTAGE à l’ouvrage

Avant la traduction d’un nouveau document, l’équipe de CLS Lexi-tech consulte sa mémoire de traduction – base de données rassemblant tous les textes déjà traduits – afin de voir si le nouveau texte contient des phrases identiques ou similaires. Pour chacune, le logiciel établit si la correspondance est « parfaite », « approximative » ou « inexistante », ce qui signifie que la base de données ne renferme rien d’équivalent. La phrase sans équivalents est alors traduite automatiquement par PORTAGE, puis remise au traducteur avec les autres phrases récupérées dans la base de données.

/fra/realisations/saillants/2009

Personnes-ressources

Pour savoir comment acquérir une licence d’exploitation de PORTAGE :

Michel Mellinger
Téléphone : 819-934-9176
Courriel : Michel.Mellinger@nrc-cnrc.gc.ca

Renseignez-vous auprès d’un expert pour savoir comment obtenir une solution sur mesure à un problème complexe de R-D dans le domaine des technologies de l’information et des communications :

Marc-Alain.Mallet
Téléphone : 506-444-0394
Courriel : Marc-Alain.Mallet@nrc-cnrc.gc.ca

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