ARCHIVÉ - Masques de gardien de but «  techno  » pour le sport national du Canada

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Le 07 septembre 2007— Ottawa (Ontario)

La nouvelle saison de hockey est sur le point de démarrer, et les gardiens de but de la LNH éprouveront peut-être moins de mal à arrêter les rondelles cette année. En effet, une entreprise canadienne a créé pour eux un masque léger avec des matériaux de pointe, en collaboration avec le CNRC.

Fabriqué par la société montréalaise Marquez Transtech Ltée pour le compte d'ITECH, de Kirkland (Québec), le nouveau masque est le premier du genre à être fait de composites « thermoplastiques ». Ce masque à la fine pointe de la technologie est composé d'un tissu à fibre continue imprégné dans une matrice thermoplastique, ce qui lui confère une plus grande robustesse et une meilleure résistance aux chocs.

Masque de gardien de but
Masque de gardien de but

Marquez, qui se spécialise dans la fabrication de pièces en composites pour les secteurs de l'aérospatiale et des transports, souhaitait trouver de nouvelles applications pour les composites thermoplastiques. Dans le cadre d'un autre projet, l'entreprise avait déjà coopéré avec l'Institut des matériaux industriels du CNRC (IMI-CNRC) dans les années 1990. « Il y a environ deux ans, Marquez nous a demandé de l'aide pour réaliser le masque de gardien de but », précise M. David Trudel-Boucher, agent de recherche du Groupe des composites et polymères structuraux, à l'IMI-CNRC.

À l'heure actuelle, les masques de gardien de but sont en composites thermodurcis. « C'est la norme pour l'industrie, explique l'agent de recherche. Pour cela, un catalyseur est mélangé à la résine, ce qui produit un matériau très robuste. Cependant, on sait aussi que les matériaux thermoplastiques absorbent mieux les impacts et, quand on est gardien de but, ce que l'on désire avant tout, c'est d'être protégé contre les chocs », souligne-t-il.

En recourant aux composites thermoplastiques, « nous avons réussi à fabriquer un masque plus léger, mais qui offre une résistance analogue aux chocs. Son poids a été coupé de près de 20 pour cent, ce qui le rend plus confortable », poursuit M. Trudel-Boucher.

Selon lui, l'IMI-CNRC a aidé Marquez à surmonter divers problèmes techniques. « En raison de sa forme, le masque de gardien de but est difficile à mouler, explique-t-il. Un des principaux problèmes consistait à réguler le procédé de moulage pour que le composite thermoplastique se lie bien avec le fini superficiel. »

« Toutefois, le plus grand obstacle a sans doute été le développement de ce fini. Comme vous le savez, la plupart des gardiens de but aiment décorer leur masque. Cela leur donne fière allure à la télévision. Le fini superficiel doit être très luisant, pour que le masque soit très percutant sur le plan visuel. »

Si les détails du procédé demeurent secrets, l'IMI-CNRC a permis à Marquez de créer un fini superficiel thermoplastique qu'on peut peindre aisément. « Quand vous achetez un masque de hockey et l'envoyez faire peindre chez un spécialiste, celui-ci présumera qu'il s'agit d'un masque thermodurci, parce c'est ce qu'on lui apporte le plus souvent, reprend M. Trudel-Boucher. Nous avons dû trouver une solution pour que l'acheteur n'ait pas à se soucier du matériau dans lequel le masque est fabriqué. Le fini superficiel fait en sorte que le masque thermoplastique est compatible avec n'importe quelle peinture actuellement employée sur les masques de hockey ordinaires. »

Selon l'agent de recherche, le fini développé conjointement par l'IMI-CNRC et Marquez pourrait trouver d'autres applications sur des articles pour lesquels la finition extérieure a son importance. « Les panneaux utilisés dans les transports, par exemple, indique-t-il. Certains camions et autobus sont fabriqués avec des panneaux en composites. »

L'IMI-CNRC a achevé ses travaux en 2006, de sorte que le nouveau masque a été officiellement lancé par ITECH l'hiver dernier. « On devrait trouver quelques masques thermoplastiques dans les magasins d'articles de sport cet automne », prédit M. Trudel-Boucher. Il se peut aussi qu'il apparaisse dans les parties de la LNH cette saison. Si l'on se fie au site Web de l'entreprise, « en tant que masque officiel de la LNH, plus de 70 pour cent des gardiens de but de la Ligue qui portent un masque griffé préfèrent ceux de ITECH. »

Si les ligues majeures l'adoptent, le masque pourrait même accroître la performance des gardiens de but. Après en avoir testé le prototype, l'un d'entre eux a déclaré que la rondelle émet un bruit assourdissant quand elle heurte un masque ordinaire. « Le gardien de but est souvent étourdi un bref instant après le choc, tant le bruit est désagréable et distrayant », explique-t-il. Or le bruit est nettement plus faible avec le nouveau masque.

Le masque en composite thermoplastique donnera-t-il un avantage d'une fraction de seconde au gardien de but quand celui-ci doit arrêter des ricochets? « C'est possible, dit avec prudence M. Trudel-Boucher, mais je ne suis pas gardien de but. Ce n'est qu'une supposition. »


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