ARCHIVÉ - Culture sur large bande

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Le 09 janvier 2009— Ottawa (Ontario)

Le Canada est réputé pour son immensité. Toutefois, bon nombre de ses 33 millions d'habitants vivent à moins de 160 kilomètres de la frontière américaine et plus des trois quarts, dans une ville. Plus on monte vers le nord, plus la population s'amenuise.

À peine 100 000 personnes occupent les trois territoires du Nord constituant plus de 40 % du pays. Le nord des provinces est lui aussi peu peuplé. Pourtant, les minuscules agglomérations septentrionales gagnent en importance dans l'actualité avec l'ouverture du Passage du Nord-Ouest, la contestation des limites internationales et l'urgence d'une gestion durable des richesses naturelles, autant de dossiers stratégiques pour le Canada.

Susan O'Donnell analyse le contenu d'une vidéo au Studio du citoyen électronique du CNRC, à Fredericton (Nouveau-Brunswick). Étudier les événements collectifs archivés sur vidéo révèle des interactions sociales et des besoins technologiques qui passent inaperçus lors de leur observation en temps réel.

Susan O'Donnell analyse le contenu d'une vidéo au Studio du citoyen électronique du CNRC, à Fredericton (Nouveau-Brunswick). Étudier les événements collectifs archivés sur vidéo révèle des interactions sociales et des besoins technologiques qui passent inaperçus lors de leur observation en temps réel.

Si les villages ont leur charme, ils ont des lacunes en ce qui a trait à l'éducation et à de la santé. Heureusement, les recherches du CNRC améliorent la vie dans des dizaines de communautés nordiques par la vidéoconférence bidirectionnelle ou multipoints ainsi que les échanges vidéo en ligne. Désormais, grâce aux outils à large bande, leurs membres conversent entre eux et avec le reste du monde, assurent leur avenir, rehaussent leur qualité de vie et, dans les villages autochtones, accroissent l'autodétermination régionale.

La vidéoconférence ressemble à une ou plusieurs grandes télévisions connectées à un caméscope et à un micro. Lors d'une séance multipoints, l'image est divisée en cases afin que chaque participant se voie et s'entende avec les autres en « temps réel ».

Les communications visuelles sur large bande – d'abord introduites dans les centres médicaux éloignés, les classes de formation à distance et les conseils de bande des Premières nations – exigent un réseau à bande beaucoup plus large que l'Internet haute vitesse. Cette technologie autorise des rassemblements auparavant impensables, aux endroits uniquement accessibles par avion, par exemple.

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Diagramme de la vidéoconférence qui a réuni 22 communautés canadiennes dans le même espace virtuel.

Diagramme de la vidéoconférence qui a réuni 22 communautés canadiennes dans le même espace virtuel.

Acheter de la largeur de bande sur un satellite met fin aux annulations dues aux intempéries et aux déplacements interminables, gaspillant temps, argent et carburant. En télésanté, la vidéoconférence permet aux spécialistes installés dans le sud d'aider lors des naissances à risque et des urgences médicales quand les conditions interdisent tout déplacement vers le sud. Enfin, avec ces réseaux, les spécialistes en développement industriel des régions nordiques – les ingénieurs des mines, par exemple – communiquent en temps réel avec leurs collègues des grandes villes.

Les recherches que Mme O'Donnell poursuit avec K-Net (Keewaytinook Okimakanak) – le principal réseau à large bande des Premières nations du Canada – consistent à analyser l'efficacité des technologies dans la communauté et à leur trouver des applications novatrices qui satisferont ses besoins. Son travail révèle les interactions sociales et la collaboration au sein des 70 communautés des Premières nations et d'une trentaine de villages non autochtones situés dans le nord du Manitoba, de l'Ontario et du Québec. Elle a pour partenaires l'Université du Nouveau-Brunswick, le Conseil de recherches en sciences humaines et l'Atlantic Canada's First Nation Help Desk, ce qui facilite l'usage des technologies de l'information et des communications par les Premières nations des provinces maritimes.

Jusqu'à présent, ces recherches ont permis à K-Net de dispenser de meilleurs services à large bande et d'illustrer son utilisation auprès des partenaires du réseau. L'an dernier, le réseau a accueilli un millier de vidéoconférences de types variés et plus de 500 séances de télésanté.

Aujourd'hui, les habitants du Nord accèdent ainsi aux services qui sont tenus pour acquis au sud; quitter la région pour s'instruire ou gagner sa vie n'est plus un impératif, ce qui est un atout majeur pour la population locale comme pour le Canada. « Les communautés rurales et éloignées connaissent et exploitent déjà beaucoup mieux ces outils vidéo que les entreprises et les administrations du sud. À elles de tirer parti de cette expertise », croit Mme O'Donnell.

Elle ajoute que les communautés souhaitent recourir davantage à cette technologie pour partager ou préserver les ressources humaines et se connecter entre elles en atténuant leur empreinte carbone. Femmes et aînés utilisent souvent la vidéoconférence pour discuter culture ou faire circuler l'information. Les jeunes y font appel pour créer et télécharger des vidéos hip-hop illustrant leur talent et leur culture au reste du monde.

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Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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