Ajouter du relief à des reproductions d'oeuvres d'art

Le 30 mai 2018— Vancouver (Colombie-Britannique)

Iris de Van Gogh, numérisée à l'aide du numériseur 3D d'Arius Technology, qui repose sur une technologie de numérisation née au CNRC

Il est essentiel pour un entrepreneur de savoir reconnaître la valeur des choses.

En tant que président-directeur général d'Arius Technology, Paul Lindahl sait à quel point cette affirmation est vraie lorsque vient le temps d'évaluer des partenaires et des programmes soutenant l'innovation. Selon lui, EUREKA, administré par le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI CNRC), est un parfait exemple d'un programme à valeur ajoutée.

Grâce à du financement public et privé, EUREKA appuie des entreprises de toute taille en les aidant à coordonner leurs efforts de recherche industrielle au bénéfice de chaque partenaire et de leur pays respectif.

« Je n'ai eu aucune hésitation à retourner vers EUREKA. »

Paul Lindahl, président-directeur général, Arius Technology

Avantages mutuels

Paul Lindahl, président-directeur général, Arius Technology

C'est le service Concierge du gouvernement du Canada qui a d'abord avisé M. Lindahl de l'existence d'EUREKA. Le conseiller en technologie industrielle du PARI CNRC assigné à M. Lindahl, Mehrzad Movassaghi, a ensuite pris le relais et procédé à une analyse des capacités et possibilités de mise en marché de la technologie de numérisation au laser 3D d'Arius.

Durant son analyse, Mehrzad s'est tourné vers son collègue du PARI CNRC, Wei Ning, pour obtenir ses conseils. Wei a examiné la proposition en tenant compte des leçons apprises dans le cadre de projets EUREKA antérieurs et lors de l'élaboration de la démarche relative au programme EUREKA à l'intention des entreprises de la Colombie-Britannique et du Yukon. À partir de cette information, Mehrzad et Wei ont recommandé des moyens de renforcer la proposition de projet d'Arius présentée à EUREKA en fonction de sa portée, des critères d'admissibilité et des perspectives économiques.

Arius s'est associée à deux partenaires européens, Conservation by Design (une division de Larson-Juhl) et l'University College London. Les résultats du premier projet EUREKA de Paul Lindahl ont permis à Arius d'utiliser sa technologie de numérisation 3D pour la reproduction de chefs-d'oeuvre de la collection du Musée des beaux-arts du Canada.

Arius a par la suite rapidement éveillé l'intérêt de musées d'Europe. Des experts européens de Larson-Juhl encadrent les reproductions réalistes en 3D, imprimées par un partenaire établi aux Pays-Bas, Océ, une division de Canon.

Plutôt que de voguer sur cette réussite, M. Lindahl a voulu améliorer sa technologie afin d'attirer d'autres partenaires et d'ouvrir de nouveaux marchés. Naturellement, il s'est tourné de nouveau vers des ressources de confiance et de grande valeur : EUREKA et le PARI CNRC.

« Je n'ai eu aucune hésitation à retourner vers EUREKA. Ce programme est axé sur les résultats, la production efficace de rapports et l'établissement de financement en R-D permettant aux partenaires privés de concentrer leurs capitaux sur des activités essentielles de prospection de clients et de vente, explique Lindahl. Or, le processus complexe de protection de la propriété intellectuelle et de collaboration avec une entreprise étrangère rend essentielle la présence à mes côtés d'une personne aussi exceptionnelle que Mehrzad. »

Partenariat dans le domaine des beaux-arts

Pour la réalisation de son deuxième projet EUREKA, l'entreprise de Vancouver a établi un partenariat avec Océ, qui innove depuis plus de 140 ans. « Les jeunes entreprises technologiques jugées admissibles au programme EUREKA qui ont tissé des liens étroits avec le CNRC jouissent d'une crédibilité accrue auprès de géants de l'industrie comme Océ », affirme Paul Lindahl.

Ayant déjà excellé dans la reproduction de chefs-d'oeuvre classiques, les deux partenaires souhaitaient étendre leurs activités au monde de l'art contemporain, un créneau considérable du marché de l'art, qui représente 63 milliards de dollars.Note de bas de page 1

Alors qu'Arius était déjà en mesure de numériser le vernis lustré qui recouvre généralement les peintures impressionnistes, et qu'Océ pouvait imprimer les oeuvres avec le même niveau de brillance, il fallait maintenant trouver un moyen d'adapter la technologie à des finis plus mats, qu'exigent fréquemment les artistes contemporains. Arius et Océ ont recherché des options technologiques et ont choisi ensemble une solution permettant d'ajuster le niveau de brillance, donnant ainsi le moyen aux deux entreprises de répondre aux exigences des artistes d'aujourd'hui.

Enfin, les musées demandent une vitesse de numérisation accrue pour réduire la période où les oeuvres ne sont pas exposées et, ainsi, minimiser les répercussions sur leur clientèle. L'autre amélioration technologique liée au projet a donc été de réduire de moitié le temps requis pour numériser une oeuvre d'art. Cette économie de temps permettra la numérisation et l'impression en relief d'un plus grand nombre de chefs-d'oeuvre par Arius et Océ.

« Les jeunes entreprises technologiques jugées admissibles au programme EUREKA qui ont tissé des liens étroits avec le CNRC jouissent d'une crédibilité accrue auprès de géants de l'industrie comme Océ. »

Paul Lindahl, président-directeur général, Arius Technology

Un trésor d'occasions

Reproductions d'oeuvres en 3D imprimées par Océ, en exposition au Musée des beaux-arts du Canada

L'intérêt s'est accru en novembre 2017, après que les partenaires eurent achevé un deuxième projet EUREKA dans les délais impartis. Depuis, Arius numérise des oeuvres au musée Tate de Londres, et a aussi acheminé sa technologie jusqu'au Luxembourg pour numériser des collections privées.

Aujourd'hui, Arius, Océ et Larson-Juhl travaillent ensemble pour offrir des reproductions d'oeuvres contemporaines et classiques aux collectionneurs privés qui désirent profiter de collections actuellement entreposées dans des chambres fortes. Arius met aussi sa technologie à la disposition des artistes contemporains. Les artistes peuvent ainsi créer des oeuvres d'art originales en se servant du processus de gravure ElegraphMC, qui combine des supports physiques et numériques pour produire des impressions texturées en 2,5D.

Arius ne cesse jamais d'innover. Bientôt, l'entreprise commencera à étudier de quelle façon les données de numérisation 3D pourraient aider certains musées partenaires à se servir de la réalité virtuelle afin de mettre l'art à la portée des personnes qui ne peuvent pas se déplacer pour en vivre l'expérience. Les fonds d'aide à l'innovation et les services-conseils offerts par EUREKA et le PARI CNRC, de même que des partenariats technologiques euro-canadiens, continueront de révéler de nouvelles dimensions artistiques, tant pour les artistes que pour les amateurs d'art.

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