ARCHIVÉ - La recherche à l'oeuvre pour l'environnement

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Le 03 avril 2003— Ottawa (Ontario)

Dans le cadre d'un projet de coopération internationale avec Singapour, des chercheurs du CNRC tenteront de transformer un déchet dangereux en matériau de construction.

Matériau de granulats légers produit par des chercheurs à Singapour. Se débarrasser des ordures est un problème mondial. Le résoudre suppose le recours à diverses méthodes tels l'enfouissement ou l'incinération. Dans les endroits très densément peuplés, là où les terrains coûtent cher, c'est souvent la seconde qu'on privilégie. Dans certains cas même - à Singapour, par exemple, il n'y a pas d'autre solution.

Cependant, l'incinération n'élimine pas totalement les déchets. En effet, on assiste à une importante accumulation de cendres volantes, particules très légères qu'entraînent les gaz libérés durant la combustion. Ces particules s'amassent dans le conduit de la cheminée de l'incinérateur et on les range parmi les déchets dangereux à cause des métaux lourds qu'elles renferment, si bien qu'il est difficile et onéreux de s'en débarrasser. Une élimination sécuritaire, voire la réutilisation, de ces déchets serait plus facile si on parvenait à séquestrer les substances toxiques dans un matériau synthétique et stable imitant la pierre et fait d'autres minéraux inoffensifs, également présents dans les cendres. Le projet de recherche du CNRC et de Singapour visent à créer pareils matériaux.

Selon la Dre Pamela Whitfield, de l'Institut de technologie des procédés chimiques et de l'environnement du CNRC (ITPCE-CNRC), le projet passera par plusieurs étapes cruciales. Pour commencer, la Dre Whitfield et son collègue de l'Institut des sciences et des techniques environnementales de Singapour, le Dr Tim White, étudieront et préciseront les propriétés des minéraux « stables » qu'on transformera en « pierre » artificielle par un procédé de pointe pour la céramique. Le projet prévoit aussi des travaux de recherche fondamentaux sur la synthèse, la structure cristalline et la microstructure de ces nouveaux matériaux ressemblant au roc.

Représentation de la structure cristalline de l'apatite.

« L'astuce est de piéger les substances nocives dans la structure du matériau sans qu'elle se désagrège », explique la chercheuse. Pour cela, les scientifiques devront sans doute concevoir une « variété de structures » qui se prêteront aux différentes sortes de composés toxiques. Une autre étape capitale concerne la réaction des nouveaux matériaux à la lixiviation. L'étude de ce phénomène sera confiée au Dr Lyndon Mitchell, de l'Institut de recherche en construction du CNRC (IRC-CNRC). Le même institut recourra à son expertise dans les technologies d'extrusion pour fabriquer de tuiles à toiture avec les nouveaux matériaux.

Le projet, qui démarrera dans les mois à venir, a été rendu possible grâce à la signature d'un protocole d'entente entre le CNRC et l'Agence des science, de la technologie et de la recherche de Singapour, mieux connu sous l'acronyme A*Star. En vertu de cette entente, les deux organismes débloqueront des fonds pour les projets conjoints. Une dizaine d'instituts du CNRC poursuivent déjà des projets de recherche aux termes de ce protocole, entré en vigueur en 1997.

Apprenez-en davantage au sujet des instituts du CNRC qui collaborent à ce projet :


Renseignements : Relations avec les médias
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