Autres idées-cadeaux

Ken Tapping, Le 14 décembre 2016

Dans le ciel cette semaine…

  • Vénus est visible très bas à l’horizon au sud-ouest après le coucher du Soleil.
  • Mars luit bas à l’horizon au sud-ouest.
  • Jupiter se lève au petit matin.
  • La Lune sera pleine le 13 décembre et entrera dans son dernier quartier le 20.

Le temps file et il vous manque quelques gâteries pour bien remplir le bas de Noël de l’astronome de la famille? Voici des suggestions de dernière minute qui nécessiteront toutefois un bas bien grand. Il s’agit d’objets auxquels on ne pense pas nécessairement, mais qui s’avèrent très utiles. Certains s’achètent à la quincaillerie, d’autres à la pharmacie et d’autres encore chez l’opticien.

Même à l’ère des planétariums numériques et des applications mobiles, un bon atlas stellaire demeure indispensable. À cet égard, le vénérable Norton’s Star Atlas continue de faire autorité et l’édition de luxe du Star Atlas 2000 de Wil Tirion est un véritable trésor. En français, on trouvera À la découverte de l’astronomie, d’Ian Ridpath. Ces ouvrages sont en vente dans les boutiques spécialisées ou dans une bonne librairie.

Un abonnement à un magazine ou un simple numéro glissé au fond du bas seront toujours appréciés pour passer le temps lorsque les conditions sont mauvaises. Le magazine Sky and Telescope, par exemple, plaira à l’amateur aguerri alors que la revue Astronomy s’adresse à un public plus large. On peut également penser au magazine canadien SkyNews,une nouvelle publication qui, comme le bon vin, se bonifie avec les années, et à la revue Ciel et Espace, de France.

Sous nos latitudes, même par une belle soirée d’été, les frissons peuvent avoir raison de l’amateur prostré sous la voûte étoilée. Il appréciera sûrement des bas, des gants et un bonnet chauds. Et que dire d’une petite lampe de poche à lumière rouge? Vous avez sûrement constaté qu’à la noirceur, par temps dégagé et loin des sources de pollution lumineuse, on distingue mieux les détails. Le ciel à peine étoilé finit par se transformer en un fond gris charbon constellé d’étoiles. Cela est dû à l’adaptation de notre vision. L’iris de nos yeux s’ouvre et se referme en fonction de la lumière qui pénètre à l’intérieur du globe oculaire. Pour éviter les éblouissements parfois douloureux, les iris s’ouvrent très peu à la fois, et il leur faut du temps pour s’ouvrir complètement lorsqu’il fait très sombre.

Une fois cette adaptation terminée, vous ne voudrez pas ruiner votre vision nocturne en allumant une lumière brillante pour lire une carte ou prendre des notes ou encore, chercher votre oculaire tombé au sol. Nos yeux tolèrent cependant bien la lumière rouge dans le noir, ce qui explique l’emploi de lampes émettant dans cette couleur pour l’observation. La plupart sont munies de lampes à DEL (diodes électroluminescentes) et certaines ont même une intensité réglable. Vous trouverez ces lampes à votre boutique scientifique.

Les objectifs et les miroirs qui équipent les caméras, les jumelles et les télescopes ont des surfaces délicates. De nos jours, les lentilles sont même enduites d’un antireflets pour collecter encore plus de lumière. La poussière, les gouttelettes d’eau, les doigts et même votre nez peuvent y laisser des traces. Il ne faut pas utiliser de linges ou de papiers mouchoirs ordinaires pour les nettoyer, mais plutôt un pinceau à poils doux, une lingette spéciale et, pour les marques de nez, un liquide nettoyant adapté. Une bonbonne d’air comprimé est également un bon achat. Vous trouverez des conseils utiles à votre boutique scientifique, votre magasin de photographie ou chez votre opticien.

Si l’équipement d’observation de votre astronome est un enchevêtrement de câbles, comme c’est de plus en plus souvent le cas, des étiquettes aux couleurs vives lui seront utiles. Vous pouvez également lui procurer du ruban électrique en PVC de différentes couleurs, qu’il pourra de plus appliquer sur les pieds de ses appareils ou sur tout ce qui peut constituer un obstacle sur lequel lui-même ou un autre personne pourrait trébucher, surtout dans les séances d’observation en groupe ou dans des activités attirant un public nombreux ou simplement s’il est de nature distraite. Un petit nécessaire d’outils ou une carte cadeau pour en faire l’achat seront appréciés – il y a toujours une vis ou un écrou récalcitrants. J’espère que ces suggestions vous aideront à choyer l’amateur d’astronomie sur votre liste et à lui assurer une année d’observation fructueuse.

Ken Tapping est astronome à l'Observatoire de radio-astrophysique du Conseil national de recherches du Canada, à Penticton (C.-B.) V2A 6J9.

Tél. : 250-497-2300
Téléc. : 250-497-2355
Courriel : ken.tapping@nrc-cnrc.gc.ca

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