ARCHIVÉ - La performance énergétique des bâtiments canadiens gagne en efficacité

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Le 01 décembre 2011— Ottawa (Ontario)

Les Canadiens consomment énormément d’énergie, jusqu’au quadruple de la moyenne mondiale par habitant. Par chance, d’importantes économies – avec les retombées socioéconomiques qu’on imagine – sont à prévoir, sitôt que les provinces et les territoires auront adopté le nouveau Code national de l’énergie pour les bâtiments (CNÉB). 

Publié en novembre 2011 par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), le nouveau code fixe les exigences minimales nécessaires pour améliorer de 25 pour cent l’efficacité énergétique des grands bâtiments de construction récente comme les écoles, les hôpitaux et les immeubles locatifs, comparativement au Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments de 1997 (CMNÉB). De meilleures normes en matière d’efficacité énergétique pour les petits bâtiments et maisons seront publiées en 2012

le nouveau Code national de l’énergie pour les bâtiments

Une amélioration d’une telle ampleur constitue un véritable exploit. En effet, l’énergie consommée par les bâtiments (sauf pour les procédés industriels) représente près de 20 pour cent de l’énergie utilisée au pays ainsi que des émissions de gaz à effet de serre. À mesure qu’un nombre croissant de bâtiments seront construits, l’incidence du nouveau code sera plus marquée. Selon un rapport récent de la Net-Zero Energy Home Coalition, commandé par le CNRC, d’ici 2050, quelque 35 pour cent des bâtiments existants au pays auront été construits après ce jour. 

En remplaçant le CMNÉB de 1997, le nouveau code ne pourra que profiter à l’économie et à l’environnement, estime Mme Cathy Taraschuk, ingénieure en structures au CNRC.

Le CNÉB marque l’aboutissement d’années de consultations avec l’industrie canadienne, de nombreux paliers de l’administration publique et la population. Les travaux ont débuté en 2007 lorsque Ressources naturelles Canada a débloqué quatre millions de dollars à cette fin, dans le cadre de l’initiative fédérale écoÉNERGIE. La Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies a avalisé la nouvelle édition du code au printemps 2011. 

« Le processus était équitable, ouvert et impartial. On a prêté une oreille attentive à tous ceux qui y ont participé », affirme Mme Taraschuk. 

À propos des codes modèles nationaux de construction

Au Canada, la réglementation en matière de construction, de prévention des incendies et de la plomberie incombe aux autorités provinciales et territoriales. Par le biais du Centre canadien des codes, le Conseil national de recherches du Canada publie six codes modèles nationaux de construction pour le compte de la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies. La plupart des provinces et des territoires adoptent ces codes tels quels, ou avec de légères modifications, alors que d’autres les adaptent en fonction des besoins locaux, avant de les publier comme s’ils étaient les leurs.

Les provinces et les territoires se sont lourdement impliqués dans l’élaboration du CNÉB. Ils seront donc plus enclins à adopter la totalité ou une partie de ses dispositions. (À l’exception de quelques cas, la conception et la construction des bâtiments relèvent de la réglementation provinciale et territoriale.) 

Selon Mme Taraschuk, le nouveau code est plus simple et beaucoup plus souple que le CMNÉB de 1997. Il tient compte des systèmes du bâtiment dans leur ensemble et renferme une méthode des « solutions de remplacement » pour chaque élément important de la conception du bâtiment. Ainsi, un entrepreneur pourrait choisir d’accroître l’isolation d’un bâtiment tout en augmentant le nombre ou les dimensions des fenêtres et réussir à atteindre une réduction acceptable de 25 pour cent des pertes d’énergie. 

Le nouveau code comprend 245 modifications techniques par rapport au CMNÉB de 1997, mais il met fin aux différences labyrinthiques des exigences en matière d’isolation fondées sur les matériaux de construction. Il s’avère également « neutre » quant à la source d’énergie puisque ses dispositions s’appliquent que le bâtiment soit chauffé à l’électricité, au gaz naturel ou au mazout. Enfin, le CNÉB tient compte de nombreuses nouvelles technologies et pratiques de construction. 

Parmi les nouvelles dispositions, mentionnons l’installation de commandes d’éclairage automatiques pour éviter l’illumination des locaux vides. D’autres mesures réduiront au minimum les pertes de chaleur par la mise en place d’équipement de récupération de celle-ci dans la plupart des bâtiments.

Les nouvelles dispositions du CNÉB prévoient l’installation de commandes d’arrêt automatiques de l’éclairage pour éviter que les espaces inoccupés restent éclairés.

Les nouvelles dispositions du CNÉB prévoient l’installation de commandes d’arrêt automatiques de l’éclairage pour éviter que les espaces inoccupés restent éclairés.

À la demande de la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies, un spécialiste de l’énergie indépendant a utilisé un programme de simulation sur ordinateur pour vérifier si le nouveau code permettait d’obtenir une réduction de 25 pour cent de la consommation d’énergie dans les grands bâtiments de construction récente. Les bâtiments échantillonnés comprenaient une tour à bureaux, un immeuble d’habitation, une école, un petit centre commercial, un entrepôt et un magasin à grande surface. La consommation d’énergie par ces bâtiments virtuels a été calculée pour diverses villes dans des conditions climatiques différentes. En fait, les simulations ont démontré que le CNÉB de 2011 permettait de réaliser des économies d’énergie légèrement supérieures à 25 pour cent en moyenne.

Amélioration de la performance par rapport au CMNÉB, par type de bâtiment

(Amélioration globale de le performance de 26,2 %)

Type de bâtiment     

Pourcentage

Tour à bureaux

31,9

École secondaire

28,3

Immeuble à logements de hauteur moyenne

16,9

Entrepôt

33,3

Magasin à grande surface

30,5

Petit centre commercial

18,7

Mme Taraschuk précise que le nouveau CNÉB est axé sur des objectifs, ce qui signifie que les ingénieurs et les architectes peuvent recourir à diverses stratégies pour économiser l’énergie et faire en sorte que leurs bâtiments respectent les exigences minimales du code. « Le Canada compte des architectes et ingénieurs remarquables qui sont innovateurs et sauront tirer profit de la souplesse du CNÉB pour paver la voie à d’autres perfectionnements des normes minimales », conclut Mme Taraschuk.

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