Relier les entreprises de télécommunications du monde entier

Le 07 juillet 2009— Mount Pearl (Terre-Neuve et-Labrador)

Avalon Microelectronics Inc.

Dans un monde où l’information file autour du globe à la vitesse de la lumière, les entreprises de télécommunications doivent posséder la capacité de relier leurs réseaux optiques. À Mount Pearl (Terre-Neuve-et-Labrador), une petite société de microélectronique canadienne a développé le logiciel perfectionné qui leur permet de faire exactement cela.

Wally Haas, un ingénieur électricien, travaillait dans l’industrie des semiconducteurs à Ottawa depuis dix ans, quand sa femme et lui ont décidé de ramener leur jeune famille à Terre-Neuve, plus près de ses beaux-parents. Mais il n’y avait pas d’industrie de semiconducteurs à St. John’s; M. Haas a donc décidé de créer sa propre entreprise.

M. Haas savait qu’un microcircuit générique appelé FPGA permettrait de répondre au besoin croissant des entreprises de télécommunications de respecter des normes internationales qui réglementent la façon dont elles transmettent leurs signaux optiques. Cependant, le microcircuit ne serait d’aucune utilité à ce marché, à moins qu’il ne contienne un élément central de propriété intellectuelle qui pourrait programmer la puce.

C’est à ce moment qu’Avalon Microelectronics est intervenue.

M. Haas a créé Avalon comme entreprise à propriétaire unique en 2004 pour développer et mettre en marché l’élément central de propriété intellectuelle qu’il avait créé, en l’occurrence une trame de réseau de transport optique de 43 Gbit/seconde. Essentiellement, l’élément fonctionne comme un logiciel et programme le microcircuit FPGA. Lorsque des entreprises achètent et installent le logiciel d’Avalon, leur réseau optique respecte les normes internationales. Lorsque toutes les entreprises se conforment à ces normes, elles peuvent se « parler » entre elles.

En fin de compte, ce lien signifie que les clients d’entreprises de communications – notamment les réseaux téléphoniques et de câblodiffusion – obtiennent des communications Internet plus rapides et plus fiables. Lorsque les clients regardent la télévision haute définition ou appellent leurs amis dans le monde entier au moyen de Skype, leurs connexions sont plus lisses et plus rapides, comportent moins de retard et moins de bruit de fond.

Avant qu’Avalon lance son élément central de propriété intellectuelle normalisé, les entreprises devaient adapter leur propre logiciel. Des services entiers d’entreprises de télécommunications devaient s’y consacrer afin d’être en mesure de répondre à la norme internationale, ce qui imposait un fardeau coûteux aux ressources, mais ne procurait aucun avantage concurrentiel aux entreprises.

« Il était plus difficile pour chacun de s’interconnecter, et cela coûtait très cher, d’expliquer M. Haas. La principale raison pour laquelle les clients d’Avalon achètent notre produit est qu’il leur permet d’épargner de 25 % à 50 % en frais de développement. »

Avec l’aide du Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada (PARI-CNRC), M. Haas a pu effectuer une validation du concept. L’investissement du PARI-CNRC lui a permis de développer l’élément central de propriété intellectuelle, de créer une plateforme de démonstration puis de montrer sa valeur dans les laboratoires des clients potentiels.

« Comme nous avons pu nous servir de la propriété intellectuelle que le financement du PARI-CNRC nous a permis de créer comme levier, nous avons vendu pour près d’un million de dollars de ces logiciels aux clients presque immédiatement – en moins de neuf mois », de déclarer M. Haas.

Au début de 2006, M. Haas s’est constitué en société, et Avalon a commencé à produire le logiciel. Depuis, la société a grandi et compte 20 employés, notamment 4 « expatriés » de Terre-Neuve qui sont revenus dans leur province d’origine.

La collaboration avec le conseiller en technologie industrielle du PARI-CNRC a donné à M. Haas accès à des études de marché qui prévoyaient pour sa propriété intellectuelle un marché plus important que celui qu’il avait ciblé au départ. Il s’est révélé profitable d’essayer d’y percer. Avalon vend à présent à plus d’une douzaine de géants des télécommunications au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Chine, au Japon et en Nouvelle-Zélande. Malgré la récession, l’entreprise embauche toujours et ses recettes, qui au départ augmentaient de 50 % par an, sont toujours sur la pente ascendante.

« S’il y a quelque part dans le monde un jeune entrepreneur qui veut se lancer dans la technologie, il devrait parler au PARI-CNRC », d’affirmer M. Haas, qui est convaincu qu’Avalon n’existerait pas sans le programme. « La foi qu’ils avaient en nous et leur soutien financier nous ont aidés à créer le système de développement, qui, quant à lui, nous a permis de vendre à nos clients, ce qui nous a fait réaliser notre chiffre d’affaires. Nous sommes donc de fervents partisans du PARI-CNRC. »

Renseignements : Relations avec les médias
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PARI-CNRC
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