ARCHIVÉ - Évolution du développement durable : du nettoyage à la prévention

Contenu archivé

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Le 06 mars 2006— Ottawa (Ontario)

Ce scientifique du CNRC échantillonne les gaz produits par les microorganismes anaérobies. Les résultats de cette recherche pourraient amener à convertir les ordures en énergie.
Ce scientifique du CNRC échantillonne les gaz produits par les microorganismes anaérobies. Les résultats de cette recherche pourraient amener à convertir les ordures en énergie.

Il existe un nombre quasi infini de façons dont les procédés industriels peuvent utiliser les déchets, réduire la pollution et produire de l'énergie au lieu d'en consommer. Les chercheurs du CNRC ont mis au point des techniques pour protéger l'environnement et permettre l'exploitation de produits qui finiraient au rebut en d'autres circonstances. En misant sur son expertise, sur la biotechnologie moderne et sur ses infrastructures, le CNRC se montre à la hauteur de la situation.

Le Carrefour de la biotechnologie

Cette année, l'Institut de recherche en biotechnologie du CNRC accueillera le 11e Carrefour de la biotechnologie, colloque annuel qui aura lieu les 22 et 23 mars 2006 à Montréal et aura pour thème « La biotechnologie et l'industrie durable ». On y parlera de réduction des rejets de gaz à effet de serre, de sources d'énergie de rechange et de création d'enzymes pour des procédés industriels plus durables.

La nature multidisciplinaire et la portée des projets exigent qu'on prenne un peu de temps pour jauger les progrès réalisés, évaluer les besoins les plus pressants et planifier les recherches à venir. Le Carrefour de la biotechnologie est l'occasion idéale pour le faire.

« Ce colloque se veut un exercice de réflexion et de planification par l'industrie. Près de 300 personnes devraient y assister, essentiellement du secteur privé. Nous voulons sonder les praticiens qui ont besoin d'une aide scientifique », conclut M. Pilon.

Pour en savoir plus sur le colloque Carrefour de la biotechnologie, on visitera son site Web, à l'adresse http://www.carrefourbiotech.ca.

On peut créer des centaines de procédés industriels durables et produits de consommation à partir des processus biologiques, des résidus ou des deux. Les travaux poursuivis dans maintes directions au CNRC et dans les universités ou les laboratoires de recherche commerciaux laissent croire que l'économie axée sur la biotechnologie poursuivra sa croissance au Canada. Une des clés du succès pour un avenir durable réside dans la collaboration; chaque chercheur, entreprise ou organisme public apportant sa petite part à la découverte d'une solution.

« Le CNRC est très bien placé pour cela, car une vingtaine de ses instituts oeuvrent dans ces domaines. Dans l'ensemble, les technologies qu'on retrouve dans ces instituts peuvent toutes aboutir à une contribution appréciable, estime Adrien Pilon, directeur du Secteur Environnement à l'IRB‑CNRC. Le CNRC pourrait jouer un rôle déterminant en favorisant l'essor de la bioéconomie canadienne. »

Autrefois, l'industrie se bornait à contenir les substances dangereuses. Quand ces dernières contaminaient l'environnement par accident, on nettoyait les dégâts au moyen de méthodes de restauration coûteuses. Au cours des dix dernières années cependant, l'industrie a rectifié le tir afin de prévenir la pollution au lieu d'y remédier.

Un projet réunissant quatre instituts du CNRC et Agriculture Canada transforme la paille de lin en matériaux de construction et pièces d'automobile. Le Canada produit le quart le l'huile de lin consommée dans le monde. Il en résulte l'épandage ou l'incinération d'environ 1,5 million de tonnes de résidus de paille annuellement. Un tel partenariat est nécessaire, car plusieurs étapes du procédé devront être optimisées, entre autres la décomposition de la paille, son amalgame à de la résine et la création de plastiques possédant les propriétés voulues pour la fabrication d'automobiles et d'aéronefs.

« L'industrie des transports aimerait intégrer des fibres biocompatibles à ses matériaux », explique Adrien Pilon. « En remplaçant les fibres de verre employées dans le secteur de l'automobile par d'autres composés à base de paille, on réduirait les rejets de CO2 dans l'atmosphère de 550 000 tonnes par année. »

Le programme de biocatalyse de l'IRB‑CNRC vise à trouver des enzymes bactériennes qui remplaceront les substances chimiques dangereuses employées pour fabriquer les spécialités pharmaceutiques, les composés chimiques et d'autres produits. Un projet, entrepris de concert avec Ressources naturelles Canada, porte sur la pectinase, enzyme capable de désagréer les fibres de chanvre inutilisées. Un autre projet sur les enzymes, celui-là poursuivi avec l'Université Concordia et Génome Québec, a pour but de trouver un champignon qui servira à extraire les pigments des colorants.

Scientifique cherchant à mettre au point une nouvelle source d'énergie à partir des déchets urbains solides.
Scientifique cherchant à mettre au point une nouvelle source d'énergie à partir des déchets urbains solides.

L'IRB‑CNRC s'efforce aussi de diverses manières à tirer de l'énergie d'autres sources que le pétrole (bioénergie), par exemple, en créant du carburant à l'éthanol à partir des résidus de culture, en produisant de l'hydrogène par la digestion des ordures ménagères municipales ou en inventant une « pile à combustible bactérienne » alimentée par les eaux usées.

Comme l'illustrent ces exemples, les projets sur le développement durable supposent la coopération de l'industrie et des chercheurs, coopération nécessaire pour obtenir les matières premières, accéder au savoir-faire technique et appliquer les solutions dans des conditions courantes. L'IRB‑CNRC compte une longue liste d'organismes gouvernementaux, d'universités et de membres du secteur privé prêts à s'engager dans des projets sur le développement durable, y compris de nombreux autres instituts du CNRC.

Culture d'oignons

« Le Secteur Environnement de l'IRB‑CNRC met l'accent sur l'élaboration de solutions durables par la biotechnologie industrielle et les technologies environnementales faisant appel à la génomique, à la biotechnologie, à la chimie et au génie, reprend M. Pilon. Les procédés industriels durables commencent tous par la valorisation d'un déchet ou d'un résidu. Il en résulte une capacité de fabrication et la naissance d'usines de conditionnement régionales qui alimentent la bioéconomie. »

« Chaque institut peut contribuer au développement durable dans son champ d'expertise. Ainsi, la nanotechnologie facilitera l'optimisation des enzymes qui catalysent les réactions, la création de nouveaux matériaux et le perfectionnement des propriétés optiques des capteurs », explique-t-il.

Une autre raison pour coopérer aux projets sur le développement durable est la répartition des coûts et des risques entre les partenaires. Par la collaboration scientifique, les partenaires de l'IRB‑CNRC peuvent accéder à ses nombreux experts, infrastructures et procédés brevetés.

« Le développement durable a pour but de répondre à nos besoins immédiats sans pour autant nuire aux générations futures, poursuit Adrien Pilon. Le développement durable tient compte de trois dimensions : l'économie, les valeurs sociales et l'environnement. »

Idéalement, les procédés industriels ne devraient pas épuiser les ressources naturelles ni polluer de manière excessive. La recherche sur le développement durable réexamine les procédés industriels en fonction d'un tel objectif.


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

Restez branché

Abonnez-vous

Date de modification :