Ausculter des routes à 100 km/h

Systèmes Pavemetrics inc.

Le 28 janvier 2013— Québec (Québec)

Les trois fondateurs de Pavemetrics : de gauche à droite, John Laurent, 

Richard Habel et Jean-François Hébert.

Les trois fondateurs de Pavemetrics : de gauche à droite, John Laurent, Richard Habel et Jean-François Hébert.

Fondée à Québec en 2009, Pavemetrics fabrique des systèmes laser capables d’ausculter efficacement des infrastructures routières à 100 km/h, de jour comme de nuit, sans ralentir ou affecter la circulation. En 2012, les systèmes déployés par Pavemetrics ont inspecté cinq millions de kilomètres de routes, soit l’équivalent de six allers-retours de la Terre à la Lune! C’est sept fois plus que le plus proche concurrent de Pavemetrics.

Ses trois cofondateurs, Richard Habel, Jean-François Hébert et John Laurent, ont su faire évoluer en trois ans une technologie mise au point à l’Institut national d’optique (INO) pour qu’elle réponde aux besoins des organisations et des entreprises du domaine des transports.

Accroître les possibilités de la technologie

« L’INO avait développé trois familles de systèmes laser applicables à l’inspection des chaussées, mais c’est celui qui mesurait la fissuration — le Laser Crack Measurement System (LCMS), qui offrait le plus de potentiel, explique Richard Habel. Nous étions convaincus que l’on pouvait augmenter considérablement sa valeur en lui ajoutant de nouvelles fonctionnalités en réponse à des besoins bien concrets du marché. » Jean-Yves Roy, président-directeur général de l’INO et Simon Labbé, vice-président Développement des affaires, connaissent bien les trois cofondateurs et leur font confiance. Fort de l’appui de l’INO, Pavemetrics va frapper à la porte du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches Canada (PARI CNRC) en vue d’obtenir un soutien financier qui lui permettra d’aplanir les difficultés techniques et d’accélérer le développement sans devoir recourir à du capital de risque.

Le conseiller en technologie industrielle (CTI) Michel Arsenault, également un ancien de l’INO, prend alors en charge le dossier. Grâce à une entente avantageuse qui répartit les risques entre l’INO et Pavemetrics, l’entreprise dispose du droit d’exploiter la propriété intellectuelle du LCMS et bénéficie de la liste de clients de l’INO dès son démarrage. Le CTI suggère dès le départ d’améliorer certaines fonctionnalités du LCMS afin que Pavemetrics puisse générer des revenus additionnels le plus rapidement possible et pousser encore plus loin le succès de ce produit.

Pavemetrics va d’abord augmenter les fonctionnalités du LCMS sous plusieurs aspects : augmentation de la précision, ajout des mesures de fissures dans les chaussées de béton (avec ou sans stries), des mesures de macro-texture et des mesures de profils longitudinaux. Pavemetrics vend ses systèmes à des entreprises qui les intègrent dans leurs véhicules et recueillent ensuite des données destinées à leurs clients, comme les ministères des transports ou les municipalités. « Monté sur deux véhicules d’inspection du ministère des Transports du Québec, le LCMS est ainsi capable d’inspecter avec une grande précision l’ensemble du réseau routier de la belle province en un seul été », ajoute Richard Habel.

Un véhicule équipé d’un système Pavemetrics en pleine action.

Un véhicule équipé d’un système Pavemetrics en pleine action.

Un produit de haute technologie comme le LCMS doit constamment évoluer pour répondre aux attentes des utilisateurs et distancer la concurrence. Pavemetrics réalise rapidement le grand avantage d’intégrer un système de positionnement par satellites (GPS) au LCMS et d’y incorporer un dispositif capable de produire des relevés topographiques des routes en 3D. Un second projet PARI est alors entrepris en vue de doter le LCMS de ces nouvelles fonctionnalités et pour assurer l’acquisition et la sauvegarde de ces nouvelles données à une cadence extrêmement rapide.

Une progression bien contrôlée

« Le PARI CNRC nous a avant tout aidés à prioriser les fonctionnalités du LCMS en fonction des besoins du marché, avance Richard Habel. Nous avons pu ainsi générer des ventes dès notre première année d’opération. Michel Arsenault nous a aussi bien orientés vers des programmes provinciaux et fédéraux susceptibles de financer l’embauche des professionnels dont nous avions besoin pour progresser et soutenir nos activités de R&D. »

Depuis 2009, Pavemetrics s’est adjoint trois autres scientifiques pour sa R&D, ainsi que les services d’un comptable à mi-temps et d’un expert en développement des affaires. Toujours en collaboration avec l’INO, Pavemetrics entend bien élargir encore davantage les possibilités du LCMS. Les trois cofondateurs ne manquent d’ailleurs pas d’idées : ils veulent désormais s’attaquer à l’inspection des rails de chemins de fer, des tunnels ferroviaires et des pistes d’aéroports.

« Nous échangeons constamment avec notre CTI sur tous les aspects de nos projets, mentionne Richard Habel. Non seulement sur les défis techniques, mais aussi sur la commercialisation, le financement, le démarchage et l’élargissement vers d’autres marchés. » Aujourd’hui, quarante États américains utilisent maintenant le LCMS et Pavemetrics fait des affaires dans 30 pays à travers le monde. Sa technologie d’auscultation des routes s’est imposée auprès des spécialistes de ce domaine comme LA référence sur le marché.

Renseignements : Relations avec les médias
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PARI CNRC
1-877-994-4727
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