Créer des liens étroits

Résumé de l’atelier sur la chaîne d’approvisionnement canadienne du stockage d’énergie : le 9 avril 2015

Le domaine du stockage de l’énergie connaît une solide croissance à l’échelle internationale, mais il fait l’objet d’une concurrence féroce. Heureusement, le savoir-faire canadien jouit d’une large reconnaissance. Les intervenants à tous les échelons de notre industrie nationale sont déterminés à protéger et à développer la part de marché entre les mains des entreprises canadiennes, pour cela, ils s’activent à définir des règles du jeu équitables sur les marchés canadiens pour l’adoption des nouvelles technologies de stockage en s’efforçant de maintenir les frais d’exploitation et de renouvellement des systèmes aux plus bas.

Le 9 avril dernier, les leaders d’opinion de la chaîne d’approvisionnement canadienne du stockage d’énergie se sont réunis à Toronto pour se concerter sur les moyens que le Canada devait mettre en œuvre pour optimiser ses forces dans ce domaine. Dans le cadre de l’atelier Créer des liens étroits, organisé conjointement par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et MaRS, plus de 150 participants ont réfléchi aux solutions que le Canada pouvait mettre en œuvre pour consolider sa position sur le marché mondial du stockage d’énergie.

Les participants à l’atelier ont convenu qu’idéalement les différents maillons de la chaîne d’approvisionnement devaient contribuer à créer de la valeur et à mettre au point des solutions globales, plutôt que d’apporter chacun des éléments morcelés. Pour que la chaîne fonctionne comme une véritable chaîne de valeur intégrée, les participants ont recommandé d’axer les efforts sur les aspects suivants :

  • Élaborer une vision commune – Les participants souhaitent adopter une stratégie commune à long terme pour le marché canadien du stockage d’énergie, afin de faciliter la collaboration entre tous les fournisseurs de la chaîne d’approvisionnement. Ils ont ajouté que la réalisation de cette vision doit être appuyée par une compréhension partagée des marchés auxquels s’adressent les technologies de stockage et par une offre de services et de produits dans laquelle les interactions au sein des systèmes et des réseaux, et la valeur qui peut en être tirée, seront clairement définies. L’une des pierres d’assise de cette vision à long terme est l’établissement d’une feuille de route entièrement indépendante des technologies déployées sur l’ensemble du marché canadien, qui s’appuie sur une analyse exhaustive des réalisations effectuées en Ontario et des activités précurseurs de ce marché dans le secteur. Cette feuille de route pourrait en outre intégrer les leçons apprises lors des démonstrations canadiennes et à l’échelle internationale effectuées en début de parcours.
  • Collaboration au sein de la chaîne d’approvisionnement – Même si tous admettent que la solution meilleur marché n’est pas toujours celle qui offre la plus grande valeur, les participants reconnaissent les avantages qu’offre la normalisation des caractéristiques clés des éléments et des systèmes de stockage pour favoriser l’interopérabilité, la sécurité et la facilité d’exploitation. L’expérience a démontré que la normalisation permettait de réduire les coûts et de consolider les chaînes d’approvisionnement, comme cela s’est fait pour les technologies émergentes liées à l’énergie solaire et éolienne. De toute évidence, les membres de la chaîne d’approvisionnement veulent des composantes et des systèmes qui fonctionnent bien ensemble sans toutefois devoir sacrifier la possibilité que le marché offre des solutions exclusives, fondées sur des technologies, des applications ou des situations géographiques particulières. Les participants ont dressé la liste des progrès techniques pouvant être exploités à cette fin, tels que la mise à jour d’outils de planification et la communication des données issues des projets de démonstration.
  • Au-delà des frontières canadiennes – Les participants ont convenu qu’à l’heure actuelle, le marché ontarien et le marché canadien dans sa globalité étaient les plus propices au développement expérimental de technologies de stockage d’énergie pouvant mener à l’établissement de chaînes d’approvisionnement locales lorsqu’elles seront parvenues à maturité sur le plan concurrentiel. Toutefois, plus on avancera, plus les chances de succès dépendront des capacités d’exportation de la chaîne d’approvisionnement canadienne. Il faudra donc que les acteurs de la chaîne de valeur continuent de concentrer leurs énergies sur la compétitivité de leurs produits et services et utilisent à leur profit le soutien que le gouvernement et les organismes sans but lucratif capables d’assumer les risques de financement des technologies en développement peuvent leur offrir.

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