ARCHIVÉ - Hydrogène sur demande

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Le 06 août 2006— Ottawa (Ontario)

Une nouvelle technologie du CNRC en train d'être commercialisée pourrait gonfler à bloc le marché des piles à combustible alimentées à l'hydrogène

 
 
Concours Dossier commercial du CNRC 2006
 
  Un monstre cérébral terrassé  
  Hydrogène sur demande  
  Un courriel urgent vous attend  
  Acheminer la technologie en de nouveaux débouchés commerciaux  
 

La révolution tant espérée des piles à combustible alimentées à l'hydrogène se fait attendre. Pourquoi? À cause de l'hydrogène. Ce gaz incolore et invisible est aussi très explosif et inflammable. Les codes de sécurité en restreignent grandement le stockage sous forme pressurisée en lieu clos. Heureusement, une technologie unique du CNRC pourrait bientôt aplanir cette difficulté par une approche ingénieuse : produire l'hydrogène uniquement quand on en a besoin.

« La production d'hydrogène sur demande (HPoD, pour Hydrogen Power on Demand) résout le problème du stockage. Le système ne contient de l'hydrogène que lorsqu'il l'utilise. Il est allumé ou éteint, point à la ligne. On l'allume et il fabrique un hydrogène très pur; on l'éteint et la production d'hydrogène s'arrête. Rien de plus sécuritaire », affirme Dave Ghosh, directeur de la science et de la technologie à l'Institut d'innovation en piles à combustible du CNRC (IIPC-CNRC), à Vancouver. M. Ghosh a co-inventé la technologie HPoD exclusive du CNRC et il a déjà entrepris la mise en marché de cette dernière.

Cette technologie a tant impressionné un jury d'éminents leaders du milieu scientifique et du monde des affaires qu'elle a remporté la deuxième place dans la catégorie « nouvelles technologies pour entreprises dérivées » du concours Dossier commercial du CNRC en 2006.

Essentiellement, le dispositif HPoD est constitué d'un récipient d'eau avant-gardiste doté de deux électrodes. Un commutateur branche les électrodes et démarre la réaction chimique qui engendre le gaz.
Essentiellement, le dispositif HPoD est constitué d'un récipient d'eau avant-gardiste doté de deux électrodes. Un commutateur branche les électrodes et démarre la réaction chimique qui engendre le gaz.

C'est la simplicité de la technologie qui en fait son élégance. Elle consiste en un générateur d'hydrogène actionné par un bouton. Essentiellement, il s'agit d'un récipient d'eau avant-gardiste doté de deux électrodes. Un commutateur branche les électrodes et démarre la réaction chimique qui engendre le gaz. Fermez-le et l'hydrogène n'est plus produit. (La réaction finit éventuellement par user les électrodes.) Lorsqu'on fixe le dispositif HPoD à une pile à membrane échangeuse de protons (MEP), l'hydrogène sert à fabriquer de l'électricité.

Selon M. Ghosh, la technologie HPoD est sécuritaire, fiable et merveilleusement adaptable, pouvant indifféremment produire des microwatts ou des kilowatts d'électricité. L'équipe qui l'a conçue a mis au point un prototype expérimental générant environ 250 watts.

Aux dires de M. Ghosh, pour que la technologie remporte vite un succès commercial, il convient de voir petit. En effet, avec la production d'hydrogène sur demande, les piles à combustible MEP pourraient devenir un dispositif qu'on emporte avec soi pour charger les appareils de communication portatifs toujours plus avides d'électricité, notamment les téléphones multimédia et les assistants numériques. Ce concept a déjà reçu un accueil enthousiaste de plusieurs multinationales du secteur des communications. On estime que le marché des chargeurs portatifs atteindra les quatre milliards de dollars d'ici 2013.

« L'idée que nous avons vendue aux compagnies de télécommunications est qu'on peut miniaturiser la technologie HPoD, reprend M. Ghosh. Le dispositif HPoD portatif consistera en une petite cartouche en plastique jetable. Pour recharger un appareil électronique portatif, il suffira d'insérer le cylindre HPoD dans la pile à combustible et elle se transformera en chargeur. »

Lorsqu'on fixe le dispositif HPoD à une pile à membrane échangeuse de protons (MEP), l'hydrogène sert à fabriquer de l'électricité.
Lorsqu'on fixe le dispositif HPoD à une pile à membrane échangeuse de protons (MEP), l'hydrogène sert à fabriquer de l'électricité.

La technologie HPoD se prête aussi idéalement à des applications telles l'alimentation sans coupure et les génératrices d'urgence, croit M. Ghosh. Les banques et les compagnies de télécommunications sont prêtes à investir beaucoup dans de telles applications, car elles leur épargneront les pertes considérables associées aux pannes de courant. Pour l'instant, les systèmes d'alimentation sans coupure recourent à des piles à hydrure de nickel et à des accumulateurs au plomb. Or, ceux-ci n'emmagasinent généralement assez d'électricité que pour permettre la fermeture des systèmes sans perte de données. L'électricité de secours, comme celle qui alimente les stations de téléphonie cellulaire, vient surtout de génératrices au diesel, à l'entretien onéreux. Une pile à combustible MEP alimentée par HPoD pour l'alimentation sans coupure ou comme génératrice de secours permettrait d'obtenir de l'électricité de manière continue et à peu de frais jusqu'à épuisement du combustible dans la pile. Il s'agit aussi d'une technologie non polluante – il est facile de se débarrasser des résidus et tous les composants des systèmes de plus grande taille seraient recyclables.

La technologie HPoD a été co-inventée par l'équipe de chercheurs du CNRC dirigée par M. Ghosh et les scientifiques d'une petite entreprise de Vancouver. L'entente conclue entre l'IIPC-CNRC et l'entreprise en question est que le CNRC peut accorder des licences d'exploitation pour la propriété intellectuelle dérivée de la technologie HPoD, commercialiser celle-ci ou la mettre en marché.

M. Ghosh – qui est maintenant passé à l'étape « commercialisation » pour le CNRC – est certain que la technologie HPoD peut sortir du laboratoire pour donner un jour naissance à un chargeur d'ordinateur portatif. Et ce chercheur en piles à combustible chevronné n'en est pas à son premier coup d'éclat. À titre d'ancien vice-président et technicien en chef du fabricant de piles à combustible de Calgary Global Thermolectric, M. Ghosh avait réussi à rassembler 160 millions de dollars en fonds publics.

À présent, l'équipe du CNRC recherche une alliance stratégique qui l'aidera à mettre en marché la technologie HPoD d'ici trois ans.

« Le moment est particulièrement bien choisi, conclut M. Ghosh. La plupart des obstacles techniques des piles à combustible MEP ont été abattus et nous sommes presque parvenus au prix de vente du consommateur pour les applications à grande valeur ajoutée comme les appareils électroniques personnels et les systèmes d'alimentation sans coupure. »


Renseignements : Relations avec les médias
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