ARCHIVÉ - Réflexions du Président

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Le 06 mai 2006— Ottawa (Ontario)

Du laboratoire au marché

Comme toutes les bonnes organisations, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) évalue constamment les retombées économiques et sociales de ses programmes et s'efforce de comprendre comment ceux-ci contribuent à la prospérité du Canada.

Un des critères déterminants de cette contribution dont il a été abondamment question au cours des dernières années est la capacité des laboratoires publics canadiens de transférer des technologies et des méthodes novatrices vers le secteur privé, soit la capacité du Canada de commercialiser les résultats de la recherche. Depuis sa création en 1916, voilà exactement ce que s'efforce de faire le Conseil national de recherches du Canada : s'assurer que les recherches effectuées dans ses laboratoires se traduisent par des débouchés sur le marché et ont des retombées sociales et économiques favorables pour le Canada.

Le CNRC a mis au point une méthode très fructueuse de commercialisation de ses technologies qui s'appuie sur un certain nombre de moyens allant de l'octroi de licences à la création d'entreprises dérivées en passant par la recherche conjointe et l'incubation d'entreprises.

Commercialiser des technologies n'est pas chose simple et cette tâche ne se fait pas en vase clos. La commercialisation correspond à l'aspect « développement » de la « recherche et du développement » (R-D). Une technologie prête à être commercialisée a d'abord nécessité d'importants investissements dans la recherche. Sans programmes de recherche efficaces axés sur les secteurs clés de l'économie canadienne, il n'y aurait en effet tout simplement pas de technologie à commercialiser.

Une des difficultés auxquelles se heurtent parfois les gestionnaires des programmes de recherche axés sur le marché consiste à prévoir les besoins futurs du marché. Le CNRC gère donc ses activités de recherche par portefeuille et investit aussi bien dans la recherche à court terme que dans la recherche à moyen et long termes. Si les activités de recherche à court terme sont collées de beaucoup plus près aux besoins actuels du marché, la recherche à long terme, elle, est cruciale pour prévoir quels seront nos besoins dans 10 à 15 ans et pour développer les technologies qui les combleront.

Dans toutes ces entreprises, un des éléments clés du succès du CNRC a été sa détermination à faire preuve de leadership et d'excellence. Au fil des ans, les scientifiques et ingénieurs du CNRC ont résolu des problèmes technologiques et sociétaux, ce qui a eu des retombées favorables dans la vie de tous les Canadiens.

De 1924 à 1938, plusieurs des meilleurs chercheurs médicaux au pays ont travaillé avec le CNRC à la mise au point d'un vaccin contre la tuberculose (TB). Au début des années 1930, les chercheurs du CNRC ont effectué des travaux importants qui ont permis la conversion du gaz naturel résiduaire de l'Ouest canadien en nouveaux produits utiles comme de l'antigel, le caoutchouc synthétique et le benzène, un produit chimique qui entre dans la fabrication d'insecticides, de détergents et d'huiles à moteur. En 1951, les scientifiques canadiens utilisaient pour la première fois du cobalt-60 produit par le CNRC pour traiter des personnes atteintes du cancer. Aujourd'hui, le Canada produit environ 85 % de tout le cobalt-60 produit dans le monde à cet effet. Le CNRC a conçu la torche olympique qui a été le point de mire des Jeux olympiques d'hiver de 1988 à Calgary. Plus récemment, les scientifiques du CNRC ont mis au point une technologie d'imagerie tridimensionnelle qui est utilisée dans une foule d'applications allant des logiciels de médecine légale de la police aux applications servant aux traitements contre le cancer en passant par les effets spéciaux cinématographiques, notamment ceux de la trilogie Le Seigneur des anneaux.

Au fil des ans, l'excellence du CNRC a toujours été reconnue.

De nombreux scientifiques qui ont honoré le CNRC de leur travail ont été récompensés par un prix Nobel dont Gerhard Herzberg, qui, en 1971, a reçu cette récompense prestigieuse pour son travail dans l'identification des molécules dans l'espace. Sa découverte est aujourd'hui utilisée dans presque tous les domaines de la science moderne, de la médecine à l'électronique.

John Polanyi, lui aussi lauréat d'un prix Nobel en 1986, a donné naissance quant à lui à un tout nouveau champ de recherche en chimie : la dynamique des réactions.

En 2000, Harold Jennings, un scientifique du CNRC, a reçu le prestigieux prix Manning. Il avait développé un vaccin contre l'infection à méningocoques du groupe C. Les ventes de ce vaccin ont généré les redevances les plus importantes jamais créées par les travaux d'un scientifique appartenant à l'administration publique canadienne.

L'an dernier, Jillian Buriak du CNRC a reçu la Médaille commémorative Rutherford en chimie. Elle et son équipe ont développé des méthodes hautement efficaces pour créer des réactions directes entre des nanoparticules et des semi-conducteurs. Ces méthodes sont utilisées dans des applications de détection et d'autres applications importantes.

Toujours en 2005, David Lockwood a remporté la Médaille Henry Marshall Tory pour ses travaux exceptionnels sur les effets de confinement quantique dans les nanostructures des semiconducteurs.

Pierre Coulombe, président du CNRC.
Pierre Coulombe, président du CNRC.

En 2006, un autre scientifique du CNRC, Paul Corkum a remporté le prix Killam du Canada en sciences naturelles, un prix souvent considéré comme un véritable prix Nobel pour les Canadiens. Ce prix faisait de lui le père d'une étape révolutionnaire dans la compréhension des plus petites particules de notre Univers.

Et ce n'est là qu'un échantillon des témoignages de reconnaissance accordés aux employés du CNRC, des personnes exceptionnelles vouées à l'excellence dans leurs champs d'activité respectifs. Il n'est pas exagéré d'affirmer que les instituts et programmes du CNRC d'un peu partout au Canada constituent le lieu de genèse du processus de commercialisation, le point de départ de travaux de recherche pertinents axés sur les problèmes et centrés sur les besoins des Canadiens.


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

Restez branché

Abonnez-vous

Date de modification :