ARCHIVÉ - Bâtir un réseau pour mieux vivre

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Le 07 octobre 2007— Ottawa (Ontario)

À la maison, au bureau, au magasin ou ailleurs, les Canadiens passent 90 % de leur vie à l'intérieur. Par conséquent, la recherche sur l'environnement intérieur nous concerne tous.

Le CNRC a créé un réseau national qui réunira les chercheurs s'intéressant au bâtiment et à la santé. Le Réseau canadien d'experts en sciences du bâtiment et de la santé contribuera au mieux-être des Canadiens en regroupant des spécialistes qui, ensemble, rehausseront la conception, la construction, le fonctionnement et l'entretien de l'environnement bâti.

« Les chercheurs partageront leurs connaissances, établiront des priorités et s'associeront pour mener des projets sur des problèmes de santé précis, affirme Jennifer Veitch, coordonnatrice du réseau et agente de recherche principale à l'Institut de recherche en construction. Cette nouvelle communauté renforcera les politiques publiques, les codes, les normes et les lignes directrices par un solide savoir scientifique. Nous pourrions, par exemple, dresser des listes de contrôle qui assureront la salubrité des bâtiments. »

Pour démarrer en beauté, le CNRC accueillera un symposium au printemps – la première rencontre officielle des experts du réseau. Médecine, santé au travail, épidémiologie, physiologie, toxicologie, chimie, psychologie, santé publique, architecture, génie... tous les domaines scientifiques et techniques pertinents seront représentés.

Jennifer Veitch mesure l'éclairement avec un photomètre. Des recherches récentes laissent croire qu'une plus grande quantité de lumière que celle reçue durant le jour pourrait être bénéfique à l'être humain.
Jennifer Veitch mesure l'éclairement avec un photomètre. Des recherches récentes laissent croire qu'une plus grande quantité de lumière que celle reçue durant le jour pourrait être bénéfique à l'être humain.

« Sur le plan de la recherche, l'environnement intérieur est peut-être un des terreaux les plus fertiles pour qui désire améliorer santé et bien-être, commente J. Veitch. Les polluants chimiques et physiques, les moisissures, le bruit et un éclairage anémique nuisent à notre mieux-être et peuvent causer des maladies. »

L'idée d'un nouveau réseau de recherche émane d'un désir manifesté par les groupes de réflexion industriels. Ceux-ci aimeraient en apprendre davantage sur les répercussions que diverses conditions intérieures ont sur la santé. Selon J. Veitch, le CNRC a créé le réseau parce que la collaboration est presque une seconde nature pour lui et parce qu'il sait reconnaître ses limites.

« Notre programme sur l'environnement intérieur n'engage qu'une quinzaine de chercheurs. À moins de faire front commun, nous n'arriverons jamais à résoudre tous les problèmes », admet-elle. Jusqu'à présent, l'équipe a noué des liens avec de grands partenaires fédéraux tels Santé Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

Du côté des priorités de recherches éventuelles, « plusieurs aspects nous intéressent, reprend J. Veitch. Beaucoup de gens savent les difficultés que pose la qualité de l'air ambiant – quels matériaux émettent des particules nocives, par exemple, ou les conséquences d'une forte concentration de particules à granulométrie variée. »

« Rappelons-nous que l'air n'est pas la seule composante de notre environnement physique, ajoute-t-elle. On devrait être plus attentif à l'éclairage que les gens subissent durant le jour et en soirée. De plus en plus de données indiquent qu'il a des incidences qu'on n'imaginait pas jusqu'à présent. »

Enfin, on se demande quelles conséquences sur la santé a le bruit dans les bâtiments, en particulier celui des avions et d'autres véhicules. « On s'est beaucoup attardé à atténuer le bruit dans l'industrie, au Canada, mais on a négligé cet aspect dans les autres environnements », déplore J. Veitch.


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