ARCHIVÉ - L'industrie canadienne voit l'avenir en 3D

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Le 07 août 2007— Ottawa (Ontario)

Neuf entreprises canadiennes exploitent les technologies 3D du CNRC sous licence. Elles injectent annuellement 50 millions de dollars dans l'économie et ont créé plus de 300 emplois. On commence à peine à saisir tout le potentiel de ces technologies.

À la fin de 2006, les journaux publiaient d'étonnantes révélations sur la mondialement célèbre Joconde, de Léonard de Vinci. Une technologie de balayage 3D du CNRC livrait des détails remarquables dissimulés dans la peinture.

Ce n'était pourtant pas la première fois qu'une technologie 3D du CNRC faisait la manchette. Depuis plus de dix ans, le CNRC figure parmi les meilleurs centres d'imagerie pour les trésors du patrimoine, réputation bien méritée. Pour le Groupe de technologie de l'information visuelle de l'Institut de technologie de l'information du CNRC, à Ottawa, la Joconde n'était que le plus récent succès d'une série grandissante dont les débuts remontent à la fin des années 1980.

Atelier 3D est un nouveau logiciel servant à analyser des objets complexes
Atelier 3D est un nouveau logiciel servant à analyser des objets complexes

En plus d'aider les conservateurs qui étudient les grandes oeuvres d'Europe, de Chine, d'Israël, du Canada et des États-Unis, les technologies 3D du CNRC facilitent la tâche de diverses entreprises canadiennes dans les secteurs de la fabrication, de l'espace, de la médecine légale et du spectacle.

« Le CNRC aide les entreprises canadiennes à exploiter ses technologies 3D pour qu'elles deviennent plus concurrentielles, surtout dans les industries de l'automobile et de l'aérospatiale », affirme François Blais, chef du Groupe de technologie de l'information visuelle. « Les possibilités sont infinies. »

Les fabricants de caméras laser et les services de numérisation ont adapté et exploitent divers aspects des technologies du CNRC à leurs fins.

  • Neptec Design Group a créé une caméra laser pour inspecter les tuiles du bouclier thermique de la navette spatiale avant sa rentrée dans l'atmosphère.
  • ShapeGrabber inc. propose une station d'inspection 3D automatisée.
  • Arius3D inc. a inventé son propre numériseur laser couleur.
  • Optech inc. a combiné les algorithmes de projection couleur du CNRC à son scanneur longue portée pour des applications en génie civil.
  • GIE Technologies, de Montréal, recourt à la technologie du CNRC pour inspecter les routes.
  • ShapeQuest inc. exploite le logiciel ShapeCapture du CNRC pour effectuer des relevés et créer des modèles 3D.

Assurance de la qualité et inspection en cours de montage viennent naturellement à l'esprit pour le secteur de l'automobile, où les livraisons ne doivent souffrir aucun défaut de fabrication.

« Imaginez l'efficacité du fabricant s'il recourait aux derniers appareils et logiciels 3D pour inspecter ses pièces et les rectifier à quelques microns près durant la production, déclare M. Blais. La technologie 3D est la solution, aucun doute là-dessus. »

Après s'être détachée du CNRC en 1994 pour exploiter plusieurs de ses technologies, Innovmetric est devenue un leader mondial en modélisation pour les fabricants d'automobiles et l'aérospatiale. Des géants comme Honda, Toyota, Ford, GM, Rolls Royce, NASA, Airbus et Boeing utilisent ses logiciels 3D.

Des millions de gens ont admiré la magie de ces technologies au cinéma. XYZ RGB inc., détenteur d'une autre licence du CNRC, a réalisé des effets 3D spectaculaires dans Le Seigneur des anneaux, King Kong et les suites de La Matrice. Ses prouesses techniques lui ont valu d'être nommée pour un Oscar.

« Les organisations qui profitent de nos technologies et de notre expertise 3D permettent à la R-D de se poursuivre, reprend M. Blais. Chaque nouvelle application est l'occasion d'adapter nos technologies à des fins plus lucratives. »

La rapidité des progrès accomplis a de quoi fasciner. « Plus d'un siècle s'est écoulé entre l'invention de l'appareil photo et l'arrivée de l'appareil photo numérique sur le marché, au début des années 1990, explique-t-il. Tout va plus vite avec la 3D. Dans 15 ou 20 ans, ces technologies se retrouveront dans plus d'applications qu'on peut l'imaginer aujourd'hui. »


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