ARCHIVÉ - Sauver des vies grâce à la bioinformatique

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Le 07 avril 2007— Ottawa (Ontario)

Des chercheurs du CNRC et des spécialistes du cancer du Nouveau-Brunswick ont mis au point une technologie remarquable permettant de diagnostiquer le cancer de la prostate avec beaucoup plus d'exactitude. Grâce aux 2,9 millions de dollars débloqués par le Fonds d'innovation de l'Atlantique pour commercialiser cette technologie, les chercheurs du CNRC espèrent trouver un partenaire du secteur privé et élaborer un outil diagnostique utile pour les centres de santé.

La découverte est issue du mariage des mathématiques et de la biologie. Mathématicien et chercheur à l'Institut de technologie de l'information du CNRC, Nabil Belacel a eu recours à un puissant algorithme de son invention pour identifier les modes d'expression génétique – les biomarqueurs – particuliers au cancer de la prostate. Des médecins de l'Atlantic Cancer Research Institute (ACRI) ont ensuite vérifié ses résultats avec des jeux de micro échantillons d'ADN. Conséquence? Une série de huit gènes ou marqueurs qui identifient les tumeurs cancéreuses de la prostate avec 96 pour cent d'exactitude – une amélioration considérable sur les méthodes traditionnelles.

Le chercheur Nabil Belacel, du CNRC, a inventé un algorithme pour identifier les marqueurs biologiques du cancer
Le chercheur Nabil Belacel, du CNRC, a inventé un algorithme pour identifier les marqueurs biologiques du cancer

« Le dépistage de l'antigène prostatique spécifique (PSA), le test usuel actuel, donne lieu à maintes réactions faussement positives qui requièrent des procédures invasives onéreuses, parfois même superflues », souligne M. Belacel.

L'algorithme mathématique mis au point au CNRC est unique. L'excellente collaboration entre le CNRC et l'ACRI pourrait bien déboucher sur un raccourcissement des délais et une précision accrue, ce qui réduirait le nombre d'interventions invasives avant qu'on aboutisse à un diagnostic exact. La nouvelle technologie remplacera peut-être le test de dépistage du PSA, qui nécessite le prélèvement d'un échantillon de tissu.

Avant d'élaborer un test non invasif, les chercheurs devront cependant confirmer qu'il est possible d'isoler les protéines d'autres milieux comme le sang et l'urine. Cela fait, un partenaire du secteur privé – sans doute une entreprise spécialisée dans le matériel diagnostique – n'aura qu'à produire les trousses nécessaires.

« Nous espérons qu'en isolant ces marqueurs, nous arriverons à dépister le cancer plus vite », reprend M. Belacel.

Le CNRC et l'ACRI ont conjointement breveté le biomarqueur du cancer de la prostate. La même technique a servi à identifier les biomarqueurs du cancer du côlon. Une demande de brevet a été déposée.

L'ACRI recevra 2,9 millions de dollars en trois ans du Fonds d'innovation de l'Atlantique pour le projet « Découverte d'un biomarqueur du cancer par la génomique » qu'il poursuit de concert avec le CNRC. L'étape suivante, pour le CNRC, consistera à pousser la validation du biomarqueur du cancer de la prostate plus loin en vue de trouver un partenaire qui le commercialisera. Le CNRC recourra à un algorithme similaire pour trouver et vérifier des jeux de biomarqueurs pour les cancers du sein, des ovaires et des poumons ainsi que pour les lymphomes. Le but ultime est de créer une trousse diagnostique pour de multiples cancers.

« Éventuellement, cette technologie aboutira à un dépistage plus rapide, voire à des tests préventifs. Elle pourrait aussi déboucher sur des traitements personnalisés, termine M. Belacel. Enfin,elle pourrait révolutionner la façon dont on classe et soigne les cancers, les tumeurs malignes et diverses maladies, si bien qu'on ne se fiera plus autant sur les symptômes ou le siège de la maladie mais davantage sur ses origines génétiques. »


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