Autres suggestions pour Noël

Ken Tapping, le 10 décembre 2014

Dans le ciel cette semaine…

  • Jupiter se lève vers 22 heures.
  • Mars se fond toujours dans les lueurs du couchant bas à l’horizon. Saturne est visible à l’aube bas dans le ciel.
  • La Lune entrera dans son dernier quartier le 14.

L'éventail des articles offerts en magasin pour l'astronome amateur s'est considérablement élargi. Par contre, comme l'espace alloué à ma chronique est toujours compté, je m'en tiendrai à des suggestions qui ont fait leur preuve. Si l'astronome sur votre liste a dépassé le stade de débutant, fiez-vous aux indices qu'il vous aura sûrement donnés au cours des dernières semaines.

Une carte du ciel (aussi appelée cherche-étoiles) est toujours une bonne idée cadeau, et ce, même s'il existe aujourd'hui des applications pour téléphone intelligent ainsi que des logiciels qui remplissent la même fonction. Une carte du ciel se compose de deux disques plastifiés (oubliez les modèles en carton!) qui sont fixés par un rivet central et qui peuvent tourner l'un sur l'autre. Le disque du dessus comporte une fenêtre qui permet de voir une partie du ciel imprimé sur le disque du dessous. Il suffit de choisir la date et l'heure normale locale imprimées sur le pourtour du disque pour voir les constellations qui seront visibles à ce moment. Assurez-vous de choisir une carte du ciel conçue pour la latitude à laquelle vous habitez, à plus ou moins 5 degrés. Pour Ottawa, Toronto et Montréal, 45 degrés devraient convenir, pour Penticton et Vancouver, choisir plutôt 50 degrés. D'une grande simplicité, la carte du ciel ne requiert aucune pile, dure à jamais et ne craint ni l'eau ni la boue. On en trouve dans les boutiques de matériel scientifique ainsi que dans certaines librairies. On peut également en acheter sur Internet.

Le guide intitulé Observer's Handbook, publié annuellement par la Société royale d'astronomie du Canada (SRAC) en version anglaise seulement, est un incontournable pour quiconque a un intérêt pour l'astronomie. En plus de présenter le ciel du mois, avec la liste des choses à surveiller et les emplacements des planètes, il renferme une foule de renseignements utiles. On peut se le procurer dans les boutiques spécialisées ainsi que dans les bonnes librairies, ou encore sur le site Web de la SRAC.

On trouve aujourd'hui de nombreux programmes informatiques pour voir le ciel à toute heure et sous toutes les latitudes. La plupart sont très perfectionnés, mais pour un usage général, Stellarium est un bon choix. De plus, il est gratuit et compatible avec les systèmes d'exploitation Windows, Mac et Linux. On peut le télécharger directement sur le site stellarium.org. Les animations sont magnifiques et il suffit de cliquer sur un objet pour obtenir une description détaillée. On peut également agrandir les images pour bien voir les détails.

Il existe également de bonnes revues, dont Sky and Telescope pour l'astronome moyennement sérieux. Astronomy et Skynews visent un public plus général, quoique Skynews est conçue pour les observateurs canadiens. Je m'en voudrais de ne pas mentionner The Backyard Astronomer's Guide, de Terence Dickinson et Alan Dyer, et Nightwatch, de Terence Dickinson.

Il me reste quelques lignes pour glisser un mot sur les télescopes. La capacité d'un télescope dépend du diamètre du miroir ou de la lentille de son objectif. Pour une lunette astronomique, qui utilise une lentille comme objectif, on recommande un diamètre d'au moins 75 mm. Pour un télescope à réflexion où l'image se forme sur un miroir, il faut opter pour un diamètre minimal de 150 mm, car les dispositifs installés devant le miroir bloquent une partie de la lumière. N'achetez pas de télescopes de grands magasins, surtout des télescopes qui prétendent offrir un pouvoir grossissant de 400 fois, ou mieux. En général, le maximum utile est de deux fois le diamètre de l'objectif. Un objectif de 75 mm offre donc un grossissement maximal de 150 fois, au-delà, on ne fait qu'accentuer l'effet de flou. Un télescope ayant un pouvoir grossissant de 400 fois devra avoir un objectif d'un diamètre de 20 cm. C'est une simple question de physique, point à la ligne. Si le télescope comporte une profusion de commandes, rappelez-vous que vous l'utiliserez dans le noir… Portez également une attention particulière au diamètre de l'oculaire. Pour obtenir différents pouvoirs de grossissement ou faire différents types d'observations, on doit changer l'oculaire. Il y a deux diamètres standards : 1,25 po et 2 po; oubliez les autres tailles. Là encore, allez dans un magasin spécialisé, sinon, communiquez avec le club d'astronomie de votre localité.

Ken Tapping est astronome à l'Observatoire de radio-astrophysique du Conseil national de recherches du Canada, à Penticton (C.-B.) V2A 6J9.

Tél. : 250-497-2300
Téléc. : 250-497-2355
Courriel : ken.tapping@nrc-cnrc.gc.ca

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