Au Nouveau-Brunswick, on innove en matière de cancer

Un traitement du cancer en développement

Le 30 septembre 2011— Sackville (Nouveau-Brunswick)

Soricimed Biopharma Inc.

Soricimed Biopharma Inc. est l’exemple classique de la recherche universitaire qui réussit à s’implanter dans l’industrie privée grâce au soutien du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC).

Cela a commencé en 2000 avec la découverte d’un peptide par le professeur Jack Stewart de Mount Allison University. Le produit, dérivé du venin de la grande musaraigne, a démontré du potentiel en matière de traitement de la douleur, de diagnostic du cancer et de lutte contre ce fléau. M. Stewart a nommé ce peptide soricidine. Il a continué de l’étudier : il l’a identifié, purifié et synthétisé dans son laboratoire de recherche. Aujourd’hui, Soricimed est une société d’élaboration de médicaments qui compte 10 employés et des bureaux à Sackville et à Moncton au Nouveau-Brunswick.

Le conseiller en technologie industrielle (CTI) du PARI-CNRC, Tim Jackson, accompagne Soricimed depuis ses tout débuts et a vu l’entreprise croitre d’un simple projet de recherche à une entreprise qui a, à ce jour, attiré au total 7,5 millions de dollars en financement public et privé.

Laboratoire de Soricimed et son personnel

Laboratoire de Soricimed et son personnel

Vaste participation du PARI-CNRC

L’une des principales contributions de Tim Jackson au développement de Soricimed a été de mettre ses fondateurs en rapport avec Ken Keirstead, ancien cadre supérieur d’une grande société pharmaceutique qui avait pris sa retraite au Nouveau-Brunswick. À cette époque, M. Stewart avait déjà recruté Paul Gunn comme partenaire. Ce dernier était alors directeur des TI avec d’excellents antécédents de campagnes de financement providentiel. Tim Jackson avait reconnu la nécessité d’obtenir les services de personnes expérimentées dans le domaine pharmaceutique pour guider les efforts d’élaboration de médicaments de cette nouvelle société. Il a donc mis en relation M. Keirstead avec l’entreprise. Ce dernier a établi un plan visant à évaluer le potentiel de la soricidine, a guidé l’entreprise dans sa nouvelle étape de croissance et, en fin de compte, est devenu le premier président et directeur général de l’entreprise.

Pensez mondial, demeurez local

L’un des principaux défis de Soricimed a été sa résistance à quitter Sackville (N. B.). Les partenaires voulaient mettre sur pied une entreprise qui offrirait aux personnes diplômées des universités et des collèges locaux l’occasion de travailler et d’acquérir une expérience sans devoir quitter la région. Étant donné que le secteur pharmaceutique canadien et ses investisseurs se trouvent surtout dans les plus grandes villes du pays, il était difficile d’attirer les investisseurs tout en restant à Sackville. Une aide financière du PARI-CNRC était essentielle afin de donner à l’entreprise l’impulsion dont elle avait besoin et ainsi attirer d’autres sources de financement.

En plus de présenter les partenaires fondateurs à M. Keirstead, Tim Jackson a fourni le soutien technique pour les demandes de financement de Soricimed à la province du Nouveau-Brunswick et à l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. Il a également fait connaitre la société à divers instituts du CNRC que l’entreprise utilise maintenant comme sous-traitants.

Tim et le PARI-CNRC ont été très utiles à sortir la technologie de l’université et à l’intégrer à l’entreprise. Tim a été le principal moteur qui a attiré le personnel chevronné possédant l’expérience que nous n’avions pas.

Paul Gunn
Président et chef de la direction de Soricimed

Résultats encourageants

La recherche effectuée actuellement à Soricimed pourrait donner lieu à une détection beaucoup plus rapide des cancers des ovaires, de la prostate et du sein ainsi qu’à des traitements plus efficaces contre le cancer. Dans des essais comparant la soricidine à d’autres traitements anticancéreux existants, elle s’est révélée beaucoup plus efficace à détruire les cellules cancéreuses et lorsqu’on l’utilisait en combinaison avec des thérapies existantes, elle a permis d’améliorer nettement les résultats.

Ce sont là des résultats très encourageants. Entretemps, la collaboration de l’entreprise avec le PARI-CNRC a déjà permis d’obtenir des succès remarquables :

  • Le processus d’approbation règlementaire est en cours pour les trousses diagnostiques qui permettront de déceler rapidement le cancer des ovaires. Elles pourraient être mises en marché d’ici 18 mois;
  • Les essais des médicaments de traitement du cancer de cette entreprise sur les humains doivent commencer cet été et, si les résultats des essais cliniques correspondent à ceux que l’on a obtenus au cours des essais déjà;
  • Cette année, Soricimed doit également se consacrer à l’essai de venin de musaraigne pour maitriser la douleur, ce qui pourrait devenir une autre source de revenus possible.

Selon Tim Jackson, l’ensemble de sa démarche avec l’entreprise a été une expérience extrêmement enrichissante. « Lorsque quelqu’un à qui vous donnez des conseils est en mesure de quitter l’université et de démarrer une entreprise prospère, vous savez que vous avez accompli quelque chose de bien. Dans ce cas ci, le PARI-CNRC a eu un effet considérable, non seulement sur un chercheur ou une entreprise, mais sans doute sur tous les Canadiens. »

Renseignements : Relations avec les médias
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PARI-CNRC
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