ARCHIVÉ - Une percée technologique en compression d'hydrogène qui promet des retombées pour l'industrie des piles à combustible!

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Le 03 septembre 2003— Ottawa (Ontario)

Le 29 juillet 2003, en fin de soirée, des chercheurs de l'Institut d'innovation en piles à combustible du CNRC (IIPC-CNRC) ont réalisé une percée technologique importante pour l'industrie des piles à combustibles. En utilisant un prototype du compresseur polyétagé électronique, les chercheurs ont réussi à comprimer de l'hydrogène à 5 000 lb/po2 (352.62 kg/cm2) en recourant à l'électrochimie. D'expliquer Tom Vanderhoek, chef du design mécanique et de la fabrication à l'Institut : « C'est un jour à marquer d'une pierre blanche car, pour autant que nous le sachions, personne encore dans le monde n'a atteint une telle pression par compression électrochimique. »

Givon Yan   et Ryan Baker, membres de l'équipe.
Givon Yan et Ryan Baker, membres de l'équipe.

Il s'agit d'une étape importante dans l'élaboration d'une technologie dont l'objectif est la production d'hydrogène comprimé à 10 000 lb/po2 — pression à atteindre, selon les spécialistes de l'industrie, pour que les véhicules mus par une pile à combustible roulent aussi longtemps que ceux dotés d'un moteur à combustion interne avant de refaire le plein.

Le prototype du compresseur polyétagé électronique intègre une série de modules membrane-électrode (MME) semblables à ceux qu'on retrouve dans les piles à combustible à membrane échangeuse de protons. Le potentiel électrique qui s'exerce sur le MME force le passage de l'hydrogène en augmentant la pression de sortie graduellement, d'un étage à l'autre.

Ce compresseur non mécanique surmonte aussi plusieurs obstacles inhérents aux compresseurs classiques. En effet, le compresseur électrochimique n'a pas de pièces mobiles, ce qui élimine les problèmes d'usure, de bruit et d'intensité de l'énergie utilisée. Enfin, il est sensiblement plus compact, si bien qu'on peut l'adapter à toute une gamme de situations.

« Les avantages de cette technologie deviennent très clairs dès qu'on pense à une entreprise commerciale comme une station-service à poste à hydrogène dont le compresseur pourrait fonctionner 24 heures par jour, sept jours par semaine. Dans des circonstances si astreignantes, un compresseur mécanique soulèverait de sérieux problèmes de maintenance et de sécurité. À cause de son concept et des matériaux employés, le nôtre constitue une solution de rechange envisageable », poursuit le chercheur. « Cette technologie survivra à la polémique continuelle sur l'alimentation des piles à combustible. Qu'on utilise de l'hydrogène ou un carburant classique modifié, le compresseur électrochimique trouvera sa place dans le casse-tête de l'infrastructure générale. »

Orlando Vazquez   utilise le compresseur.
Orlando Vazquez utilise le compresseur

Après les 5 000 lb/po2 de pression, l'équipe s'efforcera d'atteindre le double d'ici 2004. M. Wong, agent de recherche et chef d'équipe du projet oeuvrant à l'Institut, attribue le succès du projet à la brochette d'experts rassemblés à l'IIPC-CNRC et dans l'ensemble du programme du Conseil sur les piles à combustible, qui a rendu possible la collaboration avec des chercheurs de l'Institut de technologie des procédés chimiques et de l'environnement ainsi que de l'Institut des matériaux industriels. Les partenariats noués avec l'industrie locale au stade de la vérification du concept se sont aussi avérés précieux pour faire franchir ces jalons au projet.


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