ARCHIVÉ - gUne industrie sur le point d'exploser

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Le 07 juin 2007— Ottawa (Ontario)

Un ordinateur portable, une bombe et un Boeing 727 ont récemment permis à plusieurs entreprises canadiennes d'illustrer leurs réalisations au CNRC. Les entreprises en question se spécialisent dans les technologies employées lors des catastrophes ou dans les situations dangereuses – des robots renifleurs d'explosif aux trousses se logeant dans le coffre d'une voiture et assurant une communication phonique, vidéo et numérique par satellite en l'espace de quelques minutes.

Ces entreprises participaient à une première canadienne : l'explosion délibérée d'une bombe dans un avion pressurisé. Les précautions d'usage ayant été prises, le mardi 8 mai, on a déclenché l'engin, placé dans la soute d'un vieux 727, au complexe d'Uplands du CNRC, à Ottawa. La bombe était dissimulée dans un ordinateur portable.

Les pompiers de la ville et de l'aéroport d'Ottawa étaient prêts à intervenir lors du test.
Les pompiers de la ville et de l'aéroport d'Ottawa étaient prêts à intervenir lors du test.

« Au sein de l'industrie, nous possédons un large éventail de savoir-faire qui pourraient être mis à la disposition de la police et des services de secours du monde entier. Malheureusement, on ignore leur existence. » – Bob Smith, Frontline Robotics

Dans le cadre de cet essai, plusieurs technologies canadiennes visant une meilleure sensibilisation et réaction lors d'incidents tels la détonation d'une bombe, un attentat terroriste, voire un tireur embusqué, ont été déployées. Parmi elles figuraient celles de Frontline Robotics (Ottawa), Smart Camera Technologies (Calgary), IEG (Montréal), Anvil Technologies (North York), Terrapoint (Ottawa), Tidex Systems (Israël), Nuctech (Ottawa) et LochIsle (Ottawa).

Les technologies pour combattre le crime et le terrorisme ne manquent pas au Canada, mais elles sont souvent méconnues.

« Au sein de l'industrie, nous possédons un large éventail de savoir-faire qui pourraient être mis à la disposition de la police et des services de secours du monde entier.

... Malheureusement, on ignore leur existence », déplore Bob Smith, représentant de Frontline Robotics en défense et sécurité.

C'est que bon nombre de technologies émanent de petites entreprises expertes en R-D, mais peu douées pour la vente et le marketing.

L'activité organisée par le CNRC était l'occasion rêvée de présenter ces technologies à ceux qui arrivent les premiers sur la scène d'une tragédie, notamment la GRC, les services de police et d'incendie d'Ottawa, et le ministère de la Défense nationale. En testant leurs technologies ensemble, ces entreprises ont appris comment les intégrer pour atténuer encore davantage les risques et procurer des outils adéquats aux équipes d'intervetion.

Le robot de sécurité de Frontline Robotics simule comment il renifle les bagages pour vérifier s'ils ne renferment pas d'explosifs. Les robots de Frontline feront partie des mesures de sécurité adoptées aux Jeux Olympiques de 2010, à Vancouver.
Le robot de sécurité de Frontline Robotics simule comment il renifle les bagages pour vérifier s'ils ne renferment pas d'explosifs. Les robots de Frontline feront partie des mesures de sécurité adoptées aux Jeux Olympiques de 2010, à Vancouver.

« Chacun a utilisé la technologie de son voisin pour accroître l'efficacité de la sienne », déclare Ron Gould, technicien de CNRC Aérospatiale, instigateur du test. « C'était formidable. »

Le public a donc pu voir une caméra montée sur casque diffuser les images saisies sur place en direct à un ordinateur éloigné qui les a aussitôt retransmises aux spécialistes de l'étranger.

« C'était très intéressant », confirme Jean Vermette, gendarme spécial à la GRC. « Supposons qu'on découvre un engin inconnu sur la scène d'un drame. Nous pourrions immédiatement consulter un artificier du FBI ou du centre d'information sur les bombes du R.-U. pour lui demander s'il le reconnaît. »

Toute la journée, IEG, de Montréal, a fait la démonstration d'un dos d'âne qui filme les plaques d'immatriculation des véhicules pénétrant dans le périmètre sécurisé pour en comparer le numéro avec ceux des véhicules autorisés. Terrapoint a rapidement créé un modèle 3D grandeur nature du champ de décombres avec sa technologie de cartographie laser.

« On voyait tout, reprend Jean Vermette. C'était beaucoup plus précis qu'une photo numérique et les données étaient vite relayées de la scène à l'enquêteur, à la recherche de suspects, sans risque d'interception. »

Plusieurs entreprises canadiennes ont illustré leurs technologies de sécurité face à un public de secouristes lors de l'activité organisée par le CNRC.
Plusieurs entreprises canadiennes ont illustré leurs technologies de sécurité face à un public de secouristes lors de l'activité organisée par le CNRC.

Frontline Robotics a présenté un petit robot semblable au R2D2 de la Guerre des étoiles. Ses capteurs détectent les bombes dans la soute ou la cabine de l'avion. Des robots similaires renforceront la sécurité aux Jeux olympiques de Vancouver, en 2010.

Frontline est une entreprise en incubation à l'installation de partenariat industriel du CNRC, à l'aéroport d'Ottawa. Selon Bob Smith, les entreprises de sécurité canadiennes font face à des obstacles particuliers sur le marché.

« Percer dans ce domaine n'est pas aisé pour une petite entreprise canadienne », estime-t-il, ajoutant que la sienne gagne automatiquement en crédibilité à cause de son lien avec le CNRC. « Il est plus facile de s'adresser aux leaders de l'industrie. Cela vous hisse un cran au-dessus des autres. »

Selon lui, les antécédents du CNRC dans les technologies de sécurité ont largement contribué à l'expertise du Canada en la matière. « Rien de ce qui se passe ici aujourd'hui ne serait possible sans le CNRC. Et le Canada est à l'avant-garde de nombreuses technologies du genre, poursuit-il. Elles sont développées au Canada et nous en sommes fiers. »

L'essai terminé, le groupe CNRC Aérospatiale étudiera l'appareil endommagé pour mieux distinguer les fractures résultant d'une explosion de celles attribuables à l'usure naturelle. Ces connaissances auront leur utilité dans les enquêtes sur d'autres accidents. « Nous aurons un point de référence advenant le cas où on nous demande d'établir si la perte d'un appareil résulte d'une explosion », de conclure Ron Gould.

Ces recherches s'intègrent bien aux plus vastes travaux du CNRC sur les grands enjeux de l'aérospatiale, notamment dans les secteurs de la fabrication, des turbines à gaz, de l'aérodynamique, de la recherche en vol, du vieillissement des appareils et du givrage des aéronefs.


Liens suggérés :


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

Restez branché

Abonnez-vous

Date de modification :