Une petite entreprise joue dans la cour des grands

Même si BioForest Technologies Inc. n'a que neuf employés à plein temps, l'entreprise dispose d'un énorme potentiel dans un secteur où les multinationales font la loi

Le 02 novembre 2012— Sault Ste Marie (Ontario)

EcoJect System et TreeAzin

EcoJect System et TreeAzin

Dans un secteur comme la biotechnologie où ce sont des entreprises de produits chimiques multimilliardaires comme Monsanto qui tiennent le haut du pavé, il est quasiment sans précédent qu’une entreprise de la taille de BioForest Technologies Inc. soit admise à la même table. Pourtant, grâce au soutien du Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC), cette entreprise en croissance est maintenant un acteur de premier plan et son potentiel de croissance est considérable.

BioForest fabrique un pesticide biologique du nom de TreeAzin, une substance issue d’extraits de graines de margousier, communément appelé neem. (Le margousier, Azadiracta indica, est un arbre de la famille des Méliacées et pousse dans les régions tropicales et semi-tropicales. Ses fruits et ses graines sont la source de l’huile de margousier.) Par ce seul produit, BioForest se démarque de la concurrence. Cela dit, si TreeAzin est toute une réalisation, le système EcoJect est l’outil qui parachève l’oeuvre. EcoJect est une méthode de micro-injection unique en son genre mise au point par BioForest pour l’application de ce pesticide.

BioForest a été lancée après qu’un petit groupe de scientifiques en foresterie ont quitté leur emploi au Service canadien des forêts (SCF) au milieu des années 90. Maintenant président de BioForest, M. Joe Meating comptait parmi ces scientifiques.

Au début, M. Meating et ses collègues offraient des services de consultation en matière de santé des forêts aux différents gouvernements et administrations ainsi qu’à d’autres clients. Dès 2001, l’entreprise s’est mise à étudier la possibilité d’ajouter à ses services un produit qui augmenterait ses recettes. En investissant massivement dans des analyses et des essais, M. Meating a travaillé avec un chercheur du SCF qui, à cette époque, mettait au point un nouveau pesticide biologique promis à un grand avenir. Finalement, BioForest a signé un contrat de licence avec Ressources naturelles Canada et le SCF pour enregistrer, commercialiser et vendre le nouveau produit, qu’ils ont nommé TreeAzin.

Aux États-Unis, l’homologation est achevée et le produit est vendu systématiquement pour ses usages professionnels. Jusqu’à la conclusion des démarches d’homologation au Canada, ce que l’entreprise compte terminer d’ici la fin de l’année, le produit ne peut être vendu au pays qu’en vertu de « l’homologation des pesticides dans les situations d'urgence » pour aider le Canada à maitriser l’infestation de ses forêts par l’agrile du frêne. (Ce produit est actuellement utilisé pour protéger les frênes sur les terrains du Conseil national de recherches du Canada).)Entretemps, ce sont l’Australie et le Moyen-Orient qui s’intéressent à TreeAzin et à EcoJect. Une fois surmontés les obstacles règlementaires, la société saura tirer son épingle du jeu sur les marchés mondiaux.

Mobilisation du réseau des conseillers en technologie industrielle

« Sans l'appui du PARI-CNRC, réaliser la recherche et développement qui nous a aidés à devenir ce que nous sommes aujourd’hui aurait été au-dessus de nos capacités. »

Joe Meating
Président, BioForest Technologies Inc.

Depuis sa création, BioForest a réalisé quatre projets avec des contributions du PARI-CNRC. Le premier était axé sur l’essai et le développement de l’insecticide à base de neem. Les deux suivants portaient sur la recherche et développement (R-D) des systèmes de diffusion EcoJect et sur l’évaluation de l’efficacité de TreeAzin. Le quatrième portait sur la protection de la propriété intellectuelle du système EcoJect destiné à l’usage résidentiel et horticole.

M. Meating reconnait la contribution de M. John Hatherley, le conseiller en technologie industrielle (CTI) du PARI-CNRC, à la réussite de l’entreprise. M. Hatherley, qui travaille avec la société depuis trois ans, a joué un rôle majeur dans le soutien de la recherche visant à améliorer la conception du système EcoJect et à résoudre les problèmes de pompage d’un prototype.

La contribution de M. Hatherley au prototype a vraiment impressionné M. Meating. « Je n’ai fait que mentionner à John qu’on voudrait bien faire un peu plus de recherche sur certains composants de notre système EcoJect , se souvient-il. En quelques jours à peine, nous étions inondés de courriels envoyés par d’autres CTI du PARI-CNRC de partout au pays qui y allaient de leurs suggestions et nous proposaient d’autres contacts. »

Plus récemment, M. Hatherley a travaillé avec l’entreprise sur un produit grand public qui se vendrait préchargé de TreeAzin dans des magasins de rénovation et de jardinage. « C’est une refonte totale de leur injecteur et cela leur donnerait accès à tout le marché américain », indique-t-il. M.Hatherley se penche maintenant sur un projet de R-D de plus grande envergure portant à la fois sur la recherche destinée à améliorer l’entreposage du produit sur les rayons et son emploi, ainsi que sur un système d’aide à la décision afin de mieux évaluer quand, où et comment TreeAzin doit être appliqué pour être le plus efficace.

Le vent dans les voiles

BioForest est actuellement en pleine expansion :

  • Les ventes de TreeAzin sont passées de 180 000 $ la première année à près d’un million de dollars aujourd’hui;
  • Les ventes de TreeAzin et du système EcoJect, qui ne constituaient que 20 pour cent des recettes de l’entreprise en 2008, en représentent maintenant 75 pour cent;
  • En 2012, la société devrait compter plus de 80 fournisseurs de service en Ontario et au Québec;
  • Elle reçoit des demandes de renseignements des quatre coins du monde, notamment des États-Unis, de l’Australie et du Moyen-Orient.

M. Meating manifeste une sincère gratitude pour le rôle joué par le PARI-CNRC dans le développement de BioForest. « Sans le PARI-CNRC, il aurait été difficile, voire impossible, pour une petite entreprise comme la nôtre de pénétrer ce marché », souligne-t-il.

Renseignements : Relations avec les médias
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PARI-CNRC
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