Nouveaux produits à énergie propre pour les toitures des habitations

Le 04 avril 2012— Ottawa (Ontario)

Une nouvelle génération de produits photovoltaïques souples pourrait bientôt aider les demeures canadiennes à rester à l’abri des intempéries tout en produisant une énergie solaire renouvelable.

Les systèmes photovoltaïques intégrés (SPI) incorporent des panneaux photovoltaïques directement à l’enveloppe des bâtiments. L’un des plus courants est le panneau photovoltaïque souple, constitué d’une mince pellicule de silicium amorphe. « Bien que leur rendement n’arrive qu’à la moitié de celui des panneaux solaires en silicium cristallin, ces articles présentent plusieurs avantages. Ainsi, ils couvrent une grande surface, fonctionnent très bien dans une lumière diffuse et s’intègrent plus facilement au toit que les panneaux en silicium cristallin indépendants ou montés sur bâti », a déclaré Sudhakar Molleti, du CNRC.

Pendant deux saisons, une équipe du CNRC a évalué des panneaux solaires photovoltaïques souples sur une des maisons expérimentales exploitées par le Centre canadien des technologies résidentielles. Le Centre est une initiative conjointe du CNRC, de Ressources naturelles Canada et de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Une équipe du CNRC a évalué des panneaux solaires photovoltaïques souples sur une des maisons expérimentales exploitées par le Centre canadien des technologies résidentielles.

On recourt « le plus souvent aux SPI sur les toits vastes et plats des constructions commerciales, typiques des magasins à grande surface, cependant, on n’en a pas encore conçu pour les toits des habitations résidentielles », ajoute M. Molleti. Dans le cadre d’un projet de démonstration financé par Ressources naturelles Canada et avec l’aide du fabricant de toitures Soprema Canada, une équipe du CNRC pilotée par le chercheur et Marianne Armstrong a récemment installé un SPI de 2 kW au Centre canadien des technologies résidentielles, pour y remplacer les bardeaux d’asphalte actuels. Le projet permettra de mesurer la quantité d’électricité produite et d’évaluer la durabilité du système sur le toit d’une habitation.

Pendant deux saisons, une équipe du CNRC a évalué des panneaux solaires photovoltaïques souples sur une des maisons expérimentales exploitées par le Centre canadien des technologies résidentielles. Le Centre est une initiative conjointe du CNRC, de Ressources naturelles Canada et de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

« Les résultats de nos travaux soit traceront la voie vers des débouchés pour les nouveaux produits de toiture sur le marché de la construction domiciliaire, soit feront ressortir les problèmes techniques susceptibles de freiner l’adoption de telles technologies dans le climat propre au Canada », d’expliquer M. Molleti.

Jusqu’à présent, après deux saisons d’essais, les résultats semblent prometteurs sur le plan de la production d’électricité. Durant une période de 23 semaines allant du 9 septembre 2011 au 17 février 2012, les panneaux solaires SPI ont généré 557 kilowattheures d’électricité (19 kilowattheures par mètre carré). Si l’on extrapole ces résultats à 12 mois, « le potentiel s’élève à près de 1200 kilowattheures par année », affirme Mme Armstrong.

« Chaque toiture en bardeaux devant être virtuellement remplacée tous les 15 à 20 ans, de telles technologies laissent entrevoir la possibilité d’importantes rénovations. »

- Sudhakar Molleti

En plus d’observer la production d’électricité, l’équipe de M. Molleti a testé les panneaux de SPI, pour savoir si le vent les arrache facilement, à l’installation d’essai dynamique des toitures du CNRC. Les expériences ont montré que, par vent violent, les panneaux solaires flexibles peuvent effectivement se détacher de la membrane à laquelle ils sont fixés, signal que l’on pourrait devoir apporter des modifications à leur conception.

« Actuellement, aucune ligne directrice n’indique comment appliquer les panneaux photovoltaïques souples ni les assemblages de panneaux photovoltaïques en silicium cristallin à la toiture des habitations au Canada », déplore M. Molleti. Lors de leurs prochaines recherches, ses collègues et lui espèrent explorer en détail comment optimiser l’installation des panneaux SPI au toit des constructions résidentielles.

« Nous aimerions aussi comparer le rendement des membranes souples à celui des bardeaux solaires et des panneaux photovoltaïques en silicium cristallin », ajoute M.  Molleti. « La comparaison porterait sur une série de paramètres parmi lesquels figureraient le rendement énergétique, le coût et la durabilité. » Au bout du compte, les données du CNRC aideront « les propriétaires, les spécialistes et les entrepreneurs en construction à installer les panneaux SPI avec plus de confiance ».

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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