ARCHIVÉ - Penser environnement, c'est rentable!

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Le 07 juillet 2007— Ottawa (Ontario)

Jean-François Rivest, Président de Voodoo Technologies
Jean-François Rivest, Président de Voodoo Technologies

Les préoccupations de la population ne suffisent pas à convaincre l'industrie canadienne de la fabrication de penser vert. Il y a sept ans, le CNRC a donc mis son poids dans la balance des Enviroclub, initiative québécoise qui a déjà permis à plus de 168 fabricants d'accroître leurs bénéfices en améliorant de plein gré leurs procédés tout en réduisant l'impact environnemental.

Grâce à un partenariat unique, Environnement Canada, Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) et le CNRC amènent des fabricants québécois à participer à l'initiative Enviroclub, prouvant que ce qui est bon pour l'environnement l'est aussi pour les affaires.

Vingt-deux Enviroclubs ont vu le jour entre 2000 et juin 2007. Chacun compte une quinzaine d'entreprises produisant des marchandises diverses allant des tomates hydroponiques au bois d'oeuvre, aux vêtements, armoires de cuisine, matériaux d'emballage, tubes d'aluminium, produits de nettoyage et autres. Presque tous les participants ont vu leurs profits augmenter.

Avec le soutien du CNRC, les Enviroclubs montrent à l'industrie québécoise qu'une meilleure performance environnementale signifie plus de débouchés et de profits.

Pour être admissible, l'entreprise doit mettre en oeuvre un projet qui réduira son usage de substances toxiques ou y mettra fin; qui diminuera la quantité d'énergie, de matières premières et d'eau utilisées; ou qui favorisera la réutilisation ou le recyclage des matériaux. Elle doit aussi apprendre à mieux gérer l'incidence de ses activités sur l'environnement.

« Avec Enviroclub, le CNRC aide les entreprises à apprendre sur le tas », explique Denis Morrissette, conseiller en technologie industrielle du Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC (PARI-CNRC) au Québec. « Les participants partagent leur expérience avec d'autres qui sont confrontés aux mêmes défis. Chacun en retire quelque chose. »

Avant les Enviroclubs, Environnement Canada ne parvenait pas à convaincre les entreprises de repenser volontairement leurs procédés. Ces dernières avaient besoin d'aide financière et de conseils d'experts. Le programme est né quand l'organisme fédéral responsable du développement économique au Québec, DEC, et le CNRC se sont joints à Environnement Canada et ont avancé expertise et argent. Le PARI-CNRC savait quels arguments utiliser pour intéresser les petits entrepreneurs : plus de bénéfices et de débouchés en passant par une meilleure performance environnementale.

Enviroclub est un regroupement d'entreprises d'une même région ou d'un même secteur qui ont accès à de l'expertise et à des fonds pour :

  • mener en usine un projet de prévention de la pollution qui réduit les coûts de production;
  • en apprendre davantage sur la performance environnementale grâce à des ateliers et à un réseau de professionnels.

Entre 2000 et 2005, la contribution du PARI-CNRC s'est élevée à 5 000 $ pour chaque entreprise participante pour un total annuel de 150 000 $. L'argent a servi à payer les experts-conseils chargés d'aider les entreprises à concevoir et réaliser leurs projets d'éco-efficacité. De plus, les conseillers du PARI-CNRC du Québec ont aiguillé les entreprises vers les Enviroclubs, misant sur celles qui y avaient le plus à gagner.

Quelques années ont suffi pour que le programme donne des résultats enviables. « Spectube, un fabricant de tubes d'aluminium de Chicoutimi, épargne maintenant 59 000 $ chaque année et utilise 68 pour cent moins de trichloroéthylène. C'est 35 tonnes de solvant qui ne s'échappent plus dans l'atmosphère. »

Ce succès n'est pas le seul. Chaque année, Voodoo Technologies, le plus grand fabricant canadien de kayaks rotomoulés, économise 115 000 $ depuis que la modification de son procédé de fabrication a coupé sa consommation de gaz de 22 300 mètres cubes et ses déchets de 35 pour cent. Grâce aux Enviroclubs, Industrie ILI a pu profiter des services d'un chimiste et trouver comment remplacer deux composés toxiques dans ses produits de nettoyage et d'entretien. Désormais, l'entreprise satisfait à la demande de produits « verts » sur le marché.

Les participants ne restent que huit à dix mois dans le programme et rapportent un rendement sur l'investissement dans l'espace de deux ans, en moyenne. Ces entreprises sont de véritables chefs de file, figurant parmi les premiers au Québec à réduire volontairement leur impact sur l'environnement.


Liens suggérés :


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

Restez branché

Abonnez-vous

Date de modification :