ARCHIVÉ - Hommage à un expert en sécurité incendie du CNRC

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Le 07 octobre 2007— Ottawa (Ontario)

des escaliers

Une chercheuse du CNRC a été louangée pour avoir rendu les bâtiments du monde entier plus sûrs. En juin 2007, Guylène Proulx recevait un prix d'excellence de la fonction publique pour ses recherches sur les détecteurs de fumée, les matériaux luminescents (ML) et le comportement de l'être humain dans les situations d'urgence.

Ses travaux montrent combien les ML guident mieux les gens vers les sorties de secours. Les ML stockent l'énergie de la lumière naturelle et artificielle pour s'illuminer dans le noir, facilitant l'évacuation des bâtiments privés d'électricité et envahis de fumée dense. En Europe, on utilise les ML depuis des décennies dans les complexes industriels, notamment les plateformes pétrolières de la mer du Nord, mais pas dans les tours commerciales. Alors que ce produit était virtuellement inconnu chez nous, G. Proulx l'a découvert au début des années 1990 durant son doctorat en planification architecturale, effectué en partie en Angleterre.

Guylène Proulx reçoit le prix d'excellence de la fonction publique de Kevin Lynch (à gauche), greffier du Conseil privé et secrétaire du Cabinet, et de Pierre Coulombe, président du CNRC.
Guylène Proulx reçoit le prix d'excellence de la fonction publique de Kevin Lynch (à gauche), greffier du Conseil privé et secrétaire du Cabinet, et de Pierre Coulombe, président du CNRC.

Elle a participé à l'enquête sur les attentats à la bombe de 1993 contre le World Trade Center (WTC), où plusieurs milliers d'employés de bureau ont dû quitter l'édifice dans le noir absolu. Suivant les recommandations formulées après l'enquête, on a doté les cages d'escalier du WTC d'un système d'orientation luminescent. L'installation s'est avérée d'une valeur inestimable le 11 septembre 2001, presque tous ceux qui pouvaient s'échapper des tours jumelles avant leur effondrement y étant parvenus.

Au lendemain de la catastrophe, G. Proulx a été conviée à analyser l'évacuation. « Nous avons demandé aux rescapés si les ML les avaient aidés, raconte-t-elle. Le tiers au moins avaient remarqué les signaux luminescents dans l'escalier. Cela les avait rassurés qu'ils suivaient la bonne direction. » Dorénavant, les tours à bureaux de New York seront toutes pourvues du même système.

Quelques années avant, G. Proulx et ses collègues de l'Institut de recherche en construction du CNRC (IRC-CNRC) avaient effectué la première étude contrôlée sur les systèmes d'orientation ML, lors d'une évacuation – avec l'aide de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada et de l'entreprise britannique JALITE plc. Résultat? Les occupants sortent aussi facilement par l'escalier luminescent que par celui doté de l'éclairage de secours usuel.

L'automne dernier, une autre étude sur le marquage luminescent par G. Proulx et ses collègues a évalué la performance de diverses installations. Lors d'un exercice surprise, on a filmé les employés empruntant les escaliers pour jauger leur temps de déplacement et l'aisance avec laquelle ils parvenaient à destination. « Les gens trouvent la sortie très facilement avec le matériau luminescent et nous avons déterminé la meilleure façon de marquer l'escalier », déclare la chercheuse.

Les résultats du CNRC serviront à élaborer une norme fédérale en construction et pourraient être intégrés au Code national du bâtiment du Canada. « Nos connaissances n'accroîtront pas que la sécurité des Canadiens. Elles auront des applications partout dans le monde », affirme Robert Bowen, directeur général de l'IRC-CNRC.

En plus de faire progresser la recherche en sécurité incendie, G. Proulx sensibilise la population aux travaux du CNRC en la matière. Elle a présenté plus de 300 exposés à des scientifiques et techniciens, siégé à divers conseils et comités et attiré l'attention publique sur les capacités de recherche et l'expertise unique du CNRC grâce à une vaste couverture par la presse écrite et parlée.


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