ARCHIVÉ - L'Observatoire international Gemini célèbre la réussite d'un nouveau système fabriqué au Canada

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Le 03 juillet 2003— Ottawa (Ontario)

Une équipe de l'Institut Herzberg d'astrophysique du CNRC (IHA-CNRC) à Victoria a récemment célébré le déploiement fructueux de son système d'optique adaptative, un instrument innovateur construit au Canada et mis en service au télescope Gemini Nord de 8 mètres au Mauna Kea, Hawaii auquel participent sept pays. L'Observatoire a publié les premières images capturées à l'aide du système. Ces images montrent des détails sans précédent du noyau de l'amas globulaire M13, l'amas d'étoiles Hercules.

Le nouveau système d'optique adaptative Altair permet de capturer trois (3) fois plus de détails dans l'infrarouge que le télescope spatial Hubble (TSH) et offrira aux astronomes la possibilité de voir les noyaux de formation d'étoiles à travers la poussière qui bloque la lumière visible. Grâce à cette nouvelle visibilité, les astronomes pourront peut-être bientôt observer la naissance d'étoiles ou de galaxies vieilles de 10 milliards d'années.

Le système Altair permet de corriger les images afin de compenser la distorsion causée par la turbulence (mélange d'air froid et chaud) dans l'atmosphère terrestre. Ce système représente une importante amélioration par rapport aux autres systèmes d'optique adaptative et augmente considérablement le rendement du télescope Gemini Nord.

Le système Altair a produit sa première image de haute résolution la première nuit suivant sa mise en service, en quelques heures à peine. « Le fait que le système Altair a fonctionné dès le départ est une importante réalisation technique pour l'équipe ", a signalé M. Jean-Pierre Véran, Ph.D. spécialiste en instrumentation d'Altair. " L'interface simple que nous employons pour contrôler le système Altair dissimule les logiciels extrêmement complexes mis au point par notre équipe de programmation ».

« L'IHA-CNRC est un groupe très innovateur et cet institut s'est révélé être un excellent partenaire dans cette entreprise », à dit M. Mountain. « Il réussit à rassembler des astronomes et ingénieurs pour faire la conception de produits garantissant d'excellents résultats scientifiques. C'est l'appariement de la science et de la technologie qui mène aux excellents résultats. »

La prochaine étape dans l'optique adaptative

Le système canadien Altair représente une amélioration sur plusieurs plans par rapport aux systèmes d'optique adaptative précédents. Premièrement, la région du ciel dans lequel on pourra obtenir des images plus nettes est plus grande qu'avant. Cette amélioration est possible en raison du fait que le système Altair corrige les effets de la turbulence en haute altitude-environ 6,5 kilomètres au-dessus du télescope. Les études démontrent que la plupart de la turbulence atmosphérique au-dessus du Mauna Kea se produit à cette altitude. En se concentrant sur la région de turbulence maximale, le système Altair peut corriger l'image dans une plus grande région du ciel.

Deuxièmement, le système Altair peut capter plus de lumière que les systèmes précédents. " Il transmet environ 90 pour cent de la lumière infrarouge, ce qui est beaucoup supérieur à tout autre système d'optique adaptative ", a indiqué M. Glen Herriot, gestionnaire du projet Altair. « Cela augmente beaucoup la sensibilité aux objets astronomiques ».

Troisièmement, Altair est plus facile à utiliser que les anciens systèmes, qui ont fréquemment besoin d'une équipe d'experts. Les astronomes pourront observer un plus grand nombre d'objets chaque nuit, et se concentrer sur ce qu'ils voient, plutôt que sur la façon d'utiliser l'équipement. « C'est vraiment un appareil à un seul bouton, qui se règle automatiquement selon les conditions atmosphériques, » a précisé M. Herriot.

De plus, le système peut transmettre les images corrigées à plusieurs différents instruments disponibles sur le télescope Gemini Nord, ce qui augmente le nombre de problèmes scientifiques pouvant être étudiés.

« Alltair offre de la lumière corrigée à l'ensemble de la communauté d'astronomes », a dit M. Mountain.


Renseignements : Relations avec les médias
Conseil national de recherches Canada
613-991-1431
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