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Le 07 janvier 2007— Ottawa (Ontario)

En se concentrant sur les bioproduits, le CNRC exploitera ses nombreuses compétences

Grâce à la biotechnologie, notre pays est présentement à l'aube de changements cruciaux.

Nous n'avons qu'à tenir compte des résultats potentiels qu'énonce le Groupe de travail d'experts sur la biotechnologie et le développement durable pour l'économie future du Canada (BDDE) dans son rapport de septembre 2006.

Selon ce rapport, en 2020, le Canada pourrait connaître : une économie rurale florissante qui répond au quart des besoins en carburant, en produits chimiques et en produits synthétiques du Canada à partir de sources de biomasse renouvelable; la fin des sites industriels, miniers et autres friches industrielles contaminés grâce aux nouvelles techniques d'assainissement biologique; des programmes de « transformation des biodéchets en bioproduits » pour la conversion des déchets en biocarburants et en charges d'alimentation pour fins d'utilisation dans les processus chimiques plus modernes et plus écologiques qui réduisent la consommation de combustibles fossiles; le contrôle biologique des maladies touchant les humains, les poissons, les plantes et le bétail; des variétés de cultures résistantes à la sécheresse; et un contrôle avancé de la pollution de l'eau.

Le CNRC reconnaissait le potentiel énorme de la biotechnologie lorsqu'il a établi son Programme de biotechnologie en 1983. Depuis ce temps, nous avons fortement contribué à l'émergence d'un secteur de biotechnologie fort au Canada en créant un réseau de grappes de recherche qui s'étend d'un océan à l'autre, en travaillant en partenariat avec des intervenants des secteurs public et privé et du milieu universitaire et en faisant des investissements qui ont même attiré un financement supérieur de la part d'autres partenaires.

Nous nous préparons à passer à l'étape suivante dans ce domaine. Le mois dernier, j'ai mentionné que le CNRC en était aux étapes finales en vue du choix de son premier programme national dans le cadre de sa nouvelle stratégie, La science à l'oeuvre pour le Canada. Je suis très heureux que nous ayons arrêté notre choix sur les bioproduits. Nous avons confiance qu'en exploitant « l'avantage vert » du Canada (c.-à-d. notre abondance de biomasse) et en travaillant de manière stratégique avec nos partenaires dans ce secteur en vue d'une plus grande utilisation des bioproduits (produits réguliers provenant de matières biologiques renouvelables), les Canadiens et Canadiennes constateront une plus grande disponibilité de sources d'énergie renouvelable, ce qui, au bout du compte, aura des répercussions positives importantes sur notre environnement.

Il s'agit d'un choix crucial pour le Canada, non seulement du point de vue social, mais aussi du point de vue économique. Pour avoir une idée des répercussions potentielles de cette « biorévolution », nous pouvons nous référer aux prévisions de la société de conseil en gestion fort respectée McKinsey & Company selon laquelle, en 2010, 20 % (ou 280 milliards $US) du marché mondial des produits chimiques de 1,4 billion $US reposera sur les bioproduits et les bioprocédés.  

Toujours selon cette société, jusqu'à 30 % des 50 milliards de kilogrammes de plastique que produit annuellement l'Amérique du Nord à partir du pétrole pourraient être remplacés par des bioplastiques dérivés d'hydrates de carbone ou d'huiles végétales ou animales.

Le CNRC est dans une excellente position pour aider le Canada et les Canadiens à profiter de cette transformation car nous sommes déjà très actif dans le domaine de la recherche sur les bioproduits. Nous rassemblerons les ressources d'un certain nombre de programmes de recherche pour faire du Canada un chef de file dans les bioproduits. Nos experts accomplissent des progrès énormes dans des secteurs de recherche comme les huiles industrielles, les enzymes, les mousses biopolymères légères, et la production d'énergie à partir de déchets, parmi tant d'autres.  

D'autres organismes fédéraux sont aussi dans une position favorable pour aider le Canada dans cette transformation. Par exemple, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et Ressources naturelles Canada participent, tous deux, à des activités de recherche pour développer des biocarburants – sources d'énergie provenant de matières organiques, comme le bioéthanol et le biodiésel. AAC travaille aussi à l'amélioration de l'utilisation de la biomasse totale en collaborant avec des partenaires au développement de la biomasse, de bioprocédés et de systèmes de bioraffinage pour la production de biocarburants, de produits chimiques et de biomatériaux industriels, ainsi que de produits de santé.

En créant ce programme national sur les bioproduits, nous avons comme objectif de regrouper les compétences et les ressources des intervenants clés, incluant les partenaires de l'industrie, pour atteindre la masse critique dont le Canada a besoin pour réaliser son plein potentiel dans ce secteur.

Le CNRC s'est engagé à aider le Canada à demeurer un chef de file en biotechnologie pour permettre aux Canadiens et Canadiennes de récolter les fruits de ces réalisations fascinantes, et de profiter des niveaux élevés de compétences et des emplois fortement rémunérés qui seront créés.   

En concrétisant le potentiel des bioproduits et en favorisant la prospérité économique à long terme, le CNRC et ses partenaires contribueront à l'amélioration de la qualité de vie de tous les Canadiens et Canadiennes.


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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