ARCHIVÉ - Les biosciences, «  sables bitumineux  » de l'Î.-P.-É.

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Le 07 avril 2007— Ottawa (Ontario)

Le vendredi 16 février, le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) Pat Binns déclarait que l'installation en biosciences ultra perfectionnée de 13,5 millions de dollars du CNRC, inaugurée le jour même, ferait les beaux jours de sa province. « Elle sera nos sables bitumineux », a-t-il affirmé, faisant allusion à la corne d'abondance de l'Alberta. « Elle est notre ticket vers la prospérité. »

Le premier ministre provincial a souligné l'importance économique de la grappe en biosciences en plein essor de l'Î.-P.-É. qui a désormais pour noyau l'Institut des sciences nutritionnelles et de la santé du CNRC, sur le campus de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard (UPEI). « Voilà des années que nous souhaitons mettre en place une industrie provinciale des biosciences et en écouler les produits sur des marchés plus lucratifs », a-t-il ajouté.

Plusieurs personnalités ont visité les laboratoires après l'inauguration de l'Institut des sciences nutritionnelles et de la santé du CNRC, à Charlottetown, le 16 février. De gauche à droite : Peter MacKay, ministre des Affaires étrangères et ministre responsable de l'Agence de promotion du Canada Atlantique; Pierre Coulombe, président du CNRC; Wade MacLauchlan, président de l'UPEI; Pat Binns, premier ministre de l'Î.-P.-É. et Michael Mayne, directeur de la recherche à l'Institut.
Plusieurs personnalités ont visité les laboratoires après l'inauguration de l'Institut des sciences nutritionnelles et de la santé du CNRC, à Charlottetown, le 16 février. De gauche à droite : Peter MacKay, ministre des Affaires étrangères et ministre responsable de l'Agence de promotion du Canada Atlantique; Pierre Coulombe, président du CNRC; Wade MacLauchlan, président de l'UPEI; Pat Binns, premier ministre de l'Î.-P.-É. et Michael Mayne, directeur de la recherche à l'Institut.

Le CNRC travaille à percer le pouvoir de la nature à prévenir la maladie

La R-D en santé est loin d'être une nouveauté au CNRC. À l'Î.-P.-É., il cherchera à découvrir comment des substances naturelles préviennent et combattent la maladie. Les meilleurs scientifiques de son nouvel institut examineront les ressources renouvelables, en quête de composés qui leur fourniront des réponses sur des affections aussi dévastatrices et coûteuses que la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques et les troubles cardiovasculaires.

Au nouvel institut, six chercheurs (un septième se joindra à eux en juin) se penchent sur trois domaines de recherche : les problèmes neurologiques, les troubles liés à l'obésité ainsi que les infections et l'immunité. En plus des scientifiques du CNRC, l'institut accueille des chercheurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et de l'UPEI. Les trois organisations ont fait preuve d'audace en passant outre les barrières usuelles de la bureaucratie pour créer une « équipe de rêve » scientifique dont le talent couvre chaque aspect du continuum de la recherche sur les substances bioactives. Certains se concentrent sur le côté découverte – quelles plantes ou ressources marines renferment des composés bénéfiques? – tandis que d'autres testent les composés intéressants afin d'établir et d'élucider leur mode de fonctionnement. D'autres encore s'occupent des stades plus avancés, lorsque les composés les plus prometteurs ont été identifiés et purifiés et que débute l'étape des essais cliniques.

Les bioressources sont des ressources terrestres et marines renouvelables présentes dans la nature. La conversion de ces ressources en de nouveaux produits pharmaceutiques, en nutraceutiques et en suppléments alimentaires a engendré une industrie dynamique, en pleine croissance.

L'Î.-P.-É. – un site « naturel » pour le CNRC

Le choix de l'Île-du-Prince-Édouard pour le nouvel institut de recherche du CNRC s'est fait naturellement. L'abondance de ses ressources végétales et marines mise à part, la province dispose en effet d'une expertise considérable de R-D en médecine humaine et vétérinaire, en agriculture, dans les pêches ainsi que sur la qualité et la salubrité des aliments. À l'Î.-P.-É., on ne perçoit pas les biosciences comme une solution aux industries primaires que sont l'agriculture, la pêche et la foresterie, mais bien comme leur prolongement, une façon de les enrichir.

Sous la bannière de la PEI BioAlliance, les organismes de recherche gouvernementaux et universitaires oeuvrent en tandem avec le secteur privé pour promouvoir la grappe grandissante et attirer de nouvelles entreprises.

Bonne science, bonne santé, bonnes affaires

Le CNRC dénichera des entreprises qui mettront en marché ses découvertes et en aidera d'autres à transformer leurs propres idées en biens commercialisables. À Charlottetown, le CNRC met de nombreux laboratoires à la disposition des chercheurs de sociétés du secteur des sciences nutritionnelles, leur donnant ainsi accès à une expertise en R‑D de très haut calibre et à de l'équipement très pointu. La chance de travailler en étroite relation avec le CNRC fait parfois toute la différence quand une entreprise tente de lancer un nouveau produit sur le marché.

L'incubateur d'entreprises du nouvel institut atteint presque déjà sa capacité avec des clients tels Chemaphor inc., Neurodyn Inc. et le tout nouveau Centre d'évaluation des bioproduits de l'Atlantique.

Des débouchés

La PEI BioAlliance a dans sa mire un marché mondial que le Nutrition Business Journal évalue à plus de 182 milliards de dollars américains. Dans les pays industrialisés, le marché de la nutrition progresse au rythme de plus de 8 pour cent par année, contre au-delà de 12 pour cent dans les nations émergentes.

Aussi encourageantes que soient ces perspectives, la découverte et la commercialisation de substances bioactives n'est pas une mince affaire.

« Dans le monde biopharmaceutique, un nouveau médicament ou composé chimique sur 10 000 découvert lors des recherches parviendra à percer le marché, explique Tony Lucas, expert-conseil auprès des entreprises de biosciences de l'Î.-P.-É. Moins d'une jeune entreprise en biotechnologie sur dix avec une idée géniale connaîtra la rentabilité. »

Le CNRC est déterminé à changer la donne. Le plus de liens, de ressources et d'aide à l'innovation le CNRC et ses partenaires de la BioAlliance offriront à une entreprise, meilleures seront les chances de succès de cette dernière.

Et maintenant?

La grappe de l'Î.-P.-É. peut déjà se vanter de chiffres impressionnants au niveau de l'emploi et des revenus. En effet, le secteur compte présentement 650 postes, soit 400 dans 20 entreprises privées et 250 dans 10 organismes du secteur public. En 2005, la grappe des bioressources de la province avait engrangé 61 millions de dollars par le biais des entreprises privées.

Ces chiffres pourraient augmenter considérablement en quelques années. La BioAlliance s'est d'ailleurs fixé des objectifs pour 2010 : 1 000 employés doublés d'un chiffre d'affaires de 200 millions de dollars dans le privé et une hausse de l'investissement en R‑D de 40 à 60 millions de dollars. Le CNRC entend bien aider la jeune industrie à atteindre ses objectifs.

La grappe des biosciences de l'Î.-P.-É. se montrera-t-elle à la hauteur de la concurrence étrangère? « Nous prenons déjà de la vitesse et retenons l'attention », affirme Michael Mayne, directeur de la recherche à l'ISNS-CNRC. Natif de l'île, ce dernier a retrouvé sa terre ancestrale pour y piloter le programme de recherche du CNRC. « Faire fonctionner une telle machine n'ira pas sans difficultés, je l'avoue, mais au moins la situation géographique n'en est pas une. N'oubliez pas, la clinique Mayo a vu le jour sur une ferme. »


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