ARCHIVÉ - Du talent à foison et des éclairs de génie : la recette des plus grandes inventions canadiennes

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Le 06 septembre 2006— Ottawa (Ontario)

Les résultats des projets de recherche du CNRC concourent pour le titre de la plus grande invention du Canada
 
 
La plus grande invention du Canada
 
 

Votez (http://www.cbc.ca/inventions/) avant l'échéance du 28 septembre pour déterminer la plus grande invention du Canada. La chaîne anglaise de Radio-Canada annoncera les 10 meilleures et présentera leurs créateurs lors d'une émission spéciale de deux heures diffusée le 3 janvier 2007.

 
 

Partout au pays, les gens votent afin de choisir la plus grande invention du Canada (site disponible uniquement en anglais). La chaîne anglaise de Radio-Canada a affiché sa liste des 50 plus grandes inventions canadiennes et bon nombre d'entre elles ont leurs racines ici même, au Conseil national de recherches du Canada (CRNC).

Les chercheurs du CNRC ont en effet imaginé ou conçu huit des 50 plus prestigieuses inventions canadiennes, sinon collaboré à leur création. Les voici :

le Canadarm (Frank Thurston, Garry Lindberg, Lloyd Pinkney, Karl Doetsch, George Klein, Bruce Aikenhead, Art Hunter et d'autres de l'équipe de recherche en aérospatiale du CNRC);

la bombe au cobalt 60 pour le traitement du cancer (les scientifiques du CNRC à Chalk River ainsi que des médecins de London et de Saskatoon);

l'animation par ordinateur (Nestor Burtnyk et Marceli Wein);

l'indicateur de position d'écrasement (Harry Stevinson);

le fauteuil roulant électrique (George Klein);

le synthétiseur électronique (Hugh Le Caine);

le détecteur d'explosifs (Lorne Elias);

le stimulateur cardiaque (John Hopps).

Sur la liste figurent aussi d'autres inventions découlant de travaux soutenus par le CNRC, notamment le microscope électronique et la tenue antigravité.

Bien que la plupart des organismes sur la liste n'aient qu'une ou deux inventions parmi les 50 retenues, le CNRC en compte huit, ce qui témoigne avec éloquence de la qualité de sa R-D et des innovations réalisées.

Les Canadiens sont conviés à voter en ligne pour ce qu'ils considèrent être la plus grande invention du pays avant le 28 septembre. Avec 8 candidats, le CNRC pourrait retrouver plusieurs inventions parmi les 10 finalistes.

« Le choix n'est pas facile. Pour tout dire, certaines inventions tels le canot d'écorce et l'insulinothérapie, sans rapport avec le CNRC, sont particulièrement attrayantes », a déclaré Dick Bourgeois-Doyle, féru de l'histoire du CNRC et auteur de George J. Klein : the Great Inventor. « Personnellement, j'espère que le fauteuil roulant électrique du CNRC récoltera assez de votes pour se retrouver parmi les finalistes et inciter Radio-Canada à produire ce qui s'avérerait, à mon avis, une histoire d'invention aussi édifiante qu'intéressante. »

Rappelez-vous : chaque vote compte. Montrez cet article aux membres de votre famille, à vos amis et à vos collègues et aidez-nous à souligner la grande tradition canadienne d'excellence en science et en technologie ainsi que dans les innovations. Un seul coup d'oeil aux 50 inventions retenues révèle l'impact prodigieux que ces créateurs de génie, y compris ceux du CNRC mentionnés ci-dessous, ont eu sur la santé et le mieux-être des Canadiens ainsi que l'essor et la prospérité de notre nation.


Le Canadarm
Le Canadarm dans l'espace.
Le Canadarm dans l'espace.

Au milieu des années 1970, la NASA indiquait, dans un protocole d'entente conclu avec le CNRC, que ce dernier entreprendrait « la conception, le développement, la fabrication et la livraison » du prototype du Canadarm, un bras robotisé qui aiderait les cosmonautes à lancer et à récupérer des satellites et des cargaisons de divers genres. Le Canadarm devrait aussi faciliter le déplacement des astronautes dans l'espace. Pour cela, le CNRC a jumelé son expertise technique et ses compétences en gestion de projet aux capacités de fabrication de l'industrie, principalement celles des entreprises canadiennes SPAR Aerospace et MD Robotics.

Le nom « Canadarm » a lui-même été proposé par Larkin Kerwin, ancien président du CNRC, et par Wally Cherwinski, employé de longue date du Conseil. Le mot-symbole Canada, qui orne le bras robotisé, a été intégré aux spécifications techniques de la NASA par les ingénieurs du CNRC attachés au projet, ce qui, à l'époque, avait incité le New York Times à affubler le Canadarm du sobriquet de « plus gros panneau publicitaire volant au monde ». Marc Garneau, ancien du CNRC et premier astronaute du Canada, a souligné que le Canadarm est « sans doute la tentative la plus réussie des Canadiens pour se faire reconnaître. »

La bombe au cobalt 60 contre le cancer
Utilisation médicale du cobalt 60.
Utilisation médicale du cobalt 60.

Cette invention a été mise au point par les scientifiques du CNRC à Chalk River, de concert avec des médecins de London et de Saskatoon. En 1949, le CNRC avait reçu de deux sources canadiennes une demande en vue d'employer le cobalt radioactif pour soigner le cancer. À l'automne 1951, le réacteur NRX du laboratoire de Chalk River réussit à produire l'isotope pour des fins médicales, en l'occurrence traiter les tumeurs cancéreuses des malades.

Le Canada est le pays qui fabrique le plus d'isotopes médicaux au monde. Il en est aussi l'un des principaux exportateurs. Les installations de Chalk River produisent quatre-vingt cinq pour cent du cobalt 60 employé en radiothérapie dans le monde et les deux tiers de technétium 99, autre important isotope médical utilisé en imagerie pour traiter le cancer, les cardiopathies et d'autres maladies.

L'animation par ordinateur
Nestor Burtnyk et Marceli Wein.
Nestor Burtnyk et Marceli Wein.

En 1997, Nestor Burtnyk et Marceli Wein (ci-dessus), du CNRC, recevaient un Oscar pour leurs travaux de pionniers dans le développement de logiciels permettant la production d'images clefs assistée par ordinateur pour le dessin d'animation. Cette technique a révolutionné la manière dont les animateurs créent les graphiques tridimensionnels. Ils ont pavé la voie à l'usage d'une forme sophistiquée d'animation par ordinateur dans les superproductions hollywoodiennes.

L'indicateur de position d'écrasement
Harry Stevinson du CNRC et l'indicateur de position d'écrasement.
Harry Stevinson du CNRC et l'indicateur de position d'écrasement.

Harry Stevinson, un ingénieur du CNRC, ne pouvait accepter qu'autant d'écrasements d'avion se terminent en tragédie simplement parce que les sauveteurs ne parvenaient pas à localiser l'appareil. La solution, selon lui, consistait à poser sur chacun une radiobalise qui indiquerait l'emplacement de l'accident. Pour cela cependant, la balise devrait survivre non seulement à la collision, mais aussi au feu, aux explosions ou à l'immersion dans l'eau susceptibles de s'ensuivre. M. Stevinson imagina un dispositif qu'il baptisa « indicateur de position d'écrasement » (IPE). Celui-ci combinait un émetteur radio et une antenne. Légère et robuste, son invention accrut la sécurité aérienne et permit de sauver une multitude de vies partout sur la planète.

Le fauteuil roulant électrique (George Klein)
George Klein et Robert Owens, collègues au CNRC, travaillent au prototype du fauteuil roulant électrique au début des années 1950, au CNRC, à Ottawa.
George Klein et Robert Owens, collègues au CNRC, travaillent au prototype du fauteuil roulant électrique au début des années 1950, au CNRC, à Ottawa.

Outre sa réalisation générale, on attribue à George Klein la conception de maintes fonctionnalités importantes du premier fauteuil roulant électrique à la fois sécuritaire et fiable. Le fauteuil et les technologies qu'il innovait furent mis au point au CNRC avec le concours d'Anciens combattants Canada et de l'Association canadienne des paraplégiques. L'afflux de vétérans handicapés au terme de la Deuxième Guerre mondiale explique pourquoi la création d'un tel appareil était jugée indispensable. À l'inverse de ce qui s'était produit lors de guerre précédente, où un seul amputé sur dix survivait à ses blessures et aux infections concomitantes, la découverte de la pénicilline fit en sort que neuf Canadiens sur dix survécurent à leur amputation pour rentrer au foyer lors de la guerre suivante. Ce changement radical signifiait que les familles et les hôpitaux du Canada ont accueilli de nombreux paraplégiques et quadriplégiques qui souhaitaient retrouver mobilité et autonomie.

Le synthétiseur électronique (Hugh Le Caine)
Hugh Le Caine, scientifique et pionnier de la musique électronique.
Hugh Le Caine, scientifique et pionnier de la musique électronique.

Hugh LeCaine, éminent physicien du CNRC, s'intéressait beaucoup à la musique électronique et à la genèse du son. En 1945, il aménagea son propre studio où il entreprit de créer de son côté des instruments de musique telle la sacqueboute électronique, appareil monophonique complexe pour la réalisation de spectacles qu'on considère aujourd'hui être le premier synthétiseur commandé par tension.

Durant les 20 années qui suivirent, le chercheur imagina plus de 22 instruments et coopéra à l'aménagement de deux des premiers studios de musique électronique, l'un à l'Université de Toronto (il ouvrit ses portes en 1959), l'autre à l'Université McGill de Montréal (inauguration en 1964). Le laboratoire de M. Le Caine au CNRC équipa presque à lui seul ces premiers studios. L'invention de ce pionnier de la musique électronique influe encore aujourd'hui une génération de compositeurs de musique électroacoustique partout dans le monde.

Le détecteur d'explosifs
Lorne Elias et un détecteur d'explosifs.
Lorne Elias et un détecteur d'explosifs.

Quand les détournements d'avion concrétisèrent les craintes relatives aux déplacements aériens dans les années 1980, la GRC se tourna vers le CNRC pour obtenir de l'aide. Longtemps avant que les émissions sur la police scientifique et les techniques de lutte contre le crime volent la vedette au petit écran, le chimiste du CNRC Lorne Elias mit au point le renifleur de bombe portatif. Il en conçut un modèle perfectionné : le détecteur de vapeurs d'explosifs (EVD-1), appareil portable capable d'identifier les vapeurs par chromatographie gazeuse en les « reniflant ». L'appareil prouva son efficacité lors de la visite officielle du pape, de la reine Elizabeth II et de l'ancien président des États-Unis Ronald Reagan au Canada, et devint vite un outil indispensable pour assurer la sécurité dans les aéroports de la planète.

Le stimulateur cardiaque
M. Hopps testant un des premiers prototypes du stimulateur cardiaque.
M. Hopps testant un des premiers prototypes du stimulateur cardiaque.

Beaucoup de gens connaissent ce dispositif médical. Depuis 1950, le stimulateur cardiaque a rehaussé la qualité de vie de millions de personnes dans le monde entier. Le premier du genre, un circuit qui donnait un léger choc électrique au muscle cardiaque afin de reproduire la stimulation normalement assurée par les nerfs, fut développé au Canada par Jack Hopps, du CNRC, et ses collègues de l'Université de Toronto. M. Hopps fut décoré de l'Ordre du Canada pour sa réalisation et surtout, profita directement de son invention quand on dut la lui implanter en 1984.


N'oubliez pas de voter en ligne à http://www.cbc.ca/inventions/ avant l'échéance du 28 septembre afin de désigner ce que vous croyez être la plus grande invention du Canada.

Montrez cet article aux membres de votre famille, à vos amis et à vos collègues... chaque vote compte.

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Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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