ARCHIVÉ - Des carburants pour un avenir plus propre

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Le 07 avril 2007— Ottawa (Ontario)

Le changement climatique et la pollution suscitent des recherches considérables sur ce qui entre dans le moteur et sort du pot d'échappement des véhicules.

Les scientifiques du CNRC s'efforcent de préciser les caractéristiques des combustibles qui pourraient alimenter les automobiles de demain, cherchant ceux qui garantiront la meilleure performance sur la route en nuisant le moins à l'environnement. Ce travail fait intervenir des techniques d'analyse novatrices, des moteurs nouveau genre et des combustibles de remplacement comme les biocarburants et les carburants tirés des sables bitumineux. Les résultats de ces travaux formeront la base des technologies automobiles de la prochaine génération, où la combustion sera plus efficace et la pollution sans commune mesure avec ce qu'elle était avant.

Selon Hailin Li, chercheur au CNRC, ce nouveau type de moteur pourrait faire son apparition sur le marché dès la prochaine décennie, ce qui contribuerait à réduire sensiblement les émissions.
Selon Hailin Li, chercheur au CNRC, ce nouveau type de moteur pourrait faire son apparition sur le marché dès la prochaine décennie, ce qui contribuerait à réduire sensiblement les émissions.

Hailin Li, du CNRC, s'intéresse au comportement des combustibles classiques et de leurs substituts. Un moteur spécial à un cylindre lui permet de modifier divers aspects de la combustion.

« Nous aimerions comprendre l'incidence de divers carburants sur la combustion des mélanges pauvres, explique-t-il. Il faut trouver la composition adéquate si l'on veut que ces combustibles brûlent bien à une température plus basse. » Un carburant émettra beaucoup moins de gaz s'il est entièrement brûlé dans le moteur, qu'un carburant qui n'est que partiellement brûlé.

Les effets du froid sur le carburant revêtent aussi de l'importance pour les automobilistes canadiens, qui doivent composer avec un hiver rigoureux. À dire vrai, les normales hivernales pourraient bien restreindre l'adoption des combustibles qui incorporent de nouveaux additifs issus des matières premières agricoles, car ils ont tendance à laisser un dépôt cireux par temps froid.

De telles limites d'utilisation pourraient nuire à la commercialisation de certains combustibles de remplacement, même s'ils émettent moins de polluants comme les particules.

Pour caractériser les combustibles, Hailin Li dose les particules par incandescence induite au laser (IIL). « Grâce à cette technologie, nous pouvons mesurer en parties par quadrillion la suie produite par un véhicule en mouvement. »

Le CNRC à l'oeuvre

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Quoiqu'une telle précision paraisse exagérée, l'incandescence induite au laser se prête admirablement à l'analyse des moteurs qui innovent tel celui que Hailin Li étudie au CNRC – un moteur à haute pression et à faible température de combustion qui supprime presque toutes les émissions de suie.

Stuart Neill, agent de recherche principal au CNRC, est persuadé que les moteurs diesel qui prendront le marché nord-américain d'assaut dans les années qui viennent ne ressembleront en rien aux puissants, bruyants et polluants moteurs des décennies passées. Aujourd'hui, le carburant diesel ne contient plus qu'une fraction du soufre qu'il avait hier.

Tout cela exige pourtant qu'on se penche encore plus sur les changements apportés à la composition chimique des combustibles et sur les perfectionnements des nouveaux moteurs. Stuart Neill croit que la réussite de ces recherches pourrait bien échapper à la majorité, ce qui plairait aux fabricants comme aux conducteurs d'automobile.

« Difficile de croire que les nouveaux moteurs sont des diesel quand on les voit, confie-t-il. Comme un microprocesseur le commande, le moteur passe d'un mode de combustion à l'autre sans qu'on s'en rende compte. Le conducteur pollue donc moins à son insu. »


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