ARCHIVÉ - La science du CNRC donne du muscle à l'équipe canadienne de skeleton

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Le 06 février 2006— Ottawa (Ontario)

Membres de l'équipe nationale de skeleton dans une soufflerie du CNRC.
Membres de l'équipe nationale de skeleton dans une soufflerie du CNRC.

Remporter la médaille d'or aux Jeux Olympiques requiert un ensemble particulier de qualités personnelles. Il y a, bien sûr, de longues années d'entraînement, de la ténacité à revendre et une volonté de fer. Aujourd'hui plus que jamais cependant, la science se mêle à la sueur de l'athlète pour le conduire à la victoire. Et lorsque les athlètes canadiens chausseront skis et patins aux Jeux Olympiques de Turin, bon nombre auront bénéficié d'un véritable coup de pouce technologique pour se hisser sur le podium, cela grâce aux scientifiques du Conseil national de recherches du Canada.

La soufflerie sert à évaluer l'aérodynamisme de l'équipement, donc du traîneau, du casque et de la combinaison, mais aussi celui de la posture de l'athlète.
La soufflerie sert à évaluer l'aérodynamisme de l'équipement, donc du traîneau, du casque et de la combinaison, mais aussi celui de la posture de l'athlète.

Les efforts déployés par le CNRC pour améliorer les prouesses des athlètes canadiens ne datent pas d'hier. Dans les années 1970 et 1980, les membres de la célèbre équipe de ski alpin Crazy Canucks, dont Ken Read et Steve Podborski, ont perfectionné l'aérodynamisme de leur style dans les souffleries du Conseil. Aujourd'hui, avec son programme À nous le podium en 2010, le Comité olympique canadien espère voir nos athlètes récolter un record de 35 médailles aux Jeux Olympiques d'hiver de 2010, à Whistler-Vancouver, soit le double du nombre remporté à Salt Lake City. Cette fois encore, les chercheurs du CNRC aideront les athlètes canadiens à franchir le pas entre une bonne performance et la médaille d'or.

 
 
Le saviez-vous?
 
 

Le CNRC a effectué des recherches afin de doter l'équipe olympique canadienne de bobsleigh de meilleurs patins.

 
 

En prévision des Jeux Olympiques d'hiver de 1992, M. Mahmud Islam et son équipe de l'Institut des technologies de fabrication intégrée du CNRC (ITFI-CNRC), a recouru à des techniques laser pour modifier les propriétés de surface des patins, ce qui s'est soldé par un gain de vitesse mais aussi moins d'usure et de corrosion.

 
 

« Que faut-il pour qu'un athlète classé parmi les cinq meilleurs grimpe sur le podium? Un meilleur entraînement et équipement, sans aucun doute, mais aussi de meilleures recherches. Et le CNRC possède les connaissances nécessaires pour cela en aérodynamique », affirme Guy Larose, agent de recherche principal à l'Institut de recherche aérospatiale du CNRC (IRA-CNRC).

Monsieur Larose fait partie du groupe de l'aérodynamique des corps non profilés au Laboratoire d'aérodynamique de l'IRA-CNRC. Les membres de son équipe s'intéressent aux effets du vent sur à peu près n'importe quoi sauf les avions : des automobiles aux motoneiges en passant par les autobus et les trains, ou les ponts et les câbles. Sans oublier les athlètes. En effet, les Jeux Olympiques de Turin approchant, les athlètes ne cessent de défiler depuis peu à l'Institut, notamment les membres des équipes de luge et de patinage de vitesse, qui poursuivent un entraînement scientifique dans les souffleries de l'IRA-CNRC.

Félicitons à l'équipe canadienne de skeleton qui connait beaucoup de succès aux Jeux olympiques de Turin!
Duff Gibson, Jeff Pain et Mellisa Hollingsworth ont respectivement décroché la médaille d'or, d'argent et de bronze.

Les derniers à s'être servis de la soufflerie de 2m x 3m de l'IRA-CNRC sont les torpilles humaines du Canada : les membres de l'équipe nationale de skeleton. Le skeleton est un sport où l'on dévale une piste glacée en montagne à 125 kilomètres à l'heure sur une luge minuscule réduit à sa plus simple expression. Ah oui! sur le ventre et tête la première.

Membre de l'équipe nationale de skeleton testant l'aérodynamisme dans une soufflerie du CNRC.

« Notre soufflerie crée la même impression que le vent à la vitesse de 125 kilomètres à l'heure, sans qu'on ait à craindre une chute. Les athlètes peuvent donc se concentrer sur l'aérodynamisme », poursuit M. Larose.

La soufflerie sert à évaluer l'aérodynamisme de l'équipement, donc de la luge, du casque et de la combinaison, mais aussi celui de la posture de l'athlète. Pour les essais, on place la luge sur une balance spéciale appelée « balance de forces ». Celle de la soufflerie de 2m x 3m de l'IRA-CNRC est l'une des meilleures en Amérique du Nord. Elle est capable de mesurer les infimes variations de traînée, de portance et de force latérale. Sur sa luge, dans le rugissement du vent, l'athlète peut modifier différents aspects de son équipement ou de sa position et en voir immédiatement les répercussions sur l'aérodynamisme. Ainsi, durant les essais de positionnement du corps, les résultats de traînée sont projetés sur le sol devant l'athlète, ce qui lui permet de voir ce qu'il advient quand il arrondit les épaules ou ouvre ou ferme les jambes, par exemple.

« Les athlètes sont fascinés, déclare le chercheur. Ils ont souvent ressenti ce dont nous leur parlons sans jamais avoir pu l'expliquer de vive voix. »

 
 
Le saviez-vous?
 
 

Le CNRC a conçu le flambeau des Jeux Olympiques d'hiver de Calgary en 1988.

 
 

« Équipe CNRC » a relevé le défi. Combinant savoir-faire et créativité, elle a réalisé un flambeau entièrement fait de matériaux canadiens qui intégrait des éléments traditionnels et innovateurs.

 
 

Le CNRC a aussi mis au point le système d'alimentation en carburant sécuritaire, écologique et continu, qui a servi à allumer les 150 flambeaux employés durant les 88 jours que la flamme olympique a pris pour franchir les 18 000 kilomètres de son parcours au Canada.

Torche utilisée pour les Jeux olympiques d'hiver 1988.

 
 

Les tests récemment effectués avec l'équipe canadienne de skeleton ont révélé qu'un type particulier d'équipement (les spécifications techniques restent le secret de l'équipe) était beaucoup plus aérodynamique que les autres. Monsieur Larose estime qu'il aurait été impossible de le déterminer parmi la myriade de facteurs existants sans des essais précis en soufflerie.

Pour un athlète qui a utilisé la soufflerie de l'IRA-CNRC, ce genre d'atout technologique se traduit par du « temps en banque ». S'ajoute à ce coup de pouce technologique la confiance supplémentaire de savoir qu'on entre dans la compétition armé des toutes dernières connaissances scientifiques.

La patineuse canadienne Catriona LeMay Doan s'est tournée vers le CNRC et ses souffleries afin de comparer la résistance de six combinaisons – certaines assuraient une plus grande rapidité que d'autres. L'obtention de la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Salt Lake City l'a prouvé.
La patineuse canadienne Catriona LeMay Doan s'est tournée vers le CNRC et ses souffleries afin de comparer la résistance de six combinaisons – certaines assuraient une plus grande rapidité que d'autres. L'obtention de la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Salt Lake City l'a prouvé.

Et le jeu en vaut la chandelle. La patineuse de vitesse canadienne Catriona LeMay Doan avait vérifié l'aérodynamisme de six combinaisons dans la soufflerie de 2m x 3m de l'IRA-CNRC avant de décrocher sa médaille d'or aux Jeux Olympiques de Salt Lake City. Face à cet exploit, les membres de l'équipe canadienne de ski de fond sont récemment venus tester leurs combinaisons à la soufflerie de l'Institut.


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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