ARCHIVÉ - Zelos Therapeutics obtient des niveaux record d'investissement pour son traitement recalcifiant contre l'ostéoporose

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Le 05 août 2005— Ottawa (Ontario)

Zelos Therapeutics Inc.

Zelos Therapeutics Inc., une entreprise émergente du CNRC, a réussi récemment à aller chercher l'un des niveaux d'investissement les plus élevés jamais obtenus pour une entreprise de biotechnologie dans la région d'Ottawa. Un groupe d'importants investisseurs américains en biotechnologie ont choisi de financer Zelos à travers la phase 2 des essais cliniques de son traitement contre l'ostéoporose.

« Notre objectif initial était d'obtenir 25 millions de dollars mais, en fait, nous avons recueilli 42 millions $US », confie Paul Morley, chef des affaires technologiques chez Zelos et ancien chercheur de l'Institut des sciences biologiques du CNRC (ISB-CNRC). « Cette somme aurait pu atteindre 60 millions de dollars mais nous avons dû refuser des investisseurs. La réputation de la firme Alta Partners, notre investisseur principal, y est pour beaucoup : lorsque ceux-ci ont dit : « Nous avons fait notre travail et nous allons investir », tous les autres ont suivi. »

Le premier produit de Zelos qui sera mis sur le marché est l'Ostabolin-CMC, un médicament injectable pour combattre l'ostéoporose. Les produits de l'entreprise sont basés sur l'hormone parathyroïde (PTH) et ont été mis au point grâce aux travaux réalisés par le groupe du Projet de l'hormone parathyroïde à l'ISB-CNRC.

Au cours des années 90, l'équipe du projet PTH du CNRC a analysé la séquence complète de ce peptide de 84 acides aminés et identifié, entre autres, la portion de la PTH contribuant à la formation des os. L'équipe a ensuite mis au point un analogue – appelé Ostabolin-CMC – formé d'un fragment de la PTH qui stimule uniquement la formation osseuse, éliminant de ce fait la portion du peptide responsable de la résorption osseuse. Les chercheurs ont ainsi pu éviter le pire effet secondaire de la PTH – l'hypercalcémie ou l'augmentation du niveau de calcium dans le sang.

« Lorsque vous utilisez la PTH entière, vous stimulez aussi bien les ostéoblastes, qui fabriquent l'os, que les ostéoclastes, responsables de la résorption osseuse, explique Paul Morley. Même si le résultat net est une augmentation de la masse osseuse, l'activité des ostéoclastes provoque une élévation du niveau de calcium dans le sang. Notre produit, l'Ostabolin-CMC, ne stimule pas la résorption osseuse et, par conséquent, ne provoque pas d'hypercalcémie. »

Photo d'une personne du troisième âge.

Zelos compte utiliser les fonds reçus pour faire traverser la phase 2 des essais cliniques à l'Ostabolin-CMC. Elle recrute présentement 300 femmes souffrant d'ostéoporose pour des essais cliniques qui auront lieu dans 30 localités du Canada et des États-Unis. Parallèlement aux essais de l'Ostabolin-CMC, Zelos collabore avec Nektar Therapeutics pour mettre au point une version du médicament qui pourra être inhalée, afin d'éliminer les inconvénients associés aux injections quotidiennes.

« Le marché de l'ostéoporose croît d'environ 15 p. 100 par année. Si nous réussissons à mettre au point une version qui n'a pas besoin d'être injectée, toutes les portes s'ouvriront pour nous », ajoute Morley.

Installations de partenariat industriel du CNRC

Zelos est logé dans une des installations de partenariat industriel (IPI) du CNRC, que le succès de sa récente ronde de financement lui permettra de quitter, une étape qui réjouit à la fois l'entreprise et le CNRC. « L'IPI nous a beaucoup aidé, reconnaît Morley. Le CNRC était très heureux lorsque nous avons décidé que nous étions devenu trop gros et que nous devions partir. Nous avons trouvé un endroit à Ottawa où nous pouvons loger tout notre monde. »

En 2003-2004, 115 entreprises étaient en incubation dans les installations de partenariat industriel du CNRC un peu partout au Canada, et 11 entreprises « incubées » ont quitté leur IPI du CNRC l'an dernier pour voler de leurs propres ailes.

Le projet PTH de l'ISB-CNRC continue d'être une des ressources utilisées par Zelos pour la recherche. « Nous avons amorcé un projet de collaboration de trois ans, explique Scott Ferguson, agent des relations d'affaires à l'ISB-CNRC, qui travaille avec Zelos depuis le début. Les services que nous avons offerts comprennent la validation et la comparaison de l'Ostabolin-CMC avec des produits existants, la synthèse de peptides pour fins de recherche uniquement, la caractérisation chimique initiale du produit, et d'autres travaux connexes. »

L'équipe du projet PTH du CNRC regroupe des chimistes spécialistes des peptides, des spécialistes en physiologie animale et des biochimistes qui apportent la combinaison d'expertise requise pour amener la recherche fondamentale jusqu'au stade du développement de produits.

« La raison pour laquelle nous sommes rendus là où nous sommes, c'est parce que nous avions accès à la vaste expérience de ce groupe de recherche, admet Morley. De plus, si vous ne possédez pas une molécule brevetée, vous ne pourrez pas intéresser des investisseurs et obtenir le capital de risque dont vous avez besoin. »

Partenaire en recherche, le CNRC est aussi actionnaire de Zelos. C'est en effet le CNRC qui détient l'ensemble de la propriété intellectuelle sur l'Ostabolin-CMC et qui a octroyé à Zelos une licence pour mettre au point et commercialiser cette technologie. Scott Ferguson explique comment la relation avec Zelos a évolué. « Nous tentons de fournir à l'entreprise ce dont elle a besoin. Elle est aujourd'hui en bonne position pour attirer les meilleurs partenaires. Nous lui apportons les connaissances qui lui conféreront un avantage concurrentiel. »

Comparaison de la densité d'un os normal (à gauche) et d'un os affligé d'ostéoporose (à droite).
Comparaison de la densité d'un os normal (à gauche) et d'un os affligé d'ostéoporose (à droite).

« Nous mettons tous nos efforts à mener à bien le programme de la phase 2, prestement et de façon très professionnelle, pour être en mesure d'utiliser ensuite ces données pour entamer des discussions avec de grandes entreprises pharmaceutiques en vue de conclure des partenariats, des accords de licence ou des ententes pour l'achat de la technologie », reconnaît Morley.

Dans le cas de l'ostéoporose, les essais de la phase 3 pourraient facilement coûter plus de 300 millions de dollars (US). Une entreprise de la taille de Zelos ne peut aller chercher une telle somme seule, et c'est pourquoi l'interaction avec une ou plusieurs grandes compagnies pharmaceutiques à la fin des essais de la phase 2 deviendra nécessaire.


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