À la conquête des eaux internationales grâce à une technologie canadienne

MetalCraft Marine

Le 06 août 2013— Kingston (Ontario)

Garde côtière canadienne

Pour ses missions de sauvetage, la Garde côtière canadienne utilise des bateaux de sauvetage de 47 pieds de MetalCraft.

Il est possible que les passagers de bateaux de croisière qui empruntent le canal de Panama voient des bateaux canadiens de 50 pieds transporter des travailleurs et du matériel lourd vers différents sites de travail puisque le canal, qui fait 80 km de longueur, doublera sa capacité d’ici 2015. Fabriqués par MetalCraft Marine, une entreprise de Kingston en Ontario, ce genre de bateaux et d’autres bateaux de travail – comme les bateaux-pompes, ceux de sauvetage, de patrouille et d’urgence – effectuent des tâches importantes partout au monde pour des clients exigeants, notamment la marine et la garde côtière américaines.

Depuis les 26 dernières années, MetalCraft est passée du stade de petit atelier employant 40 employés à celui de chef de file mondial dans le domaine des bateaux de travail en aluminium de haute performance et compte maintenant 125 employés. Après avoir triplé ses ventes dans les cinq dernières années et étendu ses activités au-delà des frontières nord-américaines, l’entreprise souhaite quintupler ses revenus annuels et atteindre 100 millions de dollars d’ici 2025.

MetalCraft a remporté plusieurs récompenses de l’industrie pour des avancées technologiques et environnementales. « Nos bateaux-pompes, munis de systèmes intégrés d’extinction d’incendie et de propulsion, continuent d’établir des records en matière de vitesse et de capacité de pompage », affirme M. Michael Allen, directeur général de MetalCraft Marine. « Nous avons aussi obtenu une récompense du programme Green Awards lors du New Orleans Workboat Show de 2012 pour notre premier bateau hybride, alimenté à l’électricité et par des panneaux solaires, utilisé au port d’Annapolis. »

Mission possible avec le CNRC PARI

Lorsqu’on éteint des incendies, qu’on sauve des travailleurs du secteur maritime et qu’on patrouille dans les ports, la vitesse et l’efficacité peuvent faire la différence entre la vie et la mort. Le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a aidé dès le début à soutenir le développement de la technologie de pointe qui a propulsé MetalCraft sous les feux des projecteurs internationaux.

M. Allen précise qu’obtenir du succès à l’échelle mondiale signifie offrir une technologie supérieure à des prix concurrentiels, être les premiers à résoudre certains problèmes et adapter la conception des bateaux à une vaste gamme de clients. « En tant que petite entreprise en concurrence avec des géants mondiaux, il nous aurait été impossible d’atteindre un tel niveau de succès sans le soutien de partenaires importants comme le CNRC PARI. »

Pour la survie à long terme de MetalCraft, il est primordial de mettre au point de meilleurs systèmes de propulsion, des bateaux hybrides et d’autres technologies d’avant-garde. Aussi, la société doit continuellement abaisser ses coûts de fabrication grâce à l’initiative de production allégée du PARI qui vise à réduire les déchets et à offrir une valeur ajoutée aux clients. « Nous avons réussi à diminuer le temps de fabrication d’une coque de 20 % – de cinq à trois mois pour un bateau de 36 pieds. Nous réduisons ainsi nos coûts et sommes en mesure de fabriquer plus d’unités par année », déclare M. Allen.

Les clients sont attirés par la flexibilité de conception qu’offre MetalCraft, elle leur permet d’épargner temps et argent. Par exemple, les bateaux de relève du canal de Panama peuvent être adaptés pour deux ou trois moteurs et modifiés pour permettre le transport de 26 ou 42 passagers. « Le client peut acheter pratiquement le même bateau pour différents besoins sans débourser pour d’autres modèles », ajouter M. Allen. « Cela signifie également qu’il n’est pas nécessaire que les conducteurs de bateaux suivent une formation pour chaque addition à la flotte. » Par ailleurs, les bateaux ont battu des records de vitesse : ils ont ainsi réduit de plus de 50 % les temps de transport sur le canal.

« Au fil du temps, le PARI nous a soutenu par de l’aide financière, des conseils et des données précieux sur des idées techniques et leur possibilité de commercialisation. Il nous a aussi mis en contact avec des gens qui ont favorisé notre essor à l’échelle mondiale. »

Faire des vagues grâce à la technologie hybride

La conseillère en technologie industrielle (CTI) Harriet Waterman travaille avec MetalCraft sur la technologie hybride qui utilise les panneaux solaires. « Nous avons entrepris cette initiative qui visait les activités de l’immense port d’Annapolis à Baltimore, Maryland – percevoir les droits d’entrée, faire la vidange et patrouiller – qui étaient auparavant effectuées par des bateaux conventionnels de 22 pieds propulsés au diesel », explique-t-elle. « MetalCraft a converti un de ces bateaux à l’électricité, alimenté à l’énergie solaire; il pouvait ainsi fonctionner toute la journée et recharger ses batteries sans causer aucune pollution. « L’entreprise utilise maintenant cette technologie sur un bateau de 44 pieds pour la Garde côtière canadienne et met au point un produit qui sera mis sur le marché pour des embarcations plus grosses et plus rapides, ainsi qu’à l’intention de modèles différents comme un catamaran, et qui pourra effectuer une plus grande variété de missions.

« Nous désirons offrir à nos clients un excellent rapport qualité-prix, mais nous devons investir considérablement et de façon continue dans la recherche et le développement technologique », dit M. Michael Allen, directeur général de MetalCraft Marine. Sans le CNRC PARI, nous ne pourrions y arriver. »

Restez branché

Abonnez-vous

Date de modification :