Tinkerine vise l’accessibilité de ses produits pour bâtir une génération qui maîtrise l’impression 3D

Le 16 septembre 2016— Vancouver (Colombie-Britannique)

Eugene Suyu et Jerome Kashetsky

Eugene Suyu, chef de la direction de Tinkerine, à droite, a fait appel à Jerome Kashetsky, conseiller en technologie industrielle au PARI-CNRC, pour obtenir l'aide nécessaire à l'élaboration de stratégies adaptées au marché en pleine effervescence de l'impression 3D, qui, selon les analystes, devrait représenter 14,9 milliards de dollars à l'échelle mondiale d'ici 2019.

Vous est-il déjà arrivé de vouloir passer de l'idée à l'objet concret en un simple claquement de doigts? La société Tinkerine, établie à Vancouver, travaille à créer un écosystème d'impression en trois dimensions pour concrétiser cette capacité d'innovation et d'exploration avec simplicité, grâce au soutien apporté par le Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC).

Du concept à l'objet en un tournemain!

Eugene Suyu, étudiant à l'Université Simon Fraser en 2010, s'intéressait aux possibilités de l'impression 3D, une technologie qui permet de transposer des images en deux dimensions en modèles tridimensionnels par la superposition de couches de matière jusqu'à ce qu'un objet émerge. À l'époque, la plupart des imprimantes 3D étaient lentes et peu mobiles en raison de leur taille.

À peine sorti de l'école et mû par un désir de faire avancer les choses, Suyu, aidé de ses partenaires, a fondé en 2012 une première entreprise ayant comme mission de concevoir une imprimante 3D de bureau améliorée. Avant longtemps, les entrepreneurs ont eu la confirmation qu'ils tenaient le bon filon.

Avec l'aide de ses partenaires, Suyu, aujourd'hui chef de la direction de Tinkerine, a mis au point la DittoMCPro, l'une des premières imprimantes 3D de bureau vendues à moins de 2 000 $ US, un prix à la portée du consommateur moyen, des designers, des enseignants, des architectes et des petits cabinets de professionnels. En plus d'être abordable, la DittoPro était également plus compacte, plus fiable, plus rapide et offrait une plus grande résolution.

Les reconnaissances ont rapidement commencé à pleuvoir. En 2014, DittoPro a été choisie comme l'une des dix imprimantes 3D les plus performantes de l'industrie par le magazine Make: (en anglais seulement). Elle a également reçu le prix du Meilleur produit d'impression 3D (en anglais seulement) lors du salon Consumer Electronics qui s'est tenu en Asie en 2015.

Dépasser la concurrence grâce à la technologie

« Notre premier modèle d'imprimante a révolutionné les normes de l'industrie pour ce qui est de la facilité d'utilisation, de l'esthétique et du prix, explique Eugene Suyu. Nous savions cependant que notre stratégie de croissance devait reposer sur la recherche-développement. »

« Grâce au réseau de compétences, à l'aide financière et aux conseils offerts par le PARI-CNRC, nous avons pu faire un bond quantique par rapport à la concurrence d'un point de vue technique. Cette collaboration nous a permis d'accélérer notre travail de R-D et d'atteindre une cadence qui n'aurait jamais été possible autrement. »

Tinkerine a donc fait appel au PARI-CNRC pour l'aider à réaliser un projet de recherche qui lui permettrait de rehausser la fiabilité, le rendement et l'exploitabilité des futures versions de la DittoPro.

« Nous avons discuté de la stratégie d'affaires de l'entreprise et de son besoin d'acquérir un avantage technique pour se démarquer de la concurrence, » explique Jerome Kashetsky, conseiller en technologie industrielle au PARI-CNRC. L'entreprise a alors décidé de se concentrer sur les capacités d'étalonnage afin de créer la première imprimante 3D de bureau pouvant être remise à l'état initial après l'expédition sans l'intervention d'un technicien. Avec l'aide et les conseils du PARI CNRC, Tinkerine a embauché un ingénieur pour concevoir le logiciel nécessaire et lui a remis une carte routière technologique détaillée pour atteindre cet objectif.

Le nouveau logiciel sera intégré à la prochaine version de la DittoPro véritablement prête à l'emploi, conformément à la stratégie de l'entreprise qui veut créer un écosystème d'impression 3D complet comprenant de la formation en ligne et du contenu didactique pour aider les enseignants, les étudiants et les autres utilisateurs à concrétiser leurs idées avec facilité et rapidité, a expliqué Suyu.

« Grâce au réseau de compétences, à l'aide financière et aux conseils offerts par le PARI-CNRC, nous avons pu faire un bond quantique par rapport à la concurrence d'un point de vue technique, affirme Suyu. Cette collaboration nous a permis d'accélérer notre travail de R-D et d'atteindre une cadence qui n'aurait jamais été possible autrement. »

un écosystème d'impression 3D

Désireuse de former une nouvelle génération rompue à l'impression 3D, la société vancouvéroise Tinkerine travaille à créer un écosystème d'impression 3D complet pour aider les étudiants, les enseignants et les innovateurs à concrétiser leurs idées avec facilité et rapidité.

Un monde de possibilités illimitées

L'avenir s'avère prometteur pour Tinkerine. Selon la firme de conseils et de recherche en TI américaine Gartner, le marché de l'impression 3D devrait représenter un chiffre d'affaires mondial de 14,9 milliards de dollars d'ici 2019. Déjà, 2015 a été une année marquante pour Tinkerine : ses effectifs sont passés à 15 employés et son chiffre d'affaires a pratiquement triplé entre 2014 et 2015, passant à 1,28 million de dollars.

« On peut affirmer sans trop craindre de se tromper que cette technologie ouvre un monde de possibilités quasi illimitées », reconnaît Eugene Suyu. Des conseils scolaires à Vancouver, à Surrey et à Burnaby ont déjà adopté la DittoPro, et le Jet Propulsion Laboratory de la NASA utilise aussi cette imprimante. Souhaitant conquérir le marché de l'enseignement dans l'espoir de former une génération rompue à l'impression 3D, Tinkerine espère faire fructifier son chiffre d'affaires d'année en année tout en continuant de développer une technologie qui donnera des coudées franches à la prochaine génération d'innovateurs.

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