ARCHIVÉ - Les Presses scientifiques du CNRC fêtent leur 75e anniversaire

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Le 04 septembre 2004— Ottawa (Ontario)

 
 
Évaluation par les pairs
 
 

L’évaluation par les pairs est une méthode largement en usage en sciences. On y recourt non seulement pour déterminer quels articles seront publiés, mais aussi pour décider quels projets de R-D on financera. Le processus suppose la participation de « pairs », c’est-à-dire d’experts dans le domaine de l’auteur, chacun recevant une copie de son article. Les évaluateurs, qui n’ont aucun lien avec le ou les auteurs, gardent habituellement l’anonymat. Ils jugent la valeur et l’exactitude des données présentées et formulent des recommandations quand l’article est retenu pour publication.

 
 

Fondé en 1916, le CNRC est le principal organe de recherche et de développement du Canada depuis plus de 85 ans. Dans les années 20, R.A. Ross, président de l’époque, entreprit une tournée des instituts de recherche publics d’autres pays afin d’en apprendre davantage sur leurs pratiques modèles. Cette tournée devait aboutir à un vaste programme de construction qui ferait du CNRC non plus un organisme purement consultatif comme à ses débuts, mais un véritable organe scientifique en mesure de guider la recherche et le développement et de rivaliser avec les autres pays en la matière. En plus de nouveaux laboratoires (la construction des installations de la promenade Sussex, toujours en usage, commença en 1930), M. Ross favorisa la création de périodiques de calibre international dans lesquels paraîtraient les résultats des travaux et des études après une évaluation par les pairs (lire l’encadré pour en savoir plus sur ce processus). Soixante-quinze ans plus tard, les Presses scientifiques poursuivent leur mission en aidant le CNRC à mettre la science à l’œuvre pour les Canadiens.

Les Presses scientifiques du CNRC (qui font partie de l’Institut canadien de l’information scientifique et technique du CNRC) constituent la plus importante maison d’édition spécialisée dans la documentation scientifique et technique au Canada. Elles publient 15 revues dans des domaines aussi disparates que la génomique, la chimie, la physique et le génie. Les chercheurs qui travaillent au Canada et tous les Canadiens peuvent en obtenir gratuitement des exemplaires. S’y ajoutent des monographies, des actes de colloque et 14 autres périodiques pour le compte de sociétés savantes du Canada comme l’Institut agricole du Canada et l’Association minéralogique du Canada. Canadian Journal of Zoology Canadian Journal of Botany Canadian Journal of Earth Sciences

Plusieurs périodiques des Presses scientifiques remontent aux années 20 et leur titre, qui a changé plus d’une fois en cours de route, témoigne de la spécialisation croissante des sciences. Ainsi, au début, toutes les publications étaient regroupées sous le titre général de Canadian Journal of Research. Durant la Grande Dépression, la rédaction scinda la revue en plusieurs parties identifiées par une lettre (A à E) pour les sciences physiques, la chimie, la botanique, etc. Ces divisions demeurèrent pour les 15 années suivantes. En 1950 cependant, les diverses parties (par ex., Canadian Journal of Research, Sect. A. Physical Sciences) avaient pris tant d’ampleur qu’on leur attribua un nom bien à elles tel le Journal canadien de physique.

On ne sera guère surpris d’apprendre que chaque revue a son auditoire, avec ses exigences. Pour plaire aux lecteurs, chacune est dirigée par une équipe de rédaction comprenant des membres des universités canadiennes et d’autres organismes publics ainsi que maints représentants de la collectivité scientifique internationale. La revue Génome , par exemple, compte 16 rédacteurs s’occupant de sujets distincts. Parmi eux, sept (7) viennent de l’étranger et ont accès aux experts de l’Australie, de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Suisse. Les Presses scientifiques disposent aussi de sources de revenu externes; 80 pour cent de ses recettes émanent d’abonnés d’autres pays, notamment les bibliothèques scientifiques, les centres de recherche et les universités.

Les Presses scientifiques publient beaucoup d’articles des chercheurs canadiens et étrangers. Ainsi, en 2003, elles avaient reçu 3 941 articles d’auteurs du Canada et d’autres pays. Au terme de l’évaluation par les pairs, 1 841 d’entre eux ont été publiés. La majorité étant signés par plusieurs auteurs, ces articles représentent le travail de milliers de scientifiques, littéralement. Dans l’ensemble, les périodiques des Presses scientifiques ont tous un bon facteur d’impact, c'est-à-dire qu'ils sont souvent cités par d’autres auteurs. Le Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques et Biochimie et biologie cellulaire figurent même parmi les publications les plus citées dans leur domaine. Le Journal canadien de recherche forestière et le Journal canadien des sciences halieutiques et aquatiques sont listées parmis les quatre premières publications dans leur discipline respective.

Les Presses scientifiques ont parcouru beaucoup de chemin en 75 ans. On envisage maintenant d’accélérer le processus d’édition et d’assurer la plus grande diffusion possible aux données publiées. Avec la collaboration de la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation d’Australie, les Presses scientifiques ont récemment conçu un système permettant une évaluation par les pairs en ligne des articles destinés à être publiés. Parce qu’il se déroule entièrement sur Internet, ce processus se traduit par une économie de temps et raccourcit les délais de publication. Les Presses scientifiques ont aussi autorisé le moteur de recherche populaire Google à indexer en détail leurs publications. Selon Cameron MacDonald, directeur des Presses scientifiques, « dans cinq ans, cette vénérable institution de 75 ans sera totalement méconnaissable ».


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Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
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