ARCHIVÉ - Ouvrir grandes les vannes

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Le 03 avril 2003— Ottawa (Ontario)

Par mauvais temps, les responsables de l'alimentation en eau à Vancouver doivent se montrer plus vigilants. La régie de l'eau doit fermer le réservoir Capilano - qui alimente environ 40 % de la région - en moyenne 55 jours par année, lorsque les pluies abondantes engorgent les rivières et les ruisseaux et causent des glissements de terrain qui entraînent des sédiments dans le réservoir.

Le modèle du CCH montre la bataillère de sédiments à l'embouchure du réservoir Capilano.Les sédiments et les matières organiques rendent l'eau plus turbide ou trouble, nuisant aux méthodes d'épuration de l'eau, telles que la chloration ou les rayons ultraviolets, qui servent à tuer les bactéries, a affirmé Norm Crookshank du Centre canadien de l'hydraulique du CNRC (CCH-CNRC). Plus l'eau est trouble, plus grands sont les risques pour la santé. C'est pourquoi la régie n'a pas d'autre choix que de fermer les vannes jusqu'à ce que les niveaux s'améliorent.

Afin d'aider à gérer et à prévenir les problèmes futurs liés à la qualité de l'eau, Crookshank et des collègues ont mis au point un nouveau système de gestion des bassins hydrographiques du District régional de Vancouver (DRV). Le système s'appuie sur les travaux courants de modélisation, réalisés par le CCH-CNRC et les chercheurs d'Environnement Canada. La contribution du CCH-CNRC comporte la modélisation du mouvement de l'eau et des sédiments dans le réservoir Capilano et deux autres réservoirs, tandis qu'Environnement Canada met l'accent sur la modélisation hydrologique des bassins avoisinants ainsi que sur l'approvisionnement en eau, les sédiments et les nutriments dans les réservoirs.

En 1999, les chercheurs du CCH-CNRC ont élaboré un modèle hydrodynamique bidimensionnel du réservoir Capilano puis ont porté leur attention aux réservoirs Seymour et Coquitlam, qui alimentent Vancouver en eau potable respectivement par environ 40 et 20%nbsp;%. " Le réservoir Coquitlam pourrait répondre à tous les besoins supplémentaires en eau potable de Vancouver au cours des 50 prochaines années, a précisé Crookshank. « Parce que le réservoir est extrêmement profond - environ 250 mètres, nous élaborons actuellement un modèle tridimensionnel. L'écoulement de l'eau dans le réservoir est touché par la stratification attribuable aux écarts verticaux de température, ce qui peut en retour avoir un effet sur la turbidité ».

Le système de gestion des bassins hydrographiques du DRV s'appuie sur les modèles du CCH-CNRC et d'Environnement Canada. Grâce au système, les responsables de la régularisation de l'eau peuvent évaluer les problèmes potentiels de turbidité qui sont liés à des événements tels que les glissements de terrain, les feux de forêt ou l'infestation d'insectes qui se produisent à différents emplacements où sont situés les bassins. « Au besoin, ils peuvent fermer un réservoir et faire acheminer l'eau à partir d'un autre réservoir », a expliqué Crookshank.

Le système permet également aux responsables de décider s'il faut prendre des mesures d'atténuation - telles que le renforcement des rives -, afin de prévenir l'érosion dans un bassin hydrographique. En outre, le système peut les aider à prendre des décisions à l'avenir, c.-à-d. s'il faut accroître l'alimentation en eau et prévoir de nouvelles usines de traitement.

Crookshank et un collègue, Sébastien Bourban, espèrent avoir terminé le modèle du réservoir Coquitlam plus tard cette année, puis commencer à mettre à niveau les modèles des réservoirs Capilano et Seymour qui seront tridimensionnels. " Nous avons également l'intention d'étudier les effets possibles du changement climatique au cours des 50, 75 et 100 prochaines années, a affirmé Crookshank. Le DRV s'inquiète énormément des changements dans la couverture de neige sur les montagnes avoisinantes qui peuvent avoir une incidence sur l'alimentation en eau, car cette couverture est la principale source d'eau potable de la région. "


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
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