ARCHIVÉ - Nager en surface

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Le 07 janvier 2007— Ottawa (Ontario)

En Amérique du Nord, c'est presque le cliché par excellence : laver son automobile dans l'allée par une chaude journée d'été. Pour la énième fois. Imaginez si la carrosserie repoussait la saleté. Partout sur le continent, des gens ordinaires disposeraient subitement de millions d'heures de loisir.

Il ne s'agit qu'une des applications de la technologie des surfaces que souhaiterait l'industrie. Et les chercheurs du CNRC aideront cette dernière à la mettre au point.

En novembre 2006, le CNRC organisait une série de quatre ateliers où des chercheurs ont rencontré des ingénieurs, des scientifiques et des gestionnaires des secteurs de l'aérospatiale, de la biomédecine, des transports et des énergies alternatives. Plus de 180 délégués du secteur privé y ont assisté en compagnie de 80 employés du CNRC venant de sept instituts ou centres de technologie. Ensemble, ils ont examiné les besoins de l'industrie pour les années à venir dans chacun de ces quatre secteurs.

Parallèlement, les ateliers ont donné aux entreprises l'occasion d'en apprendre davantage sur les capacités de recherche et de développement du CNRC.

À l'atelier sur les transports qui s'est déroulé le 14 novembre à l'Institut des technologies de fabrication intégrées du CNRC (ITFI-CNRC) de London, en Ontario, par exemple, les participants on cerné plusieurs domaines requérant de nouvelles technologies pour diverses raisons.

Ces raisons sont parfois d'ordre environnemental. Ainsi, on a besoin de revêtements de surface recyclables ou qui utilisent des substances moins nocives que le cadmium ou les chromates actuellement employés comme enduits anti-corrosion.

Ailleurs, c'est la santé qui alimente la recherche. On tâche notamment de mettre au point des peintures qui ne libèrent pas de composés organiques volatils (COV), ces composés qu'on retrouve presque partout, dans la peinture comme dans les produits de nettoyage domestiques ou le nettoyage à sec des vêtements. Ils sont associés à des problèmes de santé à court et à moyen terme, y compris des lésions au foie, aux reins et au système nerveux central, sans oublier le cancer.

À d'autres occasions, les besoins surgissent à l'ombre de nouvelles pratiques. C'est le cas pour les pièces d'aluminium qu'on soudait naguère mais qu'on colle souvent à présent. Non seulement requièrent-elles un bon adhésif, mais aussi un procédé adéquat pour nettoyer la surface et l'apprêter auparavant.

?	Le soudage par friction-malaxage est une technologie prometteuse pour l'assemblage de pièces d'aluminium puisqu'elle permet de souder des alliages d'aluminium à haute résistance, sans passer par la fusion.
? Le soudage par friction-malaxage est une technologie prometteuse pour l'assemblage de pièces d'aluminium puisqu'elle permet de souder des alliages d'aluminium à haute résistance, sans passer par la fusion.
?	AccuraSpray, un capteur servant à surveiller le procédé de projection à chaud, est une technologie brevetée par l'IMI-CNRC et octroyée sous licence à la compagnie Tecnar.
? AccuraSpray, un capteur servant à surveiller le procédé de projection à chaud, est une technologie brevetée par l'IMI-CNRC et octroyée sous licence à la compagnie Tecnar.

Qu'en est-il de ce revêtement qui empêcherait les voitures de se salir? Les municipalités le trouveraient fort commode pour leurs rames de métro et les sociétés ferroviaires s'en serviraient sûrement pour mettre leurs wagons à l'abri des graffitis, histoire de rendre la tâche plus ardue aux « taggers ».

Les transports ne sont toutefois que le début. Un des plus récents développements dans la technologie des surfaces se rapporte aux revêtements employés avec les implants. Ceux qui font en sorte que l'hôte – notre organisme – ne les rejettera pas, mais les rendra compatibles avec le corps humain. Les bonnes propriétés de surface accroissent la fonctionnalité et la durabilité des implants. Avec le vieillissement de la population, de meilleurs implants rehausseront la qualité de vie des Canadiens tout en allégeant le fardeau financier du système de soins de santé.

Le CNRC possède d'énormes capacités dans le conditionnement des surfaces et les revêtements de surface, rapporte Christian Moreau, chef du groupe des technologies de surface à l'Institut des matériaux industriels du CNRC (IMI‑CNRC), qui a coordonné les ateliers.

« Ces capacités sont disséminées un peu partout dans les instituts du Conseil. Les ateliers nous ont permis d'aller au-delà des instituts et d'illustrer l'expertise qui existe à la grandeur de l'organisation », poursuit-il.

Le CNRC peut faciliter la création de meilleurs procédés de surface selon les besoins de l'industrie tout en procurant à cette dernière une solution globale, à savoir des services d'analyse approfondie, de modélisation et d'essai.

« Nous pouvons exploiter l'expertise générale de 4 000 personnes qui oeuvrent sur différents aspects de la science et de la technologie », soutient-il.

Tecnar Automation : une réussite canadienne

Au début des années 1990, une équipe de scientifiques du CNRC pilotée par Christian Moreau, avait mis au point des capteurs pour les projections à chaud. L'un d'eux permettait de surveiller et de contrôler la métallisation au pistolet, procédé par lequel on applique des revêtements aux surfaces.

Conscient des possibilités commerciales de cette technologie, l'équipe est partie en quête d'un partenaire pour la mettre en marché. Elle a trouvé Tecnar Automation Ltd., une société canadienne installée à Saint-Bruno, au Québec. Tecnar est une entreprise dérivée du CNRC et illustre parfaitement comment les recherches du CNRC contribuent à l'essor de l'économie et au développement au Canada. L'entreprise a ouvert ses portes en 1989 afin d'exploiter un nouveau procédé de soudure pour les tuyaux réalisé à l'IMI-CNRC. À l'époque où l'équipe de M. Moreau se cherchait un partenaire, Tecnar souhaitait se diversifier. Les deux ont conclu un contrat de licence. Le reste, comme on le dit, est passé à l'histoire.

Pour leur premier produit, le DPV-2000, M. Moreau et ses collaborateurs avaient obtenu un brevet et mis au point un prototype. Le DPV-2000 est utilisé comme outil de diagnostic en recherche mais aussi comme instrument de contrôle en production dans les industries de l'aéronautique, de la production d'énergie et de l'automobile. Il sert notamment à mesurer et à surveiller directement la température, la vélocité et la grosseur des gouttelettes de céramique ou de métal en fusion utilisées dans les projections à chaud.

Au fil des ans, l'IMI-CNRC et Tecnar ont poursuivi leur collaboration, resserrant leurs liens constamment. Pour le deuxième produit, par exemple, l'IMI-CNRC a élaboré et breveté le concept, mais demandé à Tecnar de s'occuper du prototype commercial. AccuraSpray est une version simplifiée du DPV-2000, plus robuste et aussi moins onéreuse. Elle est mieux adaptée à la chaîne de production. À présent, avec LayerGauge, les deux partenaires ont créé le premier dispositif qui mesure directement l'épaisseur des revêtements dans le secteur des projections à chaud. L'appareil effectue des mesures précises, reproductibles et objectives de l'épaisseur. Cette fois, Tecnar et l'IMI‑CRNC sont copropriétaires du brevet, signe d'une coopération toujours plus étroite.

« Trouver le bon véhicule pour commercialiser une technologie n'est pas si aisé », confie M. Moreau.

« Cela exige une combinaison adéquate du sens des affaires, de l'expertise technique et de la compétence professionnelle, conclut-il. Nous avons trouvé les trois chez Tecnar. »

Cette réussite illustre magnifiquement les capacités du CNRC à élaborer de nouvelles technologies et à rendre le Canada encore plus prospère.


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