ARCHIVÉ - La recherche sur l'aluminium propose des solutions à haute performance

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Le 07 septembre 2007— Ottawa (Ontario)

Les raquettes à neige ont beaucoup évolué depuis qu'on les fabriquait à la main avec du bois et de la babiche. Les raquettes à haute performance modernes sont faites de matériaux contemporains légers, tel l'aluminium. L'usage de matériaux dans de nouveaux produits exige néanmoins de nouvelles technologies de transformation, et avec chacune vient son lot de difficultés.

Au coeur de la « vallée de l'aluminium » canadienne, un producteur québécois d'aluminium souhaitait obtenir une réponse à ses questions. Son entreprise – un des principaux fournisseurs canadiens de pièces d'aluminium pour une large gamme d'articles de consommation – éprouvait des problèmes techniques en essayant de fabriquer le cadre de raquette idéal. Il arrivait que certains tubes se fissurent lors du pliage après que le procédé de durcissement thermique appliqué. Cela ne survenait qu'à l'occasion, mais sans raison évidente.

De gauche à droite : MM. Jean Paré (président et chef de direction, Alfiniti inc.), Ahmed Rahem (chef du Groupe des procédés de formage, CTA-CNRC) et Mario Fafard (professeur à l'Université Laval et directeur, REGAL)
De gauche à droite : MM. Jean Paré (président et chef de direction, Alfiniti inc.), Ahmed Rahem (chef du Groupe des procédés de formage, CTA-CNRC) et Mario Fafard (professeur à l'Université Laval et directeur, REGAL)

Voilà pourquoi Jean Paré, président d'Alfiniti inc., s'est tourné vers le Centre des technologies de l'aluminium du CNRC (CTA-CNRC), dans la région de Saguenay, au Québec. Ce centre de 57 millions de dollars procure aux fabricants canadiens le soutien technique, le savoir-faire et les laboratoires qui leur permettront d'élaborer ou de perfectionner les technologies de transformation du métal. Le CTA-CNRC et ses partenaires de la grappe technologique locale se sont donné pour mission d'aider les petites et moyennes entreprises du Canada à surmonter leurs problèmes de R-D dans le domaine de l'aluminium.

La première étape consistait à observer et à jauger de manière méthodique toutes les facettes du procédé thermique d'Alfiniti pendant plusieurs mois afin d'établir les conditions précises dans lesquelles il y avait rupture. L'entreprise n'avait ni la main-d'oeuvre ni les fonds nécessaires pour cela.

Aider les fabricants d'aluminium canadiens à surmonter leurs problèmes de R-D est la raison d'être de la grappe technologique de l'aluminium pilotée par le CNRC.

Grâce aux partenaires du CNRC, M. Paré n'a pas eu longtemps à attendre avant que plusieurs experts en R‑D s'engagent à trouver des solutions abordables pour l'entreprise.

Le CTA-CNRC s'est associé à l'Université Laval et à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Toutes deux font partie du Centre de recherche sur l'aluminium – REGAL, qui regroupe des universités québécoises et des partenaires publics et industriels qui poursuivent un vaste programme de recherche sur la production et la transformation de l'aluminium. Mario Fafard, directeur du REGAL, a recruté un étudiant en maîtrise de l'Université Laval pour mener la première phase des recherches. Une fois installé au CTA-CNRC, cet étudiant a déterminé l'impact que le traitement thermique d'Alfiniti avait sur l'intégrité structurale des tubes d'aluminium étirés à froid puis a établi la durée et la température optimales du traitement pour que les tubes ne cassent pas et que le produit garde sa solidité.

Un deuxième étudiant de maîtrise en génie de l'UQAC étudie présentement le four d'Alfiniti. Ses travaux serviront de base pour modifier le four afin que le procédé de durcissement se fasse toujours dans les conditions optimales.

Grâce au succès remporté jusqu'à présent par le projet, une troisième phase de R-D vient de démarrer. Elle servira à maximiser l'ensemble du procédé de production, depuis l'étirage à froid des tubes sans soudure jusqu'à leur pliage et à leur durcissement thermique.

Alfiniti inc. récolte déjà les fruits de ce partenariat. Le personnel de l'entreprise comprend beaucoup mieux les difficultés de la transformation du métal et la manière dont certains procédés affectent l'intégrité structurale du matériau. Les modifications apportées au procédé de durcissement thermique ont permis de réduire de moitié le temps de production et d'accroître le rendement de plus de 10 pour cent, ce qui confère à l'entreprise canadienne un net avantage sur ses concurrents.

Une raquette à neige et son cadre
Une raquette à neige et son cadre

« Pour résoudre le problème d'un manufacturier, il faut apporter les bonnes ressources au moment adéquat, affirme Ahmed Rahem, chef du groupe au CTA-CNRC. Nous sommes vraiment heureux que l'équipe que nous avons formée ait accompli un tel travail. »

Quoique le coût global des recherches atteigne près de 200 000 $, Alfiniti n'a assumé qu'une petite fraction de la facture. Près des trois quarts de la somme investie dans le projet sont issus du Programme d'aide à la recherche industrielle du CNRC, d'une subvention pour la recherche industrielle du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada ainsi que du crédit d'impôt fédéral pour la recherche et le développement.


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