ARCHIVÉ - Joyeux anniversaire, CNRC!

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Le 06 juin 2006— Ottawa (Ontario)

Quatre-vingt-dix années de créativité, de collaboration et de multiples contributions pour le Canada

A. B. Macallum, premier directeur et président du conseil d'administration du CNRC.
A. B. Macallum, premier directeur et président du conseil d'administration du CNRC.

Le 6 juin cette année, le CNRC aura 90 ans. Cet anniversaire survient à un moment où l'organisme entier se penche sur ce qu'il a été, ce qu'il est et ce qu'il pourrait devenir.

Le CNRC a parcouru beaucoup de chemin depuis sa fondation en 1916. D'abord appelé « Conseil consultatif honoraire de recherches scientifiques et industrielles » (le nom « Conseil national de recherches » ne fut officiellement adopté qu'en 1924), l'organisme entreprit d'emblée de renforcer l'économie nationale et d'améliorer la vie des Canadiens en misant sur la recherche scientifique et industrielle. Ses projets initiaux portaient sur nos précieuses richesses naturelles et sur les enjeux engendrés par la Première Guerre mondiale.

En 1916, le CNRC ne disposait ni de laboratoires ni de chercheurs – situation diamétralement opposée à la situation actuelle, alors que le CNRC compte des milliers d'employés dans des laboratoires et des installations de soutien à la recherche industrielle dans chaque province. À l'époque, n'existaient que les membres du Conseil du CNRC, qui avaient tous un emploi à temps plein comme président d'université, professeur de science émérite ou dirigeant d'industrie.

La mission immédiate de l'organisme était de conseiller le gouvernement du Canada (le Dominion, comme on disait alors) sur d'importants dossiers de nature scientifique. Sans ressources internes, le CNRC devait piloter des recherches cohérentes en réunissant les plus brillants esprits et l'équipement scientifique disponibles ici et là, notamment dans les ministères, les universités, les entreprises privées, les associations professionnelles et industrielles et des organismes similaires, à l'étranger. Le CNRC a donc fait de la collaboration sa pierre angulaire dès sa fondation.

Prenant de l'ampleur avec la guerre, le CNRC finit éventuellement par obtenir plus de fonds et quitta ses locaux d'emprunt sur la colline du Parlement pour l'immeuble Edwards, une usine de pâte et papier désaffectée. Ce bâtiment, situé en bordure de la rivière des Outaouais, fut par la suite connu sous le sobriquet de « laboratoire de la rue John » avant d'héberger les premiers chercheurs à temps plein du CNRC et ses premières installations spécialisées, en l'occurrence une soufflerie, un bassin d'essais de carènes et l'usine nationale de fabrication de matériel de protection contre les armes chimiques (masques à gaz).

La soufflerie du CNRC au laboratoire de la rue John.
La soufflerie du CNRC au laboratoire de la rue John.

Les innombrables innovations techniques, procédés inventifs, découvertes majeures dans les sciences fondamentales (ou pures), précieuses contributions à la recherche industrielle canadienne et progrès incroyables du CNRC ont fait couler beaucoup d'encre. Malheureusement, les réalisations qui font le plus de bruit ont parfois tendance à en dissimuler d'autres, plus modestes, et il arrive fréquemment que les louanges retombent sur une personne plutôt que son équipe alors que dans la réalité, toute une brochette de chercheurs, scientifiques, techniciens, machinistes, partenaires industriels, employés de soutien administratif et agents de développement commercial de talent est habituellement nécessaire pour passer de la découverte à l'innovation.

Préserver la santé des Canadiens

Dès sa naissance, le CNRC s'est attaché à protéger la santé et le bien-être des Canadiens en répondant aux besoins technologiques, sécuritaires et médicaux pressants qu'engendrait la guerre. Dans les années 1920, le gouvernement du Canada pria le CNRC de mettre sur pied un Comité associé de recherche sur la tuberculose. La tâche était importante, car la tuberculose était la principale cause de mortalité humaine et animale à cette époque. Beaucoup de Canadiens mouraient ou étaient trop mal en point pour contribuer à l'économie. Parallèlement, les approvisionnements de nourriture et la prospérité des agriculteurs étaient menacés par le bétail tuberculeux.

Grâce au Comité associé de la recherche sur la tuberculose, le CNRC rassembla un groupe de réflexion multidisciplinaire composée de spécialistes de diverses régions et institutions. Le CNRC appliqua ce modèle coopératif à d'autres comités associés puis à ses propres laboratoires, cernant les besoins de la population dans le domaine de la santé, lançant des projets, finançant la recherche par des bourses et des subventions, offrant de l'expertise technique et servant de porte-parole au Canada dans les initiatives internationales.

C'est ainsi que le Conseil entreprit des recherches pour combattre la prolifération des bactéries dans les réserves alimentaires du Canada, réduire le plus possible les déchets des cultures, amorcer les travaux en résonance magnétique nucléaire à haute résolution qui ont donné l'IRM d'aujourd'hui, trouver comment prévenir la maladie par de meilleures méthodes de vaccination, remédier aux problèmes médicaux existants (par ex., synthétiser l'insuline pour les diabétiques), concourir à l'invention du stimulateur cardiaque et du défibrillateur, ainsi que mieux saisir les risques d'une éventuelle épidémie dévastatrice et voir comment en limiter les répercussions. Les initiatives actuelles du CNRC dans les sciences de la vie s'appuient sur ces efforts et prennent la forme de projets coopératifs sur les pandémies mondiales, les maladies contagieuses et les problèmes médicaux liés au vieillissement. Le personnel du Conseil continue de perfectionner technologies et procédés afin de sauver des vies et de garder les Canadiens en bonne santé.

Le CNRC a collaboré avec divers ministères du gouvernement et les agriculteurs au début des recherches sur la rouille du blé.
Le CNRC a collaboré avec divers ministères du gouvernement et les agriculteurs au début des recherches sur la rouille du blé.

Maintenir la sécurité et le bien-être des Canadiens

Le CNRC a participé à une foule d'initiatives touchant la sécurité, de la période de la guerre à la lutte actuelle contre le terrorisme. De telles activités montrent comment, par leur détermination, les employés du CNRC préservent la sécurité de la population grâce à leurs recherches multidisciplinaires. Celles-ci vont du rôle clé joué par le Canada lors des premiers pas de la radio et du radar, de la recherche contre les agents de guerre chimique, jusqu'à une multitude d'innovations dont voici un florilège : création de l'indicateur de position d'écrasement pour les aéronefs et de la technologie du renifleur d'explosifs; perfectionnement des techniques d'identification des empreintes digitales; essai et adaptation des modèles de trains, d'avions, de navires et d'autres véhicules afin de rendre les transports plus sûrs, plus économiques et plus performants, même dans les conditions rigoureuses du rude hiver canadien; étude des infrastructures (par ex., les ponts) en vue de les améliorer; poursuite de recherches cruciales sur les incendies; élaboration d'importants codes du bâtiment et d'étalons nationaux de mesure.

Le renifleur d'explosifs inventé au CNRC au milieu des années 1960.
Le renifleur d'explosifs inventé au CNRC au milieu des années 1960.

Trouver des sources d'énergie alternatives plus durables et des technologies écologiques

Dès ses débuts, le CNRC a reçu pour mission de voir comment le Canada pourrait utiliser ses résidus abondants de paille pour en tirer un combustible qui éclairerait et chaufferait les exploitations agricoles. Le CNRC est bien connu pour avoir contribué à mettre le Canada sur la carte de la recherche nucléaire avec ses laboratoires de Montréal et de Chalk River, aménagés lors de projets réunissant le Canada, la Grande-Bretagne et les États-Unis durant la Deuxième Guerre mondiale.

Le réacteur ZEEP de Chalk River vers 1945.
Le réacteur ZEEP de Chalk River vers 1945.

Le CNRC a également mené d'importantes initiatives de recherche sur les plateformes d'exploitation pétrolière en haute mer, les hydrates de méthane, les technologies de transport hybrides, les sables bitumineux, les piles à combustible et d'autres solutions susceptibles d'aider le Canada à répondre à ses futurs besoins d'énergie tout en tenant soigneusement compte de leur incidence sur l'environnement.

Les chercheurs du CNRC ont modélisé le ruissellement des pluies abondantes et de divers polluants qui affectent les réserves d'eau, poursuivi des travaux sur les membranes pour s'assurer que la population disposerait d'une eau potable salubre et pure grâce à des procédés comme l'osmose inverse et élaboré des méthodes pour identifier les toxines marines dangereuses qui perturbent nos approvisionnements de mollusques et de crustacés. L'étude des toits verts, l'analyse des bioprocédés et la surveillance des émissions figurent aussi au premier plan des efforts déployés par le CNRC pour protéger et améliorer l'environnement, tandis que la recherche sur la biorestauration vise à dépolluer les sites contaminés sans les détériorer davantage.

Consolider l'économie canadienne

Dès les premiers jours, le CNRC s'est attaché à bâtir le système canadien d'innovation et à transformer les résultats de ses travaux en précieuses contributions socioéconomiques, dans l'intérêt de la société et de l'industrie canadiennes. En facilitant l'identification de produits locaux pouvant se substituer aux importations interrompues durant la guerre, les chercheurs du CNRC et leurs collaborateurs ont permis la naissance de nouvelles industries. La mousse d'Irlande (une algue), l'huile de canola et de nouveaux matériaux comme le caoutchouc synthétique et une autre sorte de magnésite n'en sont que quelques exemples.

Recherche sur la mousse d'Irlande au CNRC.
Recherche sur la mousse d'Irlande au CNRC.

Au fil des décennies, le CNRC a partagé son expertise technique et commerciale avec les petites et moyennes entreprises et leur a diffusé son savoir dans des publications scientifiques. Parmi ses autres contributions à l'économie du pays, on retrouve d'importantes activités en métrologie et sur les étalons nationaux de mesure ou l'étalonnage. Ces activités touchent les exportations, les voyages et bien d'autres aspects de la vie des Canadiens. Les travaux du CNRC sur la technologie des couches minces aident aussi le Canada à mettre sa devise à l'abri des faux-monnayeurs.

Beaucoup de technologies du CNRC ont été cédées sous licence et des entreprises dérivées ont contribué à la création d'emplois ainsi qu'à l'injection de millions de dollars dans notre pays. IMRIS et Zelos Therapeutics inc., par exemple, sont désormais connues dans le monde entier et ont obtenu des fonds record de leurs investisseurs.

Aujourd'hui plus que jamais, le CNRC soutient l'industrie et collabore avec elle, transfère ses technologies, coopère à la recherche et met en marché ses innovations scientifiques pour en faire des débouchés commerciaux. Les conseillers en technologie industrielle et les agents de développement commercial du CNRC se consacrent à cette tâche aujourd'hui.

Mêler la science à la créativité et aux mystères de l'Univers

Outre les projets de recherche sur des sujets très sérieux comme la santé, l'énergie et l'environnement, il arrive que les scientifiques du CNRC se penchent sur des projets uniques, plus anodins, pouvant être qualifiés d'artistiques ou de patriotiques. Ainsi, les chercheurs du CNRC sont réputés pour avoir mis au point des techniques d'animation et de graphisme en trois dimensions qui ont eu une influence considérable sur l'industrie cinématographique, sur la préservation des trésors que renferment nos archives et sur l'exploration de l'espace.

Le CNRC a notamment établi la nuance exacte de rouge du drapeau canadien et testé la résistance des tissus utilisés. Ses souffleries ont accueilli des voitures de course, des maquettes de pont, des camions, des aéronefs et bien plus. Ses chercheurs ont été jusqu'à vérifier l'aérodynamisme de nos athlètes Olympiques et de leur équipement, notamment pour l'équipe de skeleton qui a remporté une médaille aux Jeux de 2006 et l'équipe de ski alpin « Crazy Canucks » des années 1970 et 1980. Le CNRC oeuvre d'ailleurs dans les coulisses des Jeux Olympiques depuis de nombreuses années et on lui doit la conception du flambeau des Jeux d'hiver de Calgary, en 1988.

Le lauréat canadien des Jeux olympiques Steve Podborski dans une soufflerie du CNRC.
Le lauréat canadien des Jeux olympiques Steve Podborski dans une soufflerie du CNRC.

La plupart des Canadiens savent que notre programme spatial et le bras canadien, le « Canadarm », ont leurs racines au CNRC. Les ingénieurs, les astronomes et les astrophysiciens du CNRC ont également prêté main forte au développement de satellites, exploité des observatoires nationaux, collaboré à l'érection d'observatoires internationaux et inventé des technologies évoluées pour étudier les vastes étendues au-delà de notre planète et dévoiler les mystères de l'Univers depuis maintes décennies. Le Canada continue d'ailleurs d'être considéré comme un chef de file en astronomie.

Construction du télescope canadien Plaskett à Victoria (Colombie-Britannique) vers le milieu des années 1910.
Construction du télescope canadien Plaskett à Victoria (Colombie-Britannique) vers le milieu des années 1910.

Tourné vers l'avenir

Fort d'un passé prestigieux de 90 années de créativité, de collaboration et de contributions de toutes sortes, le personnel du CNRC se prépare au rôle crucial que le Conseil sera appelé à jouer à l'avenir en continuant de mettre quotidiennement La science à l'oeuvre pour le Canada.

Quelques projets de recherche moins connus que le CNRC a dirigés ou financés ou auxquels il a participé :

  • développement de nombreuses aides pour les malvoyants, y compris une calculatrice (règle à calcul cylindrique en Braille) et une meilleure canne blanche;
  • étude de moyens pour empêcher la détérioration du miel et rendre le sirop d'érable canadien encore plus sucré;
  • conception de la locomotive perfectionnée dévoilée à l'Exposition mondiale dans les années 1930;
  • quantification du nombre de fois où la foudre s'abat sur la tour du CN à Toronto;
  • création d'instruments de musique et d'appareils d'enregistrement pour les premiers studios canadiens de musique électronique;
  • évaluation des risques que les oiseaux posent aux avions au moyen d'un simulateur d'impact (l'émission Royal Canadian Air Farce, sur la chaîne anglaise de Radio-Canada, a donné une grande publicité à ce projet avec son fameux canon à poulets);
  • administration des installations d'essai de fusées près de Churchill (Manitoba) et étude des aurores boréales;
  • coordination des recherches pour mettre les cultures du pays à l'abri des insectes;
  • amélioration de la qualité des frites et des croustilles de pomme de terre;
  • études en astronomie dans le parc Algonquin.

Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
media@nrc-cnrc.gc.ca

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