Un producteur de soya canadien cible les consommateurs conscients de leur santé

Le 17 mars 2010— Inkerman (Ontario)

Hendrick Seeds

Les consommateurs sont de plus en plus conscients des effets qu'exerce leur régime alimentaire sur leur santé, et un producteur de soya de l'Ontario tire parti de leurs préoccupations.

David Hendrick, âgé de 60 ans, est un producteur céréalier d'Inkerman, au sud d'Ottawa depuis 20 ans; il est épaulé par sa femme, Carolyn. Mais en 1993, après avoir quitté son poste de cadre supérieur à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), il a eu l'occasion de lancer une entreprise d'exportation de soya vers le Japon. Il a sauté sur l'occasion.

Vue aérienne de la parcelle de recherché de Hendrick Seeds.

« Les Japonais m'ont impressionné par leurs valeurs, leur culture, leur comportement et leurs pratiques commerciales », de déclarer M. Hendrick, qui a souvent rencontré des dignitaires japonais en visite lorsqu'il travaillait à AAC. « J'ai toujours pensé que si l'occasion de me lancer en affaires se présentait, je la saisirais. »

Les Hendrick ont commencé à exporter le soya biologique qu'ils cultivent vers le Japon, où les consommateurs l'utilisent pour produire des denrées à base de tofu, notamment du miso et du lait de soya. Avec l'aide de leur partenaire, Taro Takatsuta, ils ont déterminé quelles étaient les entreprises japonaises qui souhaitaient acquérir des fèves et des graines de soya biologique de grande qualité pour la production d'aliments.

L'image du Canada avec ses eaux pures, son ciel bleu et ses sommets montagneux enneigés plait aux Japonais, d'expliquer M. Hendrick. Comme ils importent près de 90 p. 100 de ce qu'ils mangent, ils comptent sur le soya comme source importante de protéines. « Ils veulent du soya cultivé de façon 100 p. 100 traditionnelle, non génétiquement modifié. C'est ce programme que nous suivons », de dire M. Hendrick.

Au cours des 12 dernières années, les Hendrick ont travaillé avec le même noyau de cinq entreprises qu'ils ont ciblées lors de leur premier voyage au Japon. Cette année, ils expédieront vers le Japon 50 000 tonnes de soya, dont une partie a été cultivée sur leur propre ferme et le reste sur les fermes de 150 autres producteurs avec lesquels ils ont signé des contrats.

Jagdish Kumar, un sélectionneur à l’emploi de Hendrick Seeds.

Cependant, M. Hendrick ne s'est pas contenté d'exporter du soya ordinaire. De concert avec Jagdish Kumar, un phytogénéticien, et le technicien Richard German, il crée une nouvelle gamme de soya riche en isoflavones, un composé semblable à l'estrogène naturel qui agit comme agent anticancéreux.

« J'étais convaincu que si nous voulions faire quelque chose de significatif pour les acheteurs du Japon, nous devions continuellement améliorer la qualité du soya, d'expliquer M. Hendrick. En mangeant du soya qui présente des quantités plus élevées d'isoflavones, le consommateur accroit son niveau de résistance au cancer. »

Cependant, M. Hendrick savait que pour mener un programme de recherche dans une petite ferme familiale, il aurait besoin de plus de ressources que celles dont il disposait. Il s'est donc adressé au Programme d'aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC). Grâce au PARI-CNRC, M. Hendrick a pu payer les salaires de M. Kumar et des techniciens de recherche. Il disposait également des fonds dont il avait besoin pour mettre à l'essai de nouvelles gammes de soya dans les laboratoires de l'Université McGill.

« Cela nous a donné les moyens de poursuivre notre programme de recherche, d'élargir nos variétés et de nous rapprocher de la commercialisation », d'expliquer M. Hendrick au sujet du soutien qu'il a reçu du PARI-CNRC.

La contribution du PARI-CNRC a également permis à Hendrick Seeds de travailler en réseau avec d'autres phytogénéticiens du soya du monde entier et de collaborer avec un phytogénéticien du soya japonais qui a aidé la société à faire progresser son travail.

« Sur le plan financier, c'était critique », déclare M. Hendrick au sujet du soutien du PARI-CNRC. « En outre, et cela était peut-être plus important encore, nous avons eu de la chance : nous avons rencontré un conseiller en technologie industrielle (CTI). »

Le CTI de M. Hendrick, Bob Reichert, a aidé l'entreprise à établir des objectifs et à se concentrer sur ce qu'elle devait faire pour les réaliser.

« Rien ne vaut un coup de main pour vous aider à continuer », de dire M. Hendrick.

Examens des cultures au champ

Aujourd'hui, Hendrick Seeds n'est plus qu'à deux ans de la commercialisation de ses nouvelles gammes de soya et elle est passée d'une entreprise de deux personnes – Carolyn et David Hendrick – à une société qui emploie 22 personnes. Ses ventes ont augmenté pour atteindre un total prévu de 29,6 millions de dollars américains en 2010, en hausse par rapport aux 4,1 millions de dollars américains en 2004. David Hendrick est persuadé qu'il est près de réaliser une percée en créant un produit qui ne se vendra pas seulement au Japon, mais également en Europe et, finalement, au Canada.

« Le soutien du PARI-CNRC était crucial pour le lancement de la recherche sur le soya chez Hendrick Seeds », de poursuivre M. Hendrick. « Ce programme national a rehaussé l'image de l'entreprise aux plans national et international. La recherche visant à relever le profil du soya comme produit nutraceutique n'est pas près de disparaitre. »

Renseignements : Relations avec les médias
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